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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 07:43

Quatre séjours de vacances.

 

Mi-juillet les quatre CVS (Centre de Vie Sociale) vont organiser chacun un séjour d’une petite semaine de vacances respectivement à Merville-Franceville (CVS Gassicourt), à Champaubert (CVS Peintres-Médecins), à Pierrefitte-en-Auge (CVS Aimé Césaire) et à Criel-sur-Mer (CVS Les Garennes).

Ces voyages ne concerneront en tout que 138 personnes. Il en coûtera aux familles entre 49 et 53 euros par personne.

 

Quatre séjours de vacances.
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 08:40

Nouveaux tarifs pour

les repas des seniors.

 

Le service de portage de repas pour les seniors prévoyait une formule midi à 5 composantes et une formule soir à 4 composantes.

 

La formule « soir » va être décomposée en « soir 1 » avec 4 composantes, « soir 2 » avec 3 composantes et « soir 3 » avec 2 composantes.

 

Une formule « soir » dont le prix va donc varier et qui, selon la majorité municipale, devrait amener de nouvelles commandes pour les séniors qui trouvaient les repas trop copieux.

 

Trop copieux ou trop chers?

 

Nouveaux tarifs pour  les repas des seniors.
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 00:58
"Plus que jamais on a besoin de lien social" ...

Une expérience de médiation nomade menée depuis des années par Yazid KHERFI, bien connu à Mantes-la-Jolie, auteur de "Repris de justesse" et, pourtant, toujours ignoré par les élus locaux "qui décident" ...

 

Et pourtant son action - et les actions qu'il appelle - seraient bien plus utiles que le million d'euros gaspillé chaque année en vidéosurveillance à Mantes-la-Jolie.

 

Petite vidéo à voir et à faire partager.

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Publié par Marc Jammet - dans Mantes la Jolie Social
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 08:18

Transport des sans-papiers : le curé de Chelles interpelle Pécresse

Chelles, lundi. Philippe de Kergorlay, le curé de Chelles, a adressé une lettre ouverte à Valérie Pécresse lui demandant de réinstaurer l’aide au transport des sans papiers, qu’elle vient de supprimer.
Chelles, lundi. Philippe de Kergorlay, le curé de Chelles, a adressé une lettre ouverte à Valérie Pécresse lui demandant de réinstaurer l’aide au transport des sans papiers, qu’elle vient de supprimer. (LP/G.P.)

 

A qui est destiné le premier « cadeau » de la nouvelle présidente de la région, Valérie Pécresse ?

« Aux proxénètes et aux dealeurs », si l’on en croit le père Philippe de Kergorlay, qui officie depuis huit ans à la paroisse de Chelles.

Ce dernier s’est fendu le weekend dernier d’une lettre ouverte lui demandant de revenir sur l’une de ses premières décisions en tant que présidente du conseil régional, qui est aussi l’une des plus emblématiques de sa campagne : la suppression de la réduction de 75 % sur le forfait Solidarités Transport, dont bénéficiaient depuis 2004 plus de 110 000 personnes en situation irrégulière.

 

« Ces personnes sont parmi les plus pauvres de notre société.

Les procédures (de régularisation, NDLR) sont devenues aujourd’hui complexes et interminables et obligent à de multiples démarches.

Leurs logements de misère en grande banlieue sont souvent loin de toutes ressources. […]

Priver les plus misérables de toute aide pour le transport, c’est, dans la pratique, les priver de toute aide alimentaire, de tout accès aux droits les plus élémentaires », écrit le prêtre, qui assiste depuis plus de vingt ans les sans-papiers, et précise à leur endroit que « la plupart d’entre eux sont en cours de régularisation ».

 

Le curé estime en outre que cette mesure est une « fausse économie : l’incapacité de se déplacer entraînera une dégradation de l’accès aux soins, ce qui à terme pèsera sur les comptes des hôpitaux ».

Enfin, cette mesure visant directement le portefeuille de personnes « se trouvant dans une extrême précarité », il craint qu’elle ne pousse certains d’entre eux « dans les bras des dealeurs et des proxénètes ».

 

Pas de quoi attendrir Stéphane Beaudet (LR), vice-président chargé des transports au conseil régional, qui reste convaincu que la suppression de cette aide est une « mesure de justice sociale et d’équité » pour laquelle la majorité de droite et du centre a trouvé des alliés dans les rangs du Front national.

