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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 08:53

Les hirondelles sont arrivées massivement ce week-end du 8 Mai (L'autre écho du Quartier Fluvial)

 

Dans un premier temps elles étaient arrivées le 15 Avril, confrontées à des températures proches de zéro la nuit et en dessous des normales saisonnières le jour, elles étaient aussitôt reparties plus au Sud, en attendant des jours meilleurs.

 

Ce phénomène s’appelle la rétromigration.

 

Mais au fait quelles hirondelles ?

 

En Ile de France on rencontre 3 espèces d’hirondelles :(famille hirundinidés)

L’hirondelle de fenêtre, plutôt urbaine

L’hirondelle rustique, rurale et semi-rurale.

L’hirondelle des rivages, dans les berges des fleuves ou dans les carrières

A ne pas confondre avec les martinets noirs (famille apodidés).

 

 

La plus part des hirondelles sont en déclin.

 

 

Les raisons sont connues et multiples, toutes sont causées par les interactions humaines :

Les pesticides et la suppression des haies et des mares.

La gentrification de l’habitat rural, les matériaux et formes modernes de l’habitat urbain. La destruction des nids.

 

Petit rappel : Les hirondelles et martinets sont intégralement protégées par la loi (individus et habitat/nids) (article L411-1 du code de l’environnement) et leur atteinte est également punie (article L415-3) par une amende pouvant aller jusqu’à 15 000€ et/ou un an de prison.

 

Elles ont parcouru des milliers de kilomètres pour se reproduire chez nous.Cette année sera encore une année difficile car elles ont 3 semaines de retard sur leur cycle biologique.

 

Alors si vous êtes propriétaire d’une maison ou d’une grange, réservez-leur le meilleur accueil, en plus elles portent bonheur!

 

 

 

En savoir plus : (clic)

Site LPO, Ligue de Protection des Oiseaux

Site Oiseau.net

Site vigie nature du muséum

 

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Publié par Marc Jammet - dans Ecologie
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:38

Trois jardins partagés.

 

C’est ce qu’a décidé le Conseil municipal (20 février).

Trois jardins partagés (espaces collectifs ouverts) vont être créés et gérés par l’association La SEVE (Savoirs écologiques et valorisations environnementales) qui recevra une subvention annuelle de 22.500 euros hors taxe.

Cliquez ici pour retrouver la lettre d'informations municipales (en PDF)

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 10:57

La GPS&O offre aux promoteurs

une « compensation écologique ».

 

Créée en 2014 par le Conseil général des Yvelines, cette « compensation écologique » n’a d’autre but que de permettre les opérations immobilières qui auraient été refusées sans cela (Eco-quartier fluvial Mantes-Rosny par exemple).

 

Le principe en est simple: quand il est prouvé que l’opération va aboutir à une perte de biodiversité, le promoteur peut alors se tourner vers le Conseil général et acheter une certaine surface de cette « compensation écologique » pour, soi-disant, recréer « ailleurs » la biodiversité détruite.

 

La GPSEO (communauté urbaine) vient de se rallier au Conseil général.

Celui-ci a étayé son dispositif et créé un groupement d’intérêt public (GIP) auquel pourront adhérer les collectivités.

Ce GIP pourra intervenir et proposer des « compensations écologiques » même dans les zones environnementales protégées.

 

Une démarche de soumission au Conseil général et à son président, Pierre Bédier, malheureusement justifiée par le Vice-président en charge de l’environnement, Eric Roulot (sic)!

 

Cliquez ici pour retrouver la lettre d'informations municipales (en PDF)

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 19:25

C'est la délibération qui a été votée par 42 élus sur 43 lors du Conseil municipal du 23 novembre dernier.

 

Commentaires élogieux (pompeux?): "le verdissement" (si, si ça ne s'invente pas) de 70% de son réseau dans un programme d'actions "territoire à énergie positive pour la croissance verte" (ça ne s'invente pas non plus).

 

Mais pour quoi faire au fait? Une étude destinée à revoir les conditions tarifaires du chauffage urbain!

