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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 14:18

Je me permets de vous donner à voir la dernière édition en date de l'opinion des communistes.

Ce journal sera bientôt distribué sur les marchés de notre région ainsi que dans les boites aux lettres.

Au menu: 

La lutte contre la loi travail et la nécessité de créer un nouveau rapport de forces avec le patronat ==> pages 1 & 4

Le NON britannique à l’Union Européenne ==> page 1

Dunlopillo. Reprise ou nouvelle illusion? ==> page 2

Les brèves: Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie, Limay. ==> page 2

Magnanville. Un double meurtre abject ==> page 4

Déclaration de la section. GPSO ou pas. Jamais avec la droite! ==> page 4

 

Mantes-la-Jolie. L'OPINION DES COMMUNISTES
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 20:50

Je me permets de vous donner à voir ma letre d'informations municipales (numéro 105) accompagnée du tract des communistes sur les Fonds publics et Dunlopillo.

 

Conseil municipal du 11 avril 2016.

Du droit d’être informés et consultés

 

Le dernier Conseil municipal a donné une image désolante de la démocratie avec un maire aboyant tout au long de la soirée que « le public n’avait pas la parole » assorti d’élus de la majorité s’arrogeant le droit de ne pas lire l’intégralité des délibérations qui étaient pourtant soumises au vote.

 

C’est ainsi que la majorité de droite a fait voter officiellement « une baisse des impôts » alors que ceux-ci augmenteront pour tous les Mantais (voir au verso), a lancé un avant projet de consultations (à minima) sur le restructuration du Centre commercial principal (secteur Bretonneau-Clémenceau) qui va comporter de nouvelles constructions privées en plein Val-Fourré (que la majorité disait pourtant vouloir dé-densifier il y a quelques années pour mieux détruire les logements sociaux) ou réclamer des subventions pour l’agrandissement de l’Ecole Uderzo qui devrait attendre 600 élèves au détriment des écoles de proximité.

 

C’est que la démocratie n’a pas le même sens pour tous.

 

Le Conseil municipal pour les progressistes devrait une instance de débat et de respect des différences, pour la majorité de droite, elle n’est que le passage obligé pour respecter la loi.

 

Et ce n’est, malheureusement, pas un cas isolé.

 

Au nom de la démocratie « participative » n’avait-on pas fait participer au débat sur l’Ecoquartier fluvial des « tout nouveaux citoyens » de Vernon et de Paris … rémunérés 150 euros?

Le gouvernement n’a-t-il pas imposé la fusion des régions en demandant maintenant aux citoyens … « d’en choisir le nom par référendum »?

Pierre Bédier et Eric Roulot n’ont-ils pas annoncé il y a un an (comme par hasard au moment des élections cantonales) qu’ils venaient de sauver Dunlopillo à coups de fonds publics alors que celui-ci n’a jamais été aussi près du gouffre (voir tract des communistes joint à cet envoi)?

 

Il y a ceux qui se résignent. Et il y a ceux qui, aux positions opportunistes, préfèrent le courage politique même quand ils savent être « à contre-courant des idées dominantes ».

 

Ce sont toujours ces derniers qui ont marqué l’Histoire.

 

Bien à vous,

 

Marc JAMMET

 

 

Dimanche 1° mai à Mantes-la-Jolie. Le muguet des communistes

Comme chaque année, dimanche matin, les communistes  vous proposeront de les soutenir financièrement en achetant leur muguet dans les deux points de vente qu’ils organisent au Centre commercial principal du Val-Fourré(devant le café Chez Michel) et au Centre commercial ZAC Henri IV (à côté de la boulangerie).

 

Pour les communistes de Mantes-la-Jolie, leur financement est clair: les cotisations de leurs adhérents et votre soutien.

 

 

 Budget municipal.

Le maire baisse les impôts locaux pour mieux les augmenter aussitôt

 Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas connu ça à Mantes-la-Jolie:

le maire a demandé au Conseil municipal d'annuler la délibération du 14 décembre 2015 pour pouvoir baisser les taux d'imposition (qui passeront pour la taxe d'habitation de 19,20 à 17,81%).

 

Une décision qui n'entraînera pourtant aucune baisse d'impôts pour les Mantais puisque la taxe d'habitation votée par la Communauté urbaine passe, elle, de 6,23 % (imposition CAMY) à 7,62% (soit 22% de hausse).

