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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:35

Madame, Monsieur,

 

Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-dessous, ma dernière lettre d'informations municipales en date.

 

Au menu de cette dernière:

 

- la nécessité de l'intervention des Mantais

- le Muguet des communistes le premier mai prochain où, le matin, je vous invite à venir me rencontrer ZAC Henri IV à Mantes-la-Jolie

- finances municipales: plusieurs millions d'euros gaspillés

- ainsi que la cantine scolaire, la modification des périmètres scolaires, nouveaux tarifs pour les repas des séniors, village santé le 20 mi, les séjours de vacances, installation de deux ruchers, ZAC des Bords de Seine où la ville remet la main à la poche, la  gestion de l'eau.

 

Je vous en souhaite bonne lecture.

 

Bien à vous,

 

Marc Jammet

Conseiller municipal de Mantes-la-Jolie

Mantes-la-Jolie. Lettre d'informations municipales numéro 113
Mantes-la-Jolie. Lettre d'informations municipales numéro 113

Cliquez sur le lien ci-dessus pour retrouver le fichier en pdf.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 16:35

Sur le site de l’Association des Communautés (territorialesde France, on peut lire l’information ci-dessous qui annonce l’élection comme « Médiateur de l’eau » de Dominique Braye, ancien Président de la défunte CAMY (Communauté d’Agglomération de Mantes en Yvelines) et grand défenseur de la privatisation de la distribution de l’eau potable et de l’assainissement au profit de Veolia et de Suez-Lyonnaise des Eaux.

Nous ignorons qui sont les « associations d’usagers et de consommateurs » (*) à qui on a demandé leur « avis » ! Sans doute étaient-elles mal informées de la situation ? En tout cas, l’AREP-CAMY n’a, bien entendu, jamais été consultée !

(AREP-CAMY. Le 05/01/2016).

_______________________________

« A l’occasion de l’assemblée générale de l’association support de la Médiation de l’eau, Dominique Braye a été élu à l’unanimité comme nouveau Médiateur de l’eau. Il succède à Marc Censi auquel un hommage appuyé a été rendu pour avoir su installer cette médiation et faire monter en puissance son activité. L’indépendance de la médiation de l’eau s’inscrit dans les orientations fixées par la directive européenne de 2013, et transposées par l’ordonnance du 20 août 2015, sur les règlements extrajudiciaires des litiges de consommation.

Au terme de plusieurs années de fonctionnement, la médiation de l’eau créée en 2009 à l’initiative des associations de collectivités (AdCF, AMF) et des fédérations professionnelles d’entreprises délégataires (FPEE, FPEI) a trouvé sa vitesse de croisière et s’est installée dans le paysage des médiations. Son « modèle économique » spécifique, reposant sur une association support à laquelle adhérent les gestionnaires de services (entreprises délégataires ou régies), a d’une certaine façon anticipé sur les exigences de la directive 2013/11/UE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013, ainsi que de la récente ordonnance n°2015-1033 du 20 août 2015, relatives au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation. (…)

Au terme de deux mandats consécutifs, Marc Censi a souhaité mettre fin à son activité de médiateur. Dominique Braye, qui présidait jusque là l’association support, a accepté de prendre sa suite et a été élu à l’unanimité par l’assemblée générale, après avis demandé aux associations d’usagers (*) et de consommateurs membres du conseil d’orientation. »

 

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Publié par Marc Jammet - dans Gestion de l'eau
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 21:25

C'est ce qu'a décidé "l'association support de la médiation de l'eau" lors de sa dernière assemblée générale le 20 octobre dernier.

 

Mais, au fait, qu'est-ce qu'un médiateur? Un médiateur est un tiers qui, étranger au conflit, doit permettre aux parties de se rapprocher.

Il doit offrir des garanties d'impartialité et de neutralité.

 

Des qualités que ne possède pas, à l'évidence, Monsieur BRAYE qui, en tant que Président de la CAMY de 1995 à 2014, a toujours pris fait et cause pour les délégataires privés VEOLIA et LA LYONNAISE DES EAUX n'hésitant pas, le cas échéant, à insulter l'association pour le retour de l'eau en régie publique (AREP-CAMY) ou la municipalité de Limay coupable d'avoir gardé l'eau en régie publique (enfin jusqu'à la communauté urbaine qui lui prendra cette compétence sans que la municipalité ne s'y soit beaucoup opposée).