 

C'est que si la chaufferie "biomasse" n'a jamais apporté les 30% de baisse du coût du chauffage aux locataires du Val-Fourré, le "problème" réside davantage dans la meilleure isolation des logements et des bâtiments desservis.

Du coup, cela devient moins rentable pour la SOMEC (filiale de DALKIA, elle-même détenue à 60% par VEOLIA) qui - baisse de consommations oblige - trouve l'opération de moins en moins rentable.

Et, comme les investissements (60 millions d'euros) sont garantis par la Ville, la majorité municipale cherche une solution - si possible "habillée de vert" même si elle n'en aura que le nom.

Mais le principal n'est-il pas de faire semblant d'y croire?

 

Car à y regarder de plus près, il y aurait beaucoup à dire (et à craindre):

 

Le principe même de la chaufferie biomasse.

La chaufferie biomasse est issue en fait des forêts.

"Bilan carbone neutre" annoncent ses promoteurs parce que le carbone produit par la combustion du bois serait ensuite absorbé par les arbres que l'on replante.

Or, si la forêt française était jusqu'à présent en développement, cela devient de moins en moins vrai avec quelques exemples de forêt détruite de PIERRELATTE (pour être revendue à une centrale biomasse) à GARDANNE où bizarrement Europe Ecologie Les Verts manifeste contre la chaufferie biomasse alors que Décil s'en félicite à Mantes-la-Jolie (voir ci-dessous l'excellent reportage "la forêt française en danger" du fait de la multiplication des centrales et chaufferies biomasse - celle de Mantes-la-Jolie consomme tout de même 32.000 tonnes à l'année) en passant par TOURS où l'arrachage des arbres a provoqué l'effondrement des berges d'un cours d'eau et augmenté les risque d'inondation.

 

Le principe même du réseau enterré.

A Mantes-la-Jolie, celui-ci représente près de 14 kilomètres!

Avec les déperditions de chaleur naturelles au point que l'eau qui y est injectée doit l'être à 160 degrés centigrades pour ressortir autour de 80 degrés une fois arrivée dans les logements.

Ajoutez à cela un réseau vieillissant et toujours mal repéré (malgré quelques études générales) provoquant régulièrement des ruptures de canalisations à répétition comme cela a été le cas dernièrement rue Ronsard (voir l'article du Parisien en lien ci-dessous).

Un réseau de 14 kilomètres réparti en - 94! - sous-stations, elles-mêmes gérées par les bailleurs sociaux, l'hôpital et l'Aqualude.

 

C'est la raison pour laquelle si je n'ai pas voté contre une étude à mener, je n'ai pas participé au vote pour ne pas cautionner ce que je dénonce depuis des années.

 

Je maintiens qu'il est toujours à l'ordre du jour de réfléchir à la proximité entre les sources de chaleur et les consommateurs, réduisant ainsi notamment les déperditions d'énergie dans son transport. Mais là, aucune étude n'est envisagée du côté de la majorité municipale!

Le Parisien. Vendredi 4 décembre 2015

Le Parisien. Vendredi 4 décembre 2015

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 22:22

Réchauffement climatique, épuisement des ressources, droit à l’énergie et réalité des besoins : quels choix se posent pour l’avenir énergétique de l’humanité ? Une équation mêlant réalités techniques et enjeux politiques. 

*Claude Aufort est chercheur, ancien administrateur du CEA.

L’énergie est le « sang » nécessaire au développement des sociétés. Dans les pays industrialisés, elle est incontestablement le socle sur lequel repose le fonctionnement du système technique. Le besoin d’énergie se heurte à des aspects contradictoires de la réalité. Les organisations humaines se développent dans un monde fini, notamment du point de vue des ressources fossiles, les besoins urgents en énergie doivent prendre en compte des contraintes inédites et des risques mal acceptés. Les hommes ont-ils les moyens de sortir de cet étau énergétique ?