 

C'est que, pour la première année "de transition", la majorité de "droite-gauche" de la nouvelle communauté urbaine a tenté d'éviter les levées de bouclier qu'elle attendait sur les augmentations d'impôts. Elle a donc décidé que chaque commune baisserait le taux de sa taxe d'habitation de la même valeur de celle de l'augmentation due à la communauté urbaine.

Mieux, elle a même décidé qu'elle rembourserait à la commune le manque à gagner (850.000 euros pour Mantes-la-Jolie) par une augmentation de l'attribution de compensation versée aux communes.

 

Première petite satisfaction due à n'en pas douter à l'opposition qui commence à se faire jour contre cette communauté urbaine mais qui risque de rester provisoire si l'on n'y prend garde.

 

En effet, 

- les impôts locaux des Mantais augmenteront moins que prévus mais ils augmenteront néanmoins du fait de l'augmentation des bases décidées par l'Etat (c'est sur ces bases que s'appliquent les pourcentages), du fait également de l'augmentation de ... 66% ... de la part départementale alors que la moitié des PMI yvelinoises vont être fermées.)

- Cette "neutralité fiscale" qui n'en a que le nom risque bien d'être battue en brèche dès l'année prochaine puisque la Communauté urbaine prévoit déjà (Débat d'orientations budgétaires) de diminuer l'attibution des compensations aux communes (qu'elle vient d'augmenter), de "lisser" la taxe sur les ordures ménagères et le prix de l'eau sur tout le territoire de la nouvelle "Grand Paris - Seine & Oise"

 

« Nuit debout » est arrivée à Mantes-la-Jolie.

Donner de la voix plutôt que de la donner aux autres.

 

Démarrée Place de La République à Paris en opposition  la loi travail dite El KOMRI, l’initiative fait tâche d’huile et a pris racine depuis le week-end dernier à Mantes-la-Jolie.

 

Une initiative qui se fixe comme but et moyen la prise de parole des citoyens. Plusieurs centaines de Mantais, jeunes et moins jeunes, y ont déjà participé.

 

Une prise de parole en public d’abord difficile, hésitante et puis on s’aperçoit très vite que même si les citoyens n’en ont pas l’habitude, ils ont beaucoup à dire.

 

Pour ma part, je reviendrai pour écouter et j’invite les Mantais à y participer.

Prochaines nuit debout. Samedi 22 avril à 19h30 Place Paul Bert à Mantes-la-Jolie. Dimanche 23 avril à 19h30 quartier des Merisiers à Mantes-la-Ville.

 

Lettre d'informations municipales numéro 105.
Lettre d'informations municipales numéro 105.
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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 07:10
DUNLOPILLO.  OÙ SONT PASSÉS LES FONDS PUBLICS?
DUNLOPILLO.  OÙ SONT PASSÉS LES FONDS PUBLICS?

Je me permets de vous donner à voir l'expression de la section de Mantes-la-Jolie (Canton) du PCF sur Dunlopillo que les communistes vont distribuer sur les marchés de Mantes-la-Jolie et Mantes-la-Ville.

 

Le 13 février 2015, en pleine campagne électorale, Pierre Bédier et Eric Roulot - tous deux candidats - annonçaient triomphalement un protocole d’accord « pour maintenir l’activité industrielle et les emplois de l’entreprise Dunlopillo à Limay et à Porcheville ».

 

A la clef, 10 millions d’euros de fonds publics!

Depuis, il s’est passé un an. Le propriétaire de Dunlopillo, le groupe Cauval, a été placé en redressement judiciaire et, déjà, les groupes pri- vés prédateurs sont sur les rangs pour dépecer ce qui peut l’être encore.

 

    Où sont passés les fonds publics?

En 2015, le groupe a ainsi perçu 6 millions d’euros pour le rachat par le département des Yvelines des terrains de Mantes-la-Jolie (le même dé- partement prenant à sa charge la dépollution des terrains estimée à                500.000 euros) mais aussi, indirectement, l’achat (toujours par le département) d’un site à Porcheville que Cauval refusait d’acheter lui-même (3,5 millions d’euros).

Un an après cet « accord historique », le groupe Cauval a été mis en redressement judiciaire.