 

Dès lors, faire confiance à une telle médiation construite ainsi c'est confier "les clefs du poulailler au renard".

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 22:25

Et un nouvel accord pour la "gauche radicale" en Grèce. 

Et encore a-t-il fallu que ce soit un député allemand qui vende la mèche.

 

Les négociations de cet été entre les institutions européennes et la Grèce au sujet d’un nouveau plan d’aide financière ont débouché, entre autres, sur une relance de la machine à privatiser.

Le plan prévoit la cession au secteur privé de propriétés et d’entreprises à l’État grec pour une valeur estimée à 50 milliards d’euros.

Le secteur de l’eau est à nouveau concerné, malgré le coup d’arrêt qui avait été mis à une première tentative de privatisation en 2014.

C’est une des conséquences du nouveau plan d’aide accordé à la Grèce par la Commission européenne et la troïka cet été : la relance de la machine à privatiser, et en particulier de la privatisation de l’eau.

Un « protocole d’accord » fuité par un eurodéputé allemand dans le courant du mois d’août permet de connaître le détail des privatisations envisagées.

Les biens immobiliers, les ports et infrastructures de transport, les secteurs de l’énergie et de l’eau, et les services postaux, sont les principales cibles de cette grande braderie. 

L’Observatoire des multinationales a consacré deux enquêtes auxprivatisations imposées à la Grèce en général et en particulier à la tentative de privatisation des services de l’eau d’Athènes et de Thessalonique.

L’entreprise Suez environnement était considérée comme favorite pour racheter ces deux entreprises, mais la tentative avait fini par avorter, en raison de la combinaison d’une forte résistance locale (un référendum local non contraignant organisé à Thessalonique avait donné un résultat sans appel de 98% des votants contre la privatisation) et d’une décision du Conseil d’État grec qui avait déclaré la privatisation de l’eau inconstitutionnelle, car le service touche aux besoins vitaux des citoyens.

 

Certes, cette décision du Conseil d’État ne peut pas être contournée si facilement. Il n’est donc plus question de vendre la totalité des entreprises de l’eau d’Athènes et de Thessalonique au secteur privé.

Seulement 49,9% au maximum.

Mais si cette limitation permet de sauver les apparences légales, l’histoire prouve qu’il y a peu de différence entre une privatisation à 49,9 et à 100% dès lors que le contrôle opérationnel du service est confié au secteur privé. George Archontopoulos, président du syndicat des employés de l’eau de Thessalonique et l’un des animateurs de la campagne contre la privatisation, est sans ambiguïté : « Que ce soit 49 ou 51%, nous nous opposons à toute nouvelle privatisation de l’entreprise », car il est probable que les investisseurs privés « se verront confier le contrôle de la gestion en cadeau ».

Contactée, Suez n’a pas confirmé si elle était toujours candidate au rachat des parts à vendre des deux principaux services de l’eau grecs.

 

Hypocrisie

 

Officiellement, les institutions européennes ne cessent d’affirmer leur neutralité dans le débat sur les mérites respectifs de la gestion publique et de la gestion privée de l’eau.

En coulisses, toutefois, il en va tout autrement, comme vient l’illustrer à nouveau le cours des événements en Grèce [1].

 

Certains observateurs ont aussi souligné « l’hypocrisie » de l’Allemagne, qui est apparue aux yeux de l’opinion publique comme le défenseur le plus intransigeant de la poursuite des politiques d’austérité en Grèce, y compris les privatisations, alors même que le pays connaît actuellement une vague de dé-privatisation non seulement dans le secteur de l’eau, mais aussi dans celui de l’énergie [2]. « Ils demandent que la Grèce fasse exactement ce qu’ils ont en train de défaire en Allemagne même », a dénoncé Maude Barlow, présidente de l’ONG Food & Water Watch et ancienne conseillère de l’ONU sur les questions liées à l’eau.

 

Quant au gouvernement français, il ne s’est pas exprimé publiquement sur le sujet, mais au vu de ses déclarations passées sur « l’aide » que pouvait apporter les firmes françaises à la Grèce et sa sympathie habituelle pour les intérêts économiques de Veolia, Suez et co., on peut lui faire le même reproche.

Le programme de privatisation grec représente aussi une opportunité alléchante pour les banques : BNP Paribas est déjà citée comme conseillère pour la cession des propriétés immobilières de l’État grec.