 

DEUX ASPECTS CONTRADICTOIRES DE LA RÉALITÉ MONDIALE

D’une part, les conclusions du GIEC affirment avec 95 % de certitude que les activités humaines et les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont responsables du changement climatique.

Les pays signataires du protocole de Kyoto se sont engagés en 1997 à réduire les émissions de GES pour limiter à 2 °C la hausse de la température moyenne du globe d’ici à 2050 ; au-delà de cette valeur, les impacts sur l’environnement et nos sociétés seraient dramatiques et irréversibles.

Cet engagement implique que les pays développés divisent par 4 leurs émissions de GES, en s’engageant dans une stratégie de sortie des énergies fossiles.

D’autre part, la demande énergétique mondiale ne peut qu’augmenter.

L’évolution de la démographie mondiale, la résorption des inégalités énergétiques, l’accès à l’eau douce et à Internet pour tous les peuples, la modification des modes de production pour ne pas aggraver les déséquilibres écologiques terrestres exigeront beaucoup d’énergie.

D’ici à 2050, nous devrons au moins doubler la production d’énergie primaire sur la Terre.

Pour affronter cette contradiction qui menace toutes les organisations humaines, de nombreux scénarios sont étudiés, parfois mis en œuvre.

Ils adoptent comme hypothèse l’une des deux perspectives politiques suivantes :

– accélérer une transition vers un système énergétique indépendant, efficace et fondé sur 100 % d’énergies renouvelables à terme (c’est le cas de la stratégie allemande) ;

– utiliser toute la diversité énergétique en permettant à chaque peuple de déterminer les choix indispensables qui répondent à ses besoins. Examinons ces deux perspectives en débat en allant à l’essentiel¹, et en ayant conscience qu’il s’agit de choix vitaux pour l’avenir de nos petits- enfants.

 

LE PARADOXE, LES ILLUSIONS ET LA RÉALITÉ TECHNIQUE

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Le flux solaire qui atteint la Terre fournit annuellement une quantité d’énergie environ 10 000 fois supérieure à la consommation mondiale. Or, historiquement, les hommes ont toujours manqué d’énergie. Pourquoi ?

 

Un premier paradoxe s’impose pour ce qui concerne l’énergie.

Le flux solaire qui tombe sur la Terre fournit annuellement une quantité d’énergie environ 10 000 fois supérieure à la consommation mondiale.

La vie sur Terre dépend de ce flux.

Le centre de la Terre est aussi une source inépuisable d’énergie sous forme de chaleur.

En plus de l’abondance d’énergie naturelle, Einstein² nous a montré que toute matière est en soi une source d’énergie potentielle.

Dans l’absolu l’énergie est une ressource inépuisable.
 

Or, historiquement, les hommes ont toujours manqué d’énergie.

Pourquoi?

Pour produire une énergie domestiquée utilisable par les hommes, il faut convertir les sources d’énergie naturelle dans la forme d’énergie souhaitée.

Il faut donc que le développement scientifique et technologique invente et exploite des convertisseurs, c’est-à-dire des dispositifs, des techniques et des savoir-faire humains qui assurent le passage d’une forme d’énergie à une autre.

L’histoire authentique de l’énergie est celle des convertisseurs.

 

QUATRE SOURCES NATURELLES D’ÉNERGIE

Les énergies de flux (solaire direct, vent, vagues, courants marins…) utilisent des phénomènes physiques qui ne produisent pas de GES.

Leur principal avantage est leur renouvellement permanent, d’où leur appellation d’énergies renouvelables (EnR).

Mais, elles sont diffuses et cycliques, voire intermittentes.

Alors que pour passer des énergies denses aux énergies diffuses il suffit de laisser faire la nature, le passage inverse impose à l’homme de faire tout le travail de concentration que la nature n’a pas fait.

Et ce passage contre nature a un coût économique important.

Par exemple, dans le domaine de la production d’électricité, le coût du mégawattheure nucléaire est compris entre 50 e t80 €, celui du gaz entre 80 et 120 €, celui de l’éolienon shore 90 et 160 € (supérieur à 180 € pour l’éolien off shore), celui du photovoltaïque supérieur à 280 €.