 

==> En 2012, il a perçu 8 millions d’euros de l’assurance après l’incendie de l’entreprise. En 2015, il a perçu 6 millions d’euros pour l’achat des terrains de Mantes-la-Jolie et, … en novembre, il ouvrait une deuxième usine en Chine (en joint-venture).

===> Le groupe s’était engagé à construire, fin 2016, un bâtiment neuf de 3.500 m2 accueillant plus de 200 salariés à Limay, il devait aussi louer le site de Porcheville (acquis par le département) …

Non seulement il n’en a rien fait mais il doit aujourd’hui 55 millions d’euros de cotisations sociales (qu’il a pourtant prélevées sur la paie des salariés).

 

L’illusion d’éventuels repreneurs

 

Qu’à cela ne tienne, le groupe Cauval annonce maintenant que dix repreneurs se bousculent: du groupe Aquinos (qui se verrait bien approvisionner Cauval en matière première) au fonds d’investissement Perceva (Traiteur Dalloyeau, Monceau-Fleurs, lingerie Variance et Lou) en passant par le groupe Steinhoff (Conforama).

La proposition présentée la plus avantageuse est … de licencier 25% du personnel du Cauval!

Et encore, à condition que de nouveaux fonds publics leur soient alloués … avant qu’ils ne repartent vers « d’autres aventures industrielles »?

 

Un audit sur l’utilisation des fonds publics

Soit les pouvoirs publics (Gouvernement avec le Crédit-Impôt-Compétitivité - non rendu public pour le groupe, le Département des Yvelines avec déjà 10 millions d’euros) continuent de financer la casse sans jamais demander aucun compte soit ils s’engagent réellement dans la défense des emplois et des salariés.

 Les communistes réclament un audit sur l’utilisation des fonds publics par Cauval.

 

¨ Où est passé l’argent de l’assurance (8 millions)?

¨ Que sont devenus les 10 millions du Conseil départemental et celui-ci peut-il rester silencieux alors qu’il vient d’augmenter les impôts de 66% et fermer la moitié des PMI des Yvelines soi-disant pour motifs budgétaires?

 

Cauval doit rendre des comptes et, le cas échéant, être tenu de rembourser les fonds publics perçus.

 

Un vrai plan de relance

 

Alors que les dix repreneurs « qui se bousculent au portillon » ne vont pas tarder à demander de nouveaux fonds publics au nom de la défense de l’emploi, ils n’ont visiblement qu’un but: profiter de la situation - qui pour s’ouvrir un nouveau marché pour ses matières premières (Aquinos), - qui pour répondre aux profits qu’attendent les actionnaires du fonds de pension.

 

Sauver les emplois, c’est s’appuyer sur les marques dont Cauval est propriétaire: Dunlopillo, Tréca ou Simmons.

C’est reconstituer un véritable tissu industriel, porteur de savoir-faire. C’est mettre un terme à l’aventure chinoise.

 

Nationaliser Cauval

 

Cauval doit 55 millions de cotisations patronales, 10 millions de fonds publics pour Mantes-la-Jolie auxquels s’ajoutent ceux perçus pour les autres sites …

 

Nationaliser l’entreprise n’entraînerait donc aucune dépense supplémentaire!

 

C’est la proposition que les communistes soumettent aux salariés et aux syndicats qu’ils se sont donnés.

 

Aujourd’hui, continuer à tergiverser c’est condamner les salariés de Dunlopillo et les emplois de demain.

 

L’heure est au courage politique, à la détermination et à l’honnêteté.

 

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 06:20

Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-dessous, le texte de ma tribune libre (limité à 600 signes) qui paraîtra débutr avril dans le mensuel municipal La Feuille de Mantes.

 

DUNLOPILLO. Je réclame un audit sur l’utilisation des fonds publics

 

Le redressement judiciaire du groupe CAUVAL, c’est l’emploi de plus de 310 salariés directement menacé.

 

Et CAUVAL risque de nous laisser « une belle ardoise » : 55 millions d’euros de cotisations sociales non versées,10 millions d’euros du département … alors qu’il investissait dernièrement en Chine.

 

L’année dernière, Pierre Bédier et Eric Roulot nous annonçaient le sauvetage de l’entreprise à un mois des élections cantonales. On voit ce qu’il en est!