 

Une économie de 50 M€ pour la région ? Pas sûr…

 

En supprimant cette aide aux transports versée par le conseil régional, Valérie Pécresse affirme qu’elle va réaliser « 40 à 50 M€ d’économies ».

Un chiffre basé sur « un calcul un peu simpliste », d’après Pierre Serne (EELV), ancien vice-président chargé des transports.

« Ce qui a été voté la semaine dernière, c’est la suppression de l’aide de 25 % du conseil régional, dont le coût s’élève à 14 M€ ». Une aide qui s’ajoute à celle de 50 %, prise en charge par le Stif, et qui devrait être supprimée lors du prochain conseil d’administration, à la mi-février.

Si on additionne les deux, on arrive effectivement à la somme de 42 M€.

 

« Mais la légalité de la suppression de cette réduction de 50 % est contestée », rappelle Pierre Serne, car elle s’inscrit dans le cadre de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains), qui impose la création de tarifs sociaux pour les personnes les plus démunies, tel que le Forfait solidarité transports.

Par ailleurs, « Valérie Pécresse part du principe que les 117 000 personnes en situation irrégulière bénéficiaires de la réduction à 75 % vont se mettre à payer plein pot, ce qui est totalement illusoire vu la précarité dans laquelle elles vivent. »

 

G.P.

 

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 20:37

Où l'on pourra juger du sérieux de la nouvelle Présidente du Conseil Régional d'Ile de France qui comptent sur "ceux qui veulent customiser leur plaque" pour aider les jeunes à passer leur permis.

 

Plus social, tu meurs non? Surtout si l'on prend en compte que la première décision de la même dame a été de supprimer les aides au transport pour les sans-papiers ...

 

Voir ci-dessous l'article publié le 27 janvier dernier ainsi que l'article que j'y avais déjà consacré le soir même le 25 janvier.

Le Parisien. Des plaques personnalisées pour aider les jeunes à passer leur permis?
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 06:15

Que n'entend-on pas depuis hier dans tous nos médias parce qu'un DRH s'est fait arracher sa chemise - au point que l'AFP en arrive à passer d'une rubrique "sociale" à "guerre"?

 

Parce qu'enfin de quoi s'agit-il ? D'une direction qui propose aux salariés soit de travailler davantage gratuitement ou d'accepter plusieurs centaines de licenciements! Autrement dit de tresser eux-mêmes la corde qui va les pendre.

Le tout soutenu par un gouvernement qui se dit encore de gauche pour mieux masquer les repères.

 

Un même gouvernement qui condamne maintenant les salariés à l'unisson de la droite et d'un syndicat CFDT croupion.

 

La colère des salariés est légitime.

 

Elle a un mérite, c'est qu'elle montre qu'on n'insulte pas impunément l'avenir des salariés et de leurs familles.

 

Et non seulement je comprends cette colère mais je la partage.

LA VIOLENCE C'EST AIR FRANCE
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Publié par Marc Jammet - dans Social
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 21:58

"Laissez-nous tranquilles" se répand Mr GATTAZ, patron des patrons avec l'appui franc et massif de la droite mais aussi du gouvernement socialiste.

A l'entendre les règlements, le code du travail freineraient la liberté de créer des emplois.

 

Et pourtant il y aurait de quoi réfléchir justement sur ces réglementations ...

 

Wolkswagen est l'exemple type! L'entreprise a violé sciemment une de ces règlementations pour mieux s'enrichir au détriment de la santé des personnes. Comme l'avait fait précedemment une autre entreprise de l'agro-alimentaire remplaçant - dans un circuit financier douteux - la viande des raviolis par de la viande des chevaux des pays de l'est à la suite de la fermeture des hypodromes, crise capitaliste oblige.

 

En fait, si les règlementations sont aussi diverses, si le code du travail est aussi fourni, c'est que depuis des centaines d'années, les grands possédants ont menti, sacrifié sans état d'âme la santé de leurs salariés et de "leurs clients" et qu'il a bien fallu se prémunir des excès, protéger les salariés - à coups de mouvements sociaux successifs!

 

Car ce que Monsieur GATTAZ nous présente comme moderne, ce que le parti socialiste qualifie "d'évolution de société", c'est bien le retour au capitalisme sauvage. 