Par ailleurs, en l’absence de résultat dans la recherche relative au stockage de l’électricité ou de la réalisation de très nombreuses STEP³ là où cela est possible et accepté, leur caractère intermittent sera un obstacle important à leur développement.

 

À la surface de la Terre, la biomasse, l’hydraulique et la géothermie sont tout à la fois plus denses, beaucoup plus régulières et se renouvellent à une vitesse moyenne.

Elles sont considérées comme des EnR.

La place qu’on leur accordera dans le futur dépend de l’effort de recherche qui leur sera consacré et de leur acceptabilité par les populations.

 

Enfin, deux types de source sont issus de l’écorce terrestre.

 

Les plus importantes actuellement (80 % de l’énergie primaire mondiale) sont celles produites par la combustion des hydrocarbures (charbon, pétrole et gaz).

Elles sont denses : 1 kg de gaz naturel produit environ 16 kWh, 12 kWh pour 1 kg de pétrole et entre 4 et 8 kWh pour 1 kg de charbon.

Elles sont transportables et stockables, mais dans des limites qui ne dépassent pas quelques mois de consommation.

Elles ne sont pas renouvelables.

 

Elles sont toutes, à des degrés divers, émettrices de 82 % des GES, le plus important étant le CO2 qui est engendré par le processus physique utilisé : la combustion. Le charbon, la ressource la mieux répartie sur la Terre, la plus abondante du point de vue des réserves, la plus polluante, est le combustible no 1 de la planète.

Face aux besoins, son utilisation ne fait que croître.

Notre avenir dépend donc de deux possibilités : trouver une autre source naturelle capable de le remplacer et/ou engager l’effort de recherche pour réaliser le stockage et la séquestration du CO2 émis lors de sa combustion.

Nous savons déjà que cette seconde solution sera coûteuse et qu’elle pose des problèmes financiers, de connaissances fondamentales et d’éthique.

La quatrième source d’énergie naturelle, celle contenue dans le noyau atomique, est environ 1 million de fois supérieure à celles des énergies fossiles (avec la technologie des surgénérateurs).

Cette densité énergétique permet des stockages pouvant couvrir plusieurs années de consommation électrique, et la quantité d’énergie évaluée qu’elles représentent permet de reculer les risques d’épuisement de un millénaire.

Le retour d’expérience français montre qu’elles sont maîtrisables.

Les processus physiques utilisés ne sont pas producteurs de GES.

Toutefois, deux conditions sont nécessaires pour que tous les avantages de cette source naturelle soient crédibles.

L’effort de recherche technologique sur la génération IV des réacteurs de fission (notamment les surgénérateurs) doit être renforcé pour le court terme, comme celui sur la fusion pour le plus long terme.

Leur développement dépend de leur acceptabilité par la société compte tenu des risques d’accidents graves déjà survenus.

 

LES CONVERTISSEURS ET LE CAS PARTICULIER DE L’ÉLECTRICITÉ

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Les peuples doivent avoir le droit de choisir.

 

Un constat s’impose : c’est une chaîne de convertisseurs qui « crée » la source, et non l’inverse.

Elle lui assure en même temps un débouché.

Sans elle, la source la plus fabuleuse peut rester sans emploi (c’est actuellement le cas de l’énergie nucléaire de fusion : le convertisseur en énergie électrique n’est pas encore opérationnel), tandis qu’un besoin vital peut demeurer insatisfait.

 

Il convient d’accorder une attention particulière à une des énergies domestiquées utilisée : l’électricité.

Elle représente la forme d’énergie la plus efficace, la plus pratique, la plus écologique du point de vue de son transport et de son utilisation.

En plus de ses utilisations énergétiques, elle est aujourd’hui indispensable dans les domaines essentiels de l’information et de la communication (Internet, téléphone…).

Déjà très utilisée dans les transports collectifs, elle a sans doute un avenir prometteur pour les voitures individuelles, sous réserve d’un effort de recherche technologique soutenu.