 

Je demande un audit sur l’utilisation des fonds publics par ce groupe.

 

Marc Jammet

Conseiller municipal PCF

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 20:08

L'article a été publié le 17 mars 2016

Mantes-la-Jolie, archives. Dix millions d’euros ont été dépensés pour l’achat des terrains de Dunlopillo afin de maintenir l’activité dans la région mantaise. Entre déception, amertume et colère, les élus du territoire sont remontés après le recul de l’entreprise.
Mantes-la-Jolie, archives. Dix millions d’euros ont été dépensés pour l’achat des terrains de Dunlopillo afin de maintenir l’activité dans la région mantaise. Entre déception, amertume et colère, les élus du territoire sont remontés après le recul de l’entreprise. (LP/M.G.)

 

C’est une petite bombe sociale aux dommages collatéraux. L’usine Dunlopillo de Mantes-la-Jolie vit sous la menace d’une fermeture. La mise en redressement judiciaire de Cauval, actionnaire du célèbre fabricant de matelas, suscite une inquiétude légitime parmi les 310 salariés de Mantes et Limay mais aussi une grogne diffuse chez les élus.

 

Pour maintenir l’emploi sur le bassin du Mantois, Eric Roulot, le maire (PC) de Limay, et Pierre Bédier, le président (LR) du conseil départemental n’avaient pas ménagé leurs efforts. Le premier ne cache pas aujourd’hui une forme de «déception » à l’égard de Cauval. Le second, qui a investi 10 M€ pour le rachat des terrains à Mantes-la-Jolie, étale désormais ses doutes. « Nous avons toujours été circonspects concernant le propriétaire de Dunlopillo, expliquait il y a quelques jours Pierre Bédier. Sa gestion n’était pas si rigoureuse. »

L’élu, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, est critiqué aujourd’hui par Marc Jammet, conseiller municipal (PC) de Mantes-la-Jolie : «Lui et les élus du Mantois ont été naïfs et ont joué sur l’effet d’annonce, dit Marc Jammet. La ville aurait pu préempter les terrains avant que Dunlopillo s’installe à Limay. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Aujourd’hui, je veux savoir à quoi a servi l’argent public. »

Les terrains appartiennent aujourd’hui indirectement au conseil départemental. L’argent n’est pas perdu car cette surface peut être revendue à un promoteur immobilier, indépendamment de l’avenir de Dunlopillo. « Le risque, en revanche, c’est qu’en cas de faillite, la dépollution se fasse aux frais du contribuable », redoute un proche du dossier.

L’issue du redressement judiciaire, qui devrait être connue avant la rentrée 2016, pourrait clore la polémique. Si un repreneur se manifeste, l’emploi serait en partie maintenu. La députée (PS) François Descamps-Crosnier a écrit au ministre de l’Economie pour le sensibiliser sur le sujet. «Je reste confiant, assure Jean-Luc Santini, conseiller municipal de Mantes-la-Jolie délégué à l’urbanisme. On peut s’interroger tant qu’on veut, mais la préoccupation principale, pour les élus, c’est l’emploi. Si on avait rien fait pour Dunlopillo, on nous l’aurait reproché ! »

 

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 23:00

L'article a été publié le samedi 4 mars 2016.

Illustration. Marc Jammet réclame un audit sur l’utilisation des fonds publics par Dunlopillo et d’éventuelles poursuites pour réclamer le remboursement de cet argent.
Illustration. Marc Jammet réclame un audit sur l’utilisation des fonds publics par Dunlopillo et d’éventuelles poursuites pour réclamer le remboursement de cet argent. (LP/M.G.)

 

Marc Jammet, conseiller municipal (PC) de Mantes-la-Jolie, s’interroge sur les dépenses publiques réalisées pour le transfert de Dunlopillo de Mantes-la-Jolie vers Limay, un déménagement compromis du fait de la mise en redressement judiciaire de Cauval, propriétaire du fabricant de matelas.