 

En 2013, près deux millions de citoyens européens avaient signé la première Initiative citoyenne européenne (ICE) sur le droit à l’eau et le refus de la privatisation (Right2Water), coordonnée par une coalition de syndicats et d’associations européens.

La Commission européenne s’était contentée d’une réponse minimale, estimant qu’il n’était pas nécessaire d’introduire de nouvelles législations.

Le 8 septembre 2015, le Parlement européen vient toutefois d’approuver une motion exigeant que la Commission consacre législativement le droit à l’eau, et exclut expressément le secteur de l’eau de la directive sur les concessions et de ses négociations commerciales internationales, notamment celles du projet de traité de libre-échange avec les États-Unis (Tafta).

 

Sera-ce déjà trop tard pour la Grèce ?

 

Olivier Petitjean

[1] Le Portugal a connu une privatisation de certains services d’eau dans le cadre de son plan d’aide financière, tandis que l’Irlande s’est vue obligée de créer une entreprise nationale de l’eau, gérée dans une optique commerciale, ce qui a été vu par beaucoup d’Irlandais comme une privatisation rampante et a donné naissance à un vaste mouvement social. En Italie et en Espagne, la crise financière a aussi été prétexte à une relance des efforts de privatisation.

[2] Voir nos enquêtes ici et  respectivement.

 

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:00

Lors de la réunion organisée le 28 août dernier à Issou, Maurice Martin, président de l'AREP-CAMY, est intervenu dans le débat et a informé l'assemblée du communiqué commun de quatre associations de la Vallée de la Seine.

 

Elles y dénoncent notamment le transfert de compétences des communes qui aboutira à renforcer la main-mise des multinationales dans la gestion de l'eau.

 

Pour sa part, le Conseil municipal de Limay s'est associé à cette déclaration.

 

Communiqué des Associations « pour l’eau publique » de la Vallée de la Seine.

 

L’adoption par l’Assemblée Nationale, le 10 mars dernier, de la nouvelle loi de décentralisation portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (loi NOTRe) a comme conséquence de faire disparaître les syndicats intercommunaux, notamment dans les secteurs de la fourniture de l’eau potable et l’assainissement, au profit de gigantesques intercommunalités. Celle qui nous concerne devrait comporter 405 000 habitants de Conflans Sainte Honorine à Rolleboise.

 

Ce transfert de compétence aboutira à dessaisir les communes de la responsabilité du service de l’eau qui était la leur dans l’exercice d’un service public, renforcera la mainmise des sociétés privées multinationales du secteur et éloignera encore un peu plus les citoyens de leur capacité à contrôler la qualité de l’eau, l’entretien du réseau de distribution et les prix pratiqués.

 

Alors que les dispositions prises par les régies publiques au profit des consommateurs domestiques démontrent les avantages que ceux-ci peuvent tirer de l’existence des régies (comme celle de Limay-Guitrancourt), la privatisation conduit, à l’inverse, à des prix plus élevés pour un service dont les performances restent largement « perfectibles ».

 

Nos Associations, réunies le 4 avril 2015 en Mairie de Limay, réaffirment leur volonté de défendre et de préserver les régies existantes et de combattre pour que la distribution de l’eau potable et l’assainissement soient assurés et unifiés par un service public en régie commun au nouvel ensemble.

 

Elles décident d’engager une campagne d’information de tous les habitants de la future agglomération « Grand Paris Val de Seine » et d’organiser une série de réunions publiques sur ce sujet à partir d’octobre 2015.

 

 

     AREP-CAMY, Les Mur’Eau, Association Eau Val de Seine, ARRPE- Courgent.

 

     (Le conseil Municipal de Limay s’associe à cette déclaration).

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Publié par Marc Jammet - dans GPSO Gestion de l'eau
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 05:53

Repris du blog Coco Magnanville

Publié le 20 Août 2015

Comment dit-on « eau potable » en mexicain ? Réponse : Coca-cola... Cette blague est malheureusement loin d’être une boutade : dans tout le pays, il est plus facile — et souvent moins cher — d’acheter une bouteille de boisson gazeuse que de se procurer de l’eau. Pollution, réseau vétuste, surexploitation des nappes... Etat des lieux.