Le deuxième principe de la thermodynamique4; entraîne un rendement faible du processus de transformation contre nature d’une énergie thermique en énergie mécanique utilisée pour produire l’électricité.

La perte qui s’ensuit ne peut être réduite que par un effort de recherche très important en direction des matériaux résistant à des températures élevées (en application du principe de Carnot).

L’effort de recherche dans tous les domaines est essentiel, nécessaire mais pas suffisant pour desserrer l’étau énergétique dans lequel nous nous trouvons.

Si la technique ne peut pas s’imposer sur une quelconque volonté politique, elle peut en élargir les champs d’action.

La réalité scientifique et technique ne nous laisse pas sans moyens ni sans espoir pour le présent et le futur. Qu’en est-il de la réalité politique ?

 

LES FAITS, LES INTENTIONS… ET LA RÉALITÉ POLITIQUE

 

Compte tenu de ce qui précède, pour disposer de l’énergie là où on en a besoin, au bon moment et correspondant à l’usage que l’on veut en faire, les choix sont multiples.

Ils dépendent de la source naturelle utilisée en fonction de sa densité, de ses possibilités de stockage, de sa disponibilité, de sa régularité, de son caractère renouvelable ou non et de ses émissions toxiques (GES et autres).

Ces choix sont l’affaire de chaque peuple, qui doit les déterminer à partir de sa réalité géographique, scientifique et technologique, géopolitique, économique, sociale et culturelle.

Mais l’enjeu de sortie des combustibles fossiles liée à la limite acceptable du réchauffement climatique impose la nécessité d’une mutation dont on mesure mal les conséquences dans tous les domaines de la vie.

L’action des femmes et des hommes, la politique, doit prendre un nouveau visage, celui de la solidarité, de la coopération et de la démocratie dans une coconstruction permanente qui définira pour chaque peuple les choix technologiques économiques et sociaux qui le feront avancer dans le respect des équilibres naturels de la Terre.

Dans cette perspective, la capacité de régulation des marchés et le rôle des États face à la recherche de compétitivité par les grands groupes multinationaux de l’énergie interrogent.

Plusieurs aspects de la réalité mondiale, européenne et nationale, traités dans le présent numéro de la revue, montrent des constats accablants.

 

CONCLUSION

 

Pour la première fois dans l’histoire, nous avons inventé et introduit des moyens qui peuvent mettre en cause les équilibres humains et terrestres.

Nous fabriquons des corps que la nature n’a pas sélectionnés, nous mettons en cause les équilibres écologiques, le nucléaire peut faire disparaître la vie.

Nous ne pouvons plus considérer aujourd’hui que les actions humaines, scientifiques et techniques d’un coté, politiques de l’autre, sont indépendantes.

Nous avons manifestement commencé à transporter l’imprévisibilité propre aux « affaires des hommes » dans le domaine même que nous pensions régi seulement par le caractère inaltérable des lois de la nature.

Hannah Arendt5considère que nous captons aujourd’hui la nature dans le monde humain.

Les domaines de l’histoire des hommes et de la nature s’interpénètrent maintenant.

La politique étant inhérente à la diversité humaine et à son renouvellement permanent, le problème qui nous est posé est de prendre en compte ce changement anthropologique en inventant de nouveaux rapports entre la nature et les affaires humaines.

C’est un changement de civilisation.

La concurrence, la compétitivité, le marché, le pouvoir d’une élite ne sont plus des évidences synonymes de progrès.

La solidarité, la coopération, la démocratie et le sens des responsabilités individuelles et collectives sont devenus des exigences pour chaque individu sur la Terre.

Ces considérations essaient de mettre en évidence la nécessité d’une réflexion fondamentale sur la nature, la culture et les potentialités intrinsèques de la politique qui n’a jamais auparavant révélé aussi ouvertement sa grandeur et ses dangers.