« Cauval a perçu 10 M€ du conseil départemental des Yvelines (NDLR : pour le rachat des terrains de Mantes-la-Jolie) auxquels se sont ajoutés 4 M€ pour le rachat des bâtiments », rapporte l’élu. Marc Jammet réclame un audit sur l’utilisation des fonds publics et d’éventuelles poursuites pour réclamer l’argent.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:47

Mardi 1° mars. Le Parisien. "6 mois de sursis pour Dunlopillo"

 

Mercredi 2 mars. Le Courrier de Mantes. "Servane Saint-Amaux: on a voulu me priver de ma liberté d'expression" et "Jules Durand: le Dreyfus de la classe ouvrière"

 

 

Revue de presse. De Dunlopillo à l'éviction limayenne en passant par le Dreyfus Mantais
Revue de presse. De Dunlopillo à l'éviction limayenne en passant par le Dreyfus Mantais
Revue de presse. De Dunlopillo à l'éviction limayenne en passant par le Dreyfus Mantais
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:30

Novembre 2015, à peine après avoir perçu les fonds publics du Conseil départemental, le groupe CAUVAL (maison mère de Dunlopillo) ouvrait une deuxième usine en Chine.

 

Pourquoi? Parce que les salariés y sont moins bien payés, travaillent davantage et que les équipements de sécurité y sont réduits.

Comme le relate "L'Usine Nouvelle" avec laquelle les patrons ne s'embarassent pas de langage diplomatique.

"Les deux jours de repos hebdomadaires en particulier les ont étonnés alors qu’il n’est pas rare qu’un directeur en Chine convoque ses collaborateurs à une réunion le dimanche".

L’usine de Dongguang a une capacité de 60 à 80 000 matelas par an comme celle de Mer. Elle est revenu beaucoup moins cher, en particulier car les machines qui sont les mêmes qu’en France ne sont pas dotés de tous les équipements de sécurité (coffrage, capteurs …) qu’impose la législation française et européenne. C’est loin d’être anecdotique car "les équipements de sécurité peuvent rapidement doubler le prix d’une machine", explique le directeur industriel"

 

Question subsidiaire: faut-il continuer à chercher à offrir à CAUVAL de meilleures conditions d'exploitation (sachant qu'il - comme toutes les entreprises - en réclamera toujours davantage) ou tarir les sources de financement public sans condition?

 

Vous trouverez ci-dessous l'article en question dans son intégralité (ainsi qu'en lien).

 

 

La société Cauval qui fabrique les marques de literie Treca, Simmons et Dunlopillo s’ouvre les portes du marché chinois grâce à une joint-venture avec le groupe De Rucci. Objectif : faire fabriquer en Chine sa marque haut de gamme, Treca, via un transfert de savoir-faire, et déployer un réseau de distribution à son nom. 


L’usine Treca de Mer dans le Loir-et-Cher - Crédits Anne-Sophie Bellaiche 

Un groupe de visiteurs chinois se disperse dans l’usine Treca de Mer dans le Loir-et-Cher : l’un tâte un ressort ici, l’autre photographie un tissu là-bas, d’autres s’approchent dangereusement d’un outil de découpe. Le responsable HQSE de l’usine qui tente d’encadrer la petite troupe en a des sueurs froides. Ce lundi 23 novembre, il est en train de faire visiter l’une des sept usines de Cauval, le groupe français de literie, à une cinquantaine de distributeurs de De Rucci, son nouveau partenaire.

 

De Rucci, malgré un nom aux consonances italiennes, est un distributeur et fabricant de literie chinois qui réalise environ 334 Millions d’euros de chiffre d’affaire. Il mène en Chine depuis onze ans une  croisade : celle  du "bien-dormir" comme le résume son directeur général Monsieur Yao Jiqing.

De Rucci, c’est aussi la botte secrète de Cauval, durement éprouvé ces dernières années, pour pénétrer l’empire du Milieu.  Le chinois s’est offert la licence Treca, pour 14,5 millions d’euros … et c’est un bon payeur se réjouit, le PDG Gilles Silberman. Mais le partenariat ne s’arrête pas là.

UNE USINE EN JOINT-VENTURE À DONGGUAN

Les deux sociétés ont monté une Joint-venture  (65% De Rucci- 35 % Cauval) pour implanter une usine à Dongguan et déployer un réseau de distribution exclusif. L’entreprise française qui n’affiche en France que 4 points de vente au nom de la marque Treca, (en plus de sa distribution en corner chez des multi-spécialistes),  en aura à la fin de l’année 5 fois plus en Chine. Et l’objectif est d’en avoir déployer environ 160 fin 2016. Pour motiver les distributeurs, Cauval a déroulé le tapis rouge.