 

Et ça ça a un peu plus de 200 ans. Cela s'appelait la loi LE CHAPELIER promulguée le 14 juin 1791.

 

Cette loi est connue comme donnant primauté au patron devant l'ouvrier devant toute requête en justice.

C'était aussi l'interdiction des corporations et des syndicats ouvriers.

Et c'était aussi moins d'une année plus tard, avec le décret du 18 août 1792, la dissolution de l'université et des facultés de médecine, au nom du libre exercice de la médecine sans qu'il soit nécessaire d'avoir fait des études médicales ou d'avoir un dipîome.

 

Cela ne vous rappelle pas "la concurrence libre et non faussée" d'un certain traité constitutionnel après la création d'une certaine monnaie unique instauré par le traité de Maastricht?

 

Ces gens là sont des voleurs et des tricheurs.

Rien ne sert de vouloir les convaincre du bien-fondé des besoins des sociétés car ils s'en moquent royalement.

 

Leur intérêt est tout simplement contraire au nôtre, à celui de l'immense majorité de la population.

 

Et si jusqu'à la direction nationale du PCF on a oublié la lutte de classes, eux NON. 

C'est aussi le cas d'un grand nombre de communistes qui refusent l'amnésie politique. Et c'est heureux.

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Publié par Marc Jammet - dans Social
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:30

La mesure (illégale) avait déjà été prise par plusieurs maires de droite et du Front national. Elle l'est maintenant par un maire Europe-Ecologie-Les Verts.

 

Comme quoi quand on refuse de s'attaquer aux racines du mal (le capitalisme) on parvient toujours au même point ... de honte!

Ouest-France. Seine-Saint-Denis. Une commune prive de cantine les enfants de chômeurs

Pour des raisons économiques, le maire de l'Ile-Saint-Denis a restreint l'accès de la cantine aux enfants de chômeurs. Une mesure qui a provoqué la colère de certains parents.

Suite à une décision du maire écologiste de l’Ile-Saint-Denis, Michel Bourgain (EELV), les enfants de chômeurs devront obtenir une dérogation pour manger à la cantine scolaire de la commune.

Dans les faits, la municipalité fixe désormais des priorités d'accès à la cantine scolaire pour les enfants de parents qui travaillent et qui, de ce fait, n'auraient pas la possibilité de prendre en charge le repas du midi rapporte l'ExpressRTL précise qu'à ce jour, les 140 dérogations déposées en ce sens (à la mairie) ont toutes été acceptées.

Une mesure utile selon la municipalité

Face à cette décision, Mathilde Rembert, la porte-parole du collectif cantine (qui regroupe de parents résidents de la commune), monte au créneau. Interrogée par le quotidien, elle affirme : « Si vous vous présentez en mairie pour inscrire votre enfant à la cantine sans bulletin de salaire, on vous renvoie chez vous. » Si la mairie souligne qu'elle accepte toutes les dérogations, cette dernière considère que « les parents les moins éduqués, ou ceux qui ne parlent pas bien le français, n'osent pas faire cette démarche ».

D'après un sondage du même collectif, seuls 7 % des parents dont les enfants n'auraient pas accès à la cantine, en feraient la demande pour les y admettre. La mairie, qui justifie sa mesure en invoquant des considérations économiques, n'a pas les mêmes chiffres. Celle-ci estime que si elle ne restreignait pas l'accès à la cantine scolaire 70 % des élèves viendraient y déjeuner, contre 50 à 55 % actuellement. Preuve, selon elle, que la dérogation est efficace.

Une pratique illégale ?

Si la bataille de chiffres n'est pas prête de s'achever, la loi pourrait mettre un terme à la situation.RTL souligne que la commune de Seine-Saint-Denis est dans l'illégalité puisque depuis le 11 mars 2015, une loi garantissant l'accès pour tous à la restauration scolaire a été adoptée. 

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Publié par Marc Jammet - dans EPINGLE(E) Social
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:21

Communiqué de la section de Mantes-la-Jolie du PCF

 

C’est ce qui risque de se produire, dès le mois de septembre 2015, avec la réforme des centres de PMI que vient d’annoncer Pierre Bédier.

Sous prétexte d’améliorer l’accueil des familles et la prévention, la droite départementale (LR ex UMP, UDI et Modem) prévoit – de fait – la réduction du nombre de centres de protection maternelle et infantile pour réaliser des économies sur le dos des familles qui en ont le plus besoin.