1 L’auteur de ce texte veut simplement éclairer quelques repères d’une analyse plus complexe qui permettra au lecteur d’accéder à la compréhension de la nature des choses mieux expliquée dans la bibliographie suivante : – Association Sauvons le climat, Éléments pour une politique raisonnée de l’énergie, « Les fiches du conseil scientifique », 2014. – Paul Mathis, l’Énergie, moteur du progrès ?, éditions Quæ, 2014. – André Lebeau, les Horizons terrestres, Gallimard, 2011. – Jean-Marc Jancovici, Changer le monde, Calman-Lévy, 2011.

 
2 Albert Einstein a précisé la relation qui existe entre la masse et l’énergie d’un corps : E = Δmc2 (Δm est la variation de masse et c est la vitesse de la lumière).
 
3 Il s’agit de stations de pompage capables de délivrer des puissances de plusieurs milliers de mégawatts grâce à l’eau retenue dans des réservoirs et déversée au moment voulu sur des turbines. Le barrage de Grand’Maison, dans l’Isère, a cette fonction.
 
4 C’est l’entropie (état de désordre) qui réduit d’environ deux tiers l’énergie électrique produite à partir de l’énergie thermique disponible. Cette loi de la nature a été découverte au XIXe siècle par Sadi Carnot. Rudolf Clausius et Ludwig Boltzmann en ont élaboré ensuite la connaissance théorique.
 
5 Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, 1958, et la Crise de la culture, 1961.
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 00:54

C'est ce qu'a fait savoir l'association pour le retour en régie publique de la gestion de l'eau après sa rencontre avec l'AVL3C.

L'AREP-CAMY contre l'extension de la carrière de Guitrancourt
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Publié par Marc Jammet - dans Ecologie
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 05:53

Repris du blog Coco Magnanville

Publié le 20 Août 2015

Comment dit-on « eau potable » en mexicain ? Réponse : Coca-cola... Cette blague est malheureusement loin d’être une boutade : dans tout le pays, il est plus facile — et souvent moins cher — d’acheter une bouteille de boisson gazeuse que de se procurer de l’eau. Pollution, réseau vétuste, surexploitation des nappes... Etat des lieux.

Mexico, reportage

Le Mexique compte 119 millions d’habitants... dont 12 millions n’ont pas d’accès à l’eau potable. La ville de Mexico est l’exemple le plus frappant de cette situation dramatique : l’agglomération compte 19 millions de personnes, dont 35 % ne sont pas connectées au réseau d’eau, et 1,3 million de personnes n’ont aucun accès a une source d’eau potable..

 

http://cocomagnanville.over-blog.com/2015/08/au-mexique-la-population-manque-d-eau-potable-mais-coca-cola-prospere.html

 

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 07:31

Repris du Blog de "L'autre écho du Quartier Fluvial". 

http://lautreechoduquartierfluvial.over-blog.fr/2015/08/especes-protegees-quelle-protection-17-aout-2015.html

 

De profundis …

 

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition programmée des « Hautes- Garennes » espace naturel + nombreuses espèces remarquables et plus communes qui y demeurent, au profit d’une urbanisation intensive.

 

Par arrêté du 22 Juillet 2015, le préfet des Yvelines à donné l’absolution à l’EPAMSA qui porte le projet « éco quartier Fluvial Mantes-la-Jolie / Rosny-sur -Seine ».

 

Par dérogation à la législation sur les espèces protégées, il a donc autorisé, sous couvert d’intérêt public et à condition de mesures compensatoires minables dont personne n’ira jamais vérifier l’efficacité, la destruction de 200 hectares d’une riche biodiversité.

 

A coup de dossiers racoleurs et d’une communication mensongère l’EPAMSA aura réussi, sans effort, à duper, des fonctionnaires (qui accompagnent les dossiers sans en voir les failles) et des journalistes acculturés qui n’hésitent pas à affirmer « faune et flore seront préservées dans le futur écoquartier ».

 

Les bras m’en tombent ! Il faudrait presque donner une médaille à l’Epamsa tant cet établissement public se glorifie d’être un bienfaiteur de la nature.