 Accueil par les autorités, en particulier le député local Maurice Leroy (UDI), également vice-président des amitiés franco-chinoises, visite du site avec détail d’explication assurés par trois traductrices, cocktail au foie gras et visite du château de Chambord à une dizaine de kilomètres. Car Gilles Silberman vend avant tout un savoir-faire haut de gamme, une culture, son art de vivre, ses rois et ses châteaux. 

Dans les points de vente Treca chinois, la décoration fleure bon le classicisme français : moulure aux murs, cheminée dix huitième et photos de Chambord. La marque Treca va renforcer l’offre haut de gamme du groupe de distribution chinois car ses matelas se vendent à un prix public moyen de 1000 € avec du haut de gamme à 5000 €, et du très très haut de  gamme, en baby alpaga, pouvant monter jusqu’à 15 000 €. Un investissement dans le sommeil qui ne serait pas décourageant sur ce marché  car comme l’explique M. Yao Jiqing "pendant la journée, les chinois travaillent très durs !"

 

UNE CAPACITÉ DE 60 000 À 80 000 MATELAS PAR AN

Ca c’est pour le côté jardin, côté cour, une usine est sortie de terre en moins d’un an sous la houlette d’Emmanuel Debard, le directeur industriel de Cauval. L’usine est la réplique de celle de Mer, la plus récente du groupe qui a débuté sa production en 2012 après la fermeture d’une autre plus ancienne situé dans le département limitrophe.

Le management de l’usine de Dongguan est chinois et une dizaine de collaborateurs sont venus se formés ici. "Ils apprennent très vite, estime Emmanuel Debard,la seule chose qui les perturbe c’est qu’ils trouvent que nous ne travaillons pas assez. Les deux jours de repos hebdomadaires en particulier les ont étonnés alors qu’il n’est pas rare qu’un directeur en Chine convoque ses collaborateurs à une réunion le dimanche".

L’usine de Dongguang a une capacité de 60 à 80 000 matelas par an comme celle de Mer. Elle est revenu beaucoup moins cher, en particulier car les machines qui sont les mêmes qu’en France ne sont pas dotés de tous les équipements de sécurité (coffrage, capteurs …) qu’impose la législation française et européenne. C’est loin d’être anecdotique car "les équipements de sécurité peuvent rapidement doubler le prix d’une machine", explique le directeur industriel. Cauval va donc fabriquer en Chine pour la Chine mais mise aussi sur une exportation depuis la France de ses gammes qui nécessite un grand savoir-faire de capitonnage.

UNE SITUATION FINANCIÈRE QUI S’ASSAINIT

L’objectif optimiste de Cauval est d’augmenter les exportations de Treca de 20 % . L’entreprise dont le chiffre d’affaires devrait s’établir autour de 375 millions d’euros en 2015 continuera de fabriquer en Europe ses marques d’entrées de gamme Simmons et Dunlopillo, dans un marché tendu dominé par les coûts et les promotions des distributeurs.

Au printemps dernier pour se renflouer et bénéficier de synergies sur le marché européen, elle a ouvert son capital à hauteur de 50 % au fabricant portugais Aquinos. Ce dernier détient une option d’achat pour le reste. "Avec Aquinos nous avons sécurisé la situation financière de l’entreprise et avec le projet chinois nous continuons d’avancer, il faut avoir des marques mondiales", estime Gilles Silberman. L’entreprise devrait, selon lui, retrouver un résultat positif cette année.  

  Anne-Sophie Bellaiche 

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 06:31

Vous trouverez, ci-dessous (en liens fichier PDF et images) le numéro 69 de L'OPINION DES COMMUNISTES (section de Mantes-la-Jolie).

 

Au menu:

  • Dunlopillo et le projet de Marina sur ses décombres,
  • le Front national jette le masque à Mantes-la-Ville,
  • l'ex Président de la CAMY vote FN,
  • l'annonce de la Fête de l'Humanité qui aura lieu, cette année, les 11, 12 et 13 septembre au Parc départemental George-Valbon à La Courneuve.

Cliquez ci-dessus pour retrouver le fichier PDF

DUNLOPILLO. 318 emplois sauvés? Pour combien de temps?
DUNLOPILLO. 318 emplois sauvés? Pour combien de temps?
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