Mexico, reportage

Le Mexique compte 119 millions d’habitants... dont 12 millions n’ont pas d’accès à l’eau potable. La ville de Mexico est l’exemple le plus frappant de cette situation dramatique : l’agglomération compte 19 millions de personnes, dont 35 % ne sont pas connectées au réseau d’eau, et 1,3 million de personnes n’ont aucun accès a une source d’eau potable..

 

http://cocomagnanville.over-blog.com/2015/08/au-mexique-la-population-manque-d-eau-potable-mais-coca-cola-prospere.html

 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 06:19

L’Observatoire des multinationales et six partenaires européens ont publié dernièrement la version française d’un livre pionnier sur la remunicipalisation dans le monde : Eau publique, eau d’avenir. L’expérience mondiale de la remunicipalisation. Cet ouvrage unique en son genre associe des chercheurs, des dirigeants de services publics de l’eau, des syndicalistes et des militants de la société civile.

La version anglaise de l’ouvrage, publiée en avril 2015 à l’occasion du Forum mondial de l’eau de Séoul, a montré qu’au cours des quinze dernières années, au moins 235 cas de remunicipalisation de l’eau ont eu lieu dans 37 pays, affectant plus de 100 millions de personnes dans le monde.

Le rythme de la remunicipalisation connaît en outre une accélération marquée, puisque le nombre de cas a doublé sur la période 2010-2015 par rapport à la période 2000-2010.

 

La suite :

 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 06:40
Saint-Quentin (Aisne). Pour le retour en régie publique de la gestion de l'eau

Il n'y a pas que dans la région mantaise que le retour en régie publique de la gestion de l'eau revient à l'ordre du jour. 

Et il n'y a pas que dans la région mantaise que celles et ceux qui rechignent à s'attaquer aux profits des multinationales s'y opposent ... au détriment de la population.

X. Bertrand refuse le retour de l’eau en régie publique totale – conseil d’agglomération – 22 juin 2015 – intervention d’Olivier TOURNAY (PCF)

 

 

Conseil d’agglomération du 22 juin 2015

 

Délégation de service public relative à l’usine de traitement des eaux usées

 

Monsieur le Président, Mesdames Messieurs les conseillers

 

Quelques observations. Tout d’abord concernant le prix de l’eau, le prix moyen pour une facture de 120 m3 a augmenté de 1 % en un an et si on se rapporte au dernier mandat, c’est à peu près 13 %.

Cette année, le volume d’eau perdue est en baisse de 5 points :on passe de 30% de pertes à 25% , c’est une donnée positive, mais au final assez peu éloignée de celle de 2012 (27% de pertes sur le réseau). Toutefois, c’est toujours un quart du volume distribué qui est perdu, et cette eau, nous la payons. L’investissement en la matière doit s’intensifier.

Il nous est donné l’occasion de revenir à une gestion en régie publique totale.

 

La 1ere problématique voudrait qu’une ressource essentielle, indispensable qu’est l’eau, ne soit pas gérée par une entreprise privée. Par essence, une entreprise privée est là pour générer du profit, et c’est ce que fait la société Véolia par sa filiale saint-quentinoise. Ces profits, il se font au détriment de la population, qui paie très chère l’eau qu’elle a nécessairement besoin de consommer et qui est avant tout un bien commun.

La communauté d’agglomération, en renouvelant cette délégation de service public, irait à contre-courant de ce qu’il se passe dans les autres collectivités depuis plusieurs années. Si ces collectivités font le choix de revenir en régie publique totale, ce n’est ni par lubie, ni par dogmatisme. C’est uniquement parce que cela coûte moins cher. Prenez en France les collectivités qui ont fait cette démarche, le constat est limpide, le prix de l’eau a baissé.

Le prix l’eau dans la communauté d’agglomération est prohibitif. Que l’on soit 2e ou non du classement des villes les plus chères de France en la matière est sans importance. Ce qui compte, c’est ce que nous payons.

Dans le rapport qui nous occupe, cette délégation sur l’usine de traitement des eaux usées, pèse pour 20% du prix total de l’eau. Et comme pour n’importe quelle DSP, la société fait de la marge sur toute les lignes budgétaires : assistance technique, mise à disposition de personnel du groupe, contributions aux frais centraux,…

 

J’en viens aux 3 arguments plaidant en faveur de la délégation, énoncés page 26 du rapport sur le principe de la délégation :

1er argument : « La prise en main rapide et efficace du service par un opérateur public, à des conditions maîtrisées, est délicate au regard de la nature du service (gestion d’une station d’épuration importante demandant un niveau de technicité élevé, gestion de la filière boues) » : bien sur que cela demande une haute technicité que l’agglomération n’a sûrement pas à cette heure. Mais rien ne l’empêche de recruter et surtout, rien ne l’empêche la création d’un Etablissement Public Industriel et Commercial, où les anciens salariés privés seraient employés. Cela s’est fait dans d’autres villes.