 

Que de dommages déjà subis et combien d’autres à venir pour la biodiversité de la vallée alluviale.

 

Ce projet n’est pas un cas isolé, il fait partie d’un vaste programme nommé OIN Seine-Aval.

 

Personne ne semble prendre conscience de la portée de la dégradation de la Vallée et de ses éco systèmes. C’est un terrain de jeu grand comme 2 x Paris intramuros qui est livré aux promoteurs.

 

Un territoire de non-droit où la protection des espèces ne s’applique pas, puisque leur destruction est autorisée automatiquement sous couvert d’intérêt public.

 

Tantôt sur des terres agricoles, tantôt sur des espaces naturels l’étalement urbain se répand telle une marée noire.

 

Ne comptez pas sur moi pour aller ramasser les cadavres.

 

En savoir plus

 

Recueil actes administratifs N° 60

Mantes la Jolie, faune et flore seront préservées dans le futur écoquartier

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 08:25

 

L’autre écho du quartier fluvial vous présente ses

Meilleurs Vœux pour l’année 2015.

 

http://lautreechoduquartierfluvial.over-blog.fr/


Nous  ouvrons la porte de 2015, faisons un bilan rapide de l’année écoulée sur les « Hautes Garennes ».


2014, année charnière :


En Mars,  changement de municipalité à Rosny sur Seine, le projet est désapprouvé par les rosnéens qui le manifestent par leur vote en faveur de l’équipe de Michel Guillamaud.


En Avril : Le conseil municipal de Rosny annule la délibération du 23 Novembre 2010, approuvant le mode de concertation lié à cette ZAC (autant dire un coup d’épée dans l’eau).


3 Octobre: En réunion publique le Maire déclare « l’éco quartier on n’en parle plus ».


6 Octobre. L’entreprise Dunlopillo  quitte Gassicourt libérant 20 hectares. La municipalité de Mantes souhaite y créer une ZAC  de 800 logements avec des commerces et un port de plaisance.


17 Octobre au 15 Novembre ; consultation du public du « dossier de demande de dérogation espèces protégées ».Le dossier présenté souligne ce que nous dénonçons depuis le début : des plans élaborés sans contraintes puis des espèces protégées qui sont révélées par des études plus approfondies .On a beau dire ,on a beau faire, difficile de nous faire croire que ce projet mérite son label éco quartier tant les atteintes à la biodiversité sont nombreuses. Au final  4.3 millions € seront consacrés à compenser  les dommages aux espèces protégées. Est ce bien raisonnable de poursuivre un tel projet ?


21 Octobre ; Du rififi à l’EPAMSA, L’Etablissement Public d’Aménagement de la Seine Aval, sans pilote depuis 6 mois, accueille un nouveau directeur ; Didier Bellier-Ganière. Son premier conseil d’administration sera boycotté, la fronde est  menée par Pierre Bédier déçu de  ne pas avoir obtenu la gouvernance de cet établissement d’état. Dès lors l’EPAMSA  jusqu’ici encensé est accusé de tous les maux.


Novembre : Le Maire de Rosny sur Seine réitère son opposition au projet.

Ce projet dont la réalisation avait été confiée à l’EPAMSA ne semble plus souhaité par les municipalités de Mantes la Jolie et Rosny sur Seine. Peut-on continuer la procédure administrative dans ces conditions ?


Du côté de l’inventaire de la biodiversité des Hautes Garennes, nos connaissances s’affinent au fil des observations de terrain, chaque année de nouvelles espèces sont découvertes.


En attendant l’avis du CNPN * sur le dossier de demande de dérogation de destruction d’espèces protégées, nous faisons le vœu que les porteurs du projet mesurent enfin la valeur écologique de ce lieu et lui trouvent une vocation à la hauteur de ses qualités!

 

*CNPN: Conseil National de la Protection de la Nature

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:00

Ecoquartier fluvial: 4 millions d'euros

et destruction d'espèces protégées

 

C'est ce que nous appris le blog de "L'autre écho du quartier fluvial" (consultable ici: http://lautreechoduquartierfluvial.over-blog.fr/article-demande-de-destruction-especes-protegees_zac-eco-quartier-fluvial-mantes-la-jolie-rosny-sur-seine_co-124884816.html ).