 

La déclaration de Pierre Bédier à ce sujet ne prête pas à confusion : « nous devons faire des économies jusque dans le cœur de notre mission d’action sociale dont les PMI font partie ».

 

POUR LES COMMUNISTES,

CETTE REFORME N’EST PAS ACCEPTABLE.

 

  • S’il est vrai que les conseils départementaux – comme toutes les collectivités territoriales – sont frappés par la cure d’austérité imposée par le gouvernement actuel, ce n’est pas en s’y soumettant docilement et en l’accompagnant que l’on résoudra quoi que ce soit.

Encore mois en affaiblissant le maillage territorial de l’action sociale !

 

  • Au contraire c’est à partir des besoins de la population qu’il faut envisager les actions : la modernisation des accueils et l’élargissement de leurs ouvertures, le renforcement des consultations, des suivis et le développement de la proximité dans les services rendus.

Cela passe par le recrutement des personnels supplémentaires qui sera nécessaire.

Cela passe par des moyens supplémentaires que le Conseil départemental doit exiger de l’Etat plutôt que d’accompagner ce dernier dans sa politique d’assèchement des finances publiques pour offrir toujours plus de cadeaux au patronat.

 

Dimanche 14 juin 2015,

La section de Mantes-la-Jolie du PCF.

DEPARTEMENT DES YVELINES.  PMI menacées

Cliquez ici pour retrouver le fichier PDF

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Publié par Marc Jammet - dans Social Yvelines
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 08:33
Repris du blog de Roger Colombier (voir en lien)

En 2012, l’espérance de vie des Français baissait.  Les « grands » médias ont préféré s’abstenir d’informer sur ce phénomène historique. Il ne fait pourtant que commencer et nous affectera, à des degrés divers. Les décisions prises aujourd’hui, loin de l’enrayer, vont aggraver sérieusement le recul de la longévité française.

Et pourtant, la pensée unique capitaliste nous ordonne de retarder toujours plus l'âge de départ à la retraite, rogne sur les droits conquis par la classe ouvrière pour mieux vivre, fait exploser notre système de santé publique ainsi que la Sécurité sociale.

Un article de Benoit Delrue, en lien pour le lire en totalité:

L'espérance de  « a marqué le pas en 2012 ». Jamais à court d’euphémismes pour réduire la portée des faits qui ne rentrent pas dans ses cases préétablies, l’Insee présente ainsi la baisse historique de l’espérance de vie française. Et encore, la figure de style ne peut être lue que dans son commentaire des résultats de l’année 2013, qui voit un léger mieux. L’institut national de la statistique et des études économiques s’était bien gardé de commenter publiquement ces chiffres quand ils ont été découverts un an plus tôt ; notre gouvernement et nos « grands » médias, de relayer l’information.

Après une hausse continue depuis qu’elle est mesurée, l’espérance de vie des hommes de 60 ans est passée cette année de 22,7 à 22,6 ans. Celle des femmes du même âge, de 27,4 à 27,2 ans. A la naissance, on leur pronostiquait 84,8 ans à vivre, contre 85 années en 2011. La différence n’est pas grande, elle peut même paraître négligeable pour le profane ; en réalité, elle marque une évolution sensible, qui tranche avec tout ce qui avait été constaté jusqu’alors.(...)

Conquêtes ouvrières et santé publique

Le travail des enfants, omniprésent, ne prend fin qu’après la loi du 2 novembre 1892 et l’interdiction stricte d’employer des garçons et des filles de moins de douze ans. Jusqu’à 18 ans, le temps de travail hebdomadaire est limité à 60 heures par le même texte législatif, qui sera appliqué sporadiquement dans ses premières années. C’est néanmoins une première victoire d’envergure pour des syndicats naissants, qui se rassemblent en 1895 sous la bannière de la Confédération générale du travail (CGT). Dès lors, les ouvriers se battent pour la journée de 8 heures, à une époque où la plupart d’entre eux effectuent douze heures de travail journalier à un rythme éreintant. De nombreuses grèves, mobilisations générales et interruptions de la production sont nécessaires pour que le grand patronat – et ses délégués politiques – accepte de céder à cette revendication, synonyme de manque à gagner important. Il faut attendre 1946 pour que la semaine de 40 heures rentre définitivement dans la loi française ; néanmoins les besoins de main d’œuvre dans la reconstruction du pays et les repères culturels font que les employés travaillent bien au-delà, avec une majoration pour leurs heures supplémentaires. Ce n’est qu’en 1963 que le temps de travail hebdomadaire décline réellement. Le temps de travail annuel, lui, avait déjà bien baissé. Revendiqués à partir de 1926 par la CGT, les congés payés sont institués par le Front populaire à l’été 1936, suite à la grève générale qui a vu les premières occupations d’usine. Deux semaines par an, les employés peuvent se reposer tout en gardant leur paye ; c’est une évolution nette pour la capacité à recouvrer ses forces, pour la santé des Français.