2d argument : « Aucun mode de gestion ne présente d’avantage économique définitif par rapport à un autre ».L’argument d’autorité dans toute sa splendeur. Les collectivités revenant en régie totale ont vu systématiquement le prix de l’eau diminuer.

3d argument : « Le transfert du risque économique et du risque d’exploitation (responsabilité de la continuité du service public) au délégataire. » Si je comprends bien, déléguons l’ensemble des prérogatives de la communauté d’agglomération au privé, il n’y aura ainsi plus aucun risque. Gérer une collectivité, c’est assumer les risques de la politique que l’on souhaite mener.

En attendant, c’est la population qui paie !

 

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Publié par Marc Jammet - dans Gestion de l'eau
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 07:03

Saisi par la société SAUR qui souhaitait faire annuler cet aspect de la loi BROTTES de juillet 2013 au nom de ... la liberté d'entreprendre, le Conseil constitutionnel vient de la débouter.

 

Une bonne nouvelle qui devrait (logiquement) amener le Président de la CAMY à intervenir pour les empêcher - ce qu'il avait jusqu'à présent refusé de faire (en lien avec le refus de sa majorité (mais aussi d'une partie de la gauche) d'envisager sérieusement une régie publique de gestion de l'eau qui mettrait au premier plan LE DROIT POUR CHACUN à l'accès à l'eau potable).

 

C'est, en tout cas, ce que lui demande instamment l'AREP-CAMY (association pour le retour de l'eau en régie publique dont je suis membre) dans un courrier qu'elle vient de lui adresser.

 

Vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de presse commun de la coordination Eau-Ile de France et de la Fondation France-Libertés ainsi que le courrier dont je fais mention.

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Publié par Marc Jammet - dans GPSO Gestion de l'eau
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 07:08
La bataille pour l'eau d'un petit village chilien contre un géant minier

Les villageois de Caimanes, au Chili, viennent de remporter une victoire judiciaire contre le géant Antofagasta, qui a construit un énorme réservoir de déchets miniers en amont de leur communauté. Cette décision de justice, ordonnant à l’entreprise de restaurer le cours naturel de l’eau, constitue une première dans le pays. Mais sa mise en oeuvre n’est pas assurée au vu des relations étroites entre les intérêts miniers et le pouvoir, dans un contexte où l’accès à l’eau est indispensable à la survie de l’industrie minière.

Leur combat dure depuis dix ans, et la justice chilienne vient de leur accorder une nouvelle victoire. Les villageois de la communauté de Caimanes, au Nord du Chili, dénoncent la construction, par l’entreprise Antofagasta, d’un immense réservoir destiné à accueillir les déchets de la mine de cuivre géante de Los Pelambres, quelques kilomètres en amont de leur village. Depuis la construction de ce barrage, les communautés en aval ne recevaient presque plus d’eau. Le géant minier chilien accusait la sécheresse sévissant dans la région, mais la justice vient de donner raison aux villageois, en ordonnant à Antofagasta de rétablir le cours naturel de l’eau.

Elif Karakartal, pour la Coordination Eau Ile-de-France, rappelle combien la lutte fut difficile pour les citoyens de Caimanes [1] :

La lutte s’est engagée dès le début sur le terrain juridique, avec de grandes difficultés dans les premières années lorsque les avocats trahissent leurs clients en passant un accord avec la mine pour annuler une résolution de la cour d’appel qui mettait fin à la construction du reservoir. Une lutte de titans face à la famille propriétaire de Minera Los Pelambres, Luksic, aussi connue comme « patronne du Chili », tant son pouvoir lui permet d’influencer les partis politiques en place et d’utiliser les institutions pour imposer ses projets. En 2012, non contente d’avoir réussi à imposer un projet dont on savait qu’il condamnait la vallée, l’entreprise réussit le tour de passe-passe de traîner les nouveaux avocats de la communauté sur les bancs des accusés pour vouloir s’enrichir sur le compte de la cause environnementale [2], et ce alors même que la justice chilienne n’avait pas étudié les impacts de ce réservoir, le plus grand d’Amérique Latine.