 

eco graduat impact

 

eco photo impact

Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Près de 200 espèces (Flore et faune dont 137 espèces protégées - notamment les oiseaux) seraient ainsi fragilisées pour un projet démentiel (5 à 6.000 logements dont des immeubles pouvant atteindre 7 étages) s'élèvant entre Mantes la Jolie et Rosny dans un terrain comprenant déjà une station d'épuration et un gazoduc type "mer du Nord (celui dont l'explosion avait impacté la stratosphère!). 

Le tout sans création d'emplois, sans répondre aux besoins de logements de notre région (l'idée est d'accueillir les salariés qui accompagneraient les entreprises se délocalisant de la proche banlieue - dixit le maire de Mantes la Jolie) et en accroissant encore les difficultés de circulation.

 

Qui dit espèces protégées dit demande de dérogation. Et l'EPAMSA y a procédé auprès du Ministère du Développement Durable sans publicité. On ne trouvera en effet aucune trace d'information ni dans le bulletin municipal de Mantes la Jolie ni dans celui de Rosny-sur-Seine (dont le Conseil municipal a pourtant voté le retrait du projet).

Une demande de dérogation (puisqu'en principe c'est tout simplement interdit par la loi) qui s'accompagne de mesures compensatoires.

Et puisqu'on ne peut éviter la destruction, ces mesures de compensation vont consister à créer de toutes pièces un autre lieu (sur la commune de Porcheville) pour reconstituer un "éco-environnement" (loin d'être garanti mais le principal n'est-il pas qu'on y croit?) et garanti par ... le Conseil général des Yvelines.

Celui-ci, conscient des obstacles aux nombreux projets immobiliers qu'il prévoit, a trouvé la parade légale.

Il constitue un "réservoir" foncier de compensation dans lequel vont pouvoir piocher allègrement les promoteurs. Une sorte de "taxe carbonne" que les promoteurs immobiliers vont pouvoir règler à prix modique (grâce à nos impôts) pour s'affranchir tout à fait légalement des règles en la matière.

 

La boucle est ainsi bouclée et la concertation boiteuse qui s'est déroulée apparaît pour ce qu'elle est: une parodie de démocratie.

 

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Confiée à un cabinet de communication (Harrys Interactiv), on a ainsi "tiré au sort" les citoyens qui allaient être consultés, on a été jusqu'à indemniser (150 euros la journée) des participants à la consultation qu'on est allé chercher à Paris et à Vernon ... sans jamais évoquer ni la station d'épuration, ni le gazoduc, ni indiquer clairement le nombre de logements sociaux (il est probable d'ailleurs que le Val-Fourré appelé à devenir écoquartier "compte" dans la mixité sociale recherchée) et .. encore moins la destruction prévue d'une zône préservée pour la flore et la faune.

 

La consultation - réelle - demandée par le comité "L'autre écho du quartier fluvial" n'est-il pas plus que jamais d'actualité pour un projet qui va engager à la fois l'avenir des deux communes (et singulièrement celle de Rosny-sur-Seine qui, en continuité urbaine avec Mantes-la-Jolie y perdrait bien vite ce qu'il lui reste d'autonomie - l'histoire locale nous l'enseigne) et leurs finances locales sont à ce point engagées?


Pour participer à la consultation (jusqu'au 15 novembre) ==> http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/mantes-la-jolie-et-rosny-sur-seine-a2060.html

 

Vous trouverez également ci-dessous:

- L'avis que j'ai émis aujourd'hui (je tiens à remercier les militants écologistes - les vrais - qui m'y ont grandement aidé)

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- La liste des espèces menacées.

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- Le coût de ces mesures.

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- La conjoncture actuelle en matière d'environnement: en 30 ans, 420 millions d'oiseaux ont disparu en Europe.

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