A la Libération, le Parti communiste français est la première force politique tandis que la CGT revendique 5 millions et demi d’adhérents, soit un salarié sur deux. Les nationalisations massives, permises par l’expropriation des grands capitalistes qui ont collaboré activement avec l’envahisseur hitlérien, permettent d’instaurer dans les grandes entreprises contrôlées publiquement un rythme de travail moins pénible, et des règles plus protectrices pour les travailleurs. Les fonctionnaires et agents publics sont embauchés massivement, réduisant de facto la charge de travail pesant sur chaque salarié.

C’est à la même époque, au sortir de la seconde guerre mondiale, que la santé publique moderne est instaurée en France. Le gouvernement provisoire, constitué en partie de communistes, va substituer au système d’assurances sociales éclatées, un régime de sécurité sociale universel. L’assurance maladie permet à tous les salariés d’arrêter le travail, en touchant des indemnités pour absence sur le poste en cas de santé défaillante, ce qui réduit sensiblement les risques d’infection dans les entreprises. L’assurance vieillesse donne aux vieux une retraite, assurée directement par les salariés actifs, ce qui donne droit à des jours heureux à l’âge mûr – au lieu de l’épuisement fatal dû au maintien acharné en activité. Les accidents du travail sont reconnus et le patronat est tenu de les prendre en charge ; pour s’éviter ces dépenses supplémentaires, il est contraint d’améliorer la sécurité en entreprise. La consultation des médecins, même spécialistes, et l’achat de médicaments prescrits deviennent remboursés. Cette structure nouvelle, fonctionnant par la solidarité nationale, va remarquablement réduire les maladies en nombre et en gravité, et donc allonger formidablement l’espérance de vie.

Le temps de travail repart à la hausse

(...) Néanmoins, ce long processus de progrès social réalisé aux 19ème et 20èmesiècles s’est fragilisé, jusqu’à devenir inopérant.

Ce reflux s’explique par des raisons structurelles : la conscience de classe s’est perdue chez les Français avec la tertiarisation, la division syndicale a rendu les luttes morcelées et peu combatives, le chômage très élevé achève les velléités de lutte salariale au sein des entreprises. Organisées par et pour la haute bourgeoisie, classe sociale des grands propriétaires de capitaux, ces conditions nouvelles lui permettent de revenir sur ce qu’elle avait cédé à la classe ouvrière sans jamais le digérer. La réduction du temps de travail, en heures dans la semaine, en semaines dans l’année ou en années dans la vie, représente un manque à gagner inacceptable pour le grand patronat. La santé publique, parce qu’elle prive un secteur économique entier de la soumission aux règles du marché et de la génération de profits, n’est pas non plus envisagée dans l’idéal de « libertés » pour lequel militent les multimilliardaires. (...)

A contre-courant des considérations abstraites, l’espérance de vie est un phénomène socio-économique résultant de facteurs spécifiques. Ce n’est donc pas une surprise si elle a baissé en 2012, stagne depuis, et risque de connaître bientôt une diminution continue. L’augmentation du temps de travail et le renoncement aux soins vont finir par atrophier sérieusement la santé des Français, précisément ceux qui appartiennent à la classe ouvrière contemporaine – celle qui subit des pressions au travail dans les magasins, les centres d’appel, les administrations ou qui se trouve privée d’emploi. C’est le prix à payer de notre époque, dont l’idéologie dominante ne rencontre pas de résistance dans la population. Pour imposer un idéal profitable exclusivement aux plus riches, nos dirigeants sacrifient notre longévité. Avec le consentement général.

Espérance de vie en baisse : pourquoi les Français mourront plus tôt
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Publié par Marc Jammet - dans Social
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