Si les villageois de Caimanes avaient réussi à s’attirer des soutiens internationaux, la stratégie de division de la communauté choisie par l’entreprise a laissé des traces. Et outre l’assèchement de leurs ressources en eau, les habitants dénoncent aussi la pollution issue des millions de tonnes de déchets miniers accumulés dans le réservoir d’El Mauro. La décharge est située juste au-dessus des nappes phréatiques approvisionnant la région. Des analyses menées par un chercheur de l’université du Chili, confirmées par la police scientifique chilienne, ont démontré une contamination aux métaux lourds (mercure, zinc, cadmium manganèse) rendant l’eau impropre à la consommation humaine ou animale et même pour l’irrigation. Les habitants sont obligés d’acheter leur eau au prix fort à une entreprise privée, par bidon de 20 litres [3]. Sans parler, puisqu’il s’agit du Chili, du risque sismique : un tremblement de terre pourrait entraîner le déversement de millions de tonnes de déchets toxiques dans les vallées en aval.

Restauration sans conditions du cours naturel de l’eau
En octobre dernier, la Cour suprême chilienne avait jugé Antofagasta responsable de la disparition des ressources en eau en aval de son barrage, lui ordonnant d’y remédier en restaurant le cours des eaux. Ce jugement n’avait pas été suivie d’effets. Les riverains ont alors bloqué le site pendant plus de deux mois pour faire bouger l’entreprise et l’État chilien. Entre-temps, les relations entre la famille Luksic et les plus hautes autorités chiliennes ont fait les grands titres des médias, après la révélation d’un prêt de 10 millions d’euros accordé par la Banque du Chili, appartenant au même groupe Luksic, au fils de la présidente Michelle Bachelet, le lendemain de l’élection de celle-ci. Finalement, le 9 mars 2015, le tribunal de commerce a jugé le plan de restauration environnementale présenté par Antofagasta insuffisant, et lui a ordonné de détruire purement et simplement le barrage. Pour Elif Karakartal, il s’agit d’une « sentence sans précédent au Chili, qui exige le retour de la nature à son état initial avant toute intervention humaine et sans aucune compensation artificielle ». L’entreprise a annoncé son intention de faire appel et s’est tournée vers le pouvoir exécutif pour trouver un moyen d’échapper à la sanction judiciaire.

La gestion de l’eau est un enjeu aussi crucial que sous-estimé pour les industries extractives, particulièrement dans cette région sèche du Nord du Chili. La possibilité pour les opérateurs miniers d’accéder à des quantités suffisantes d’eau et de se débarrasser de leurs déchets sans trop de complications est un élément essentiel de leur profitabilité. Les analystes financiers ne s’y trompent pas, puisque lorsque le verdict du 9 mars a été connu, le cours d’Antofogasta a dévissé à la Bourse de Londres. La mine de Los Pelambres a produit plus de 400 000 tonnes de cuivre en 2014, 7% de la production totale chilienne.

Quelques jours plus tard, l’entreprise annonçait d’ailleurs un accord avec les manifestants d’autres communautés de la zone, dont les ressources en eau ont elles aussi été affectées par la mine de Los Pelambres, impliquant la réalisation d’études en vue de la construction d’une unité de dessalement pour approvisionner la mine ainsi que d’un barrage pour sécuriser l’accès à l’eau des communautés. Des manifestations ont également eu lieu dans la ville d’Antofagasta elle-même contre le groupe minier. Et les inondations catastrophiques qui ont récemment frappé la région ont provoqué le débordement d’autres réservoirs de déchets miniers, provoquant un risque de contamination des eaux et des sols. Le devenir du réservoir El Mauro, en amont de Los Caimanes, quant à lui, est toujours en suspens.

Olivier Petitjean

— 
Photo : Alvaro Badillo (source)

[1] Lire aussi le témoignage d’Elif Karakartal pour Basta !.

[2] Les accuses ont finalement été acquittés.

[3] Lire ici.

 

Repris de http://afaenac.over-blog.org/2015/04/la-bataille-pour-l-eau-d-un-petit-village-chilien-contre-un-geant-minier.html

 

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