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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 09:31

Ca faisait longtemps qu'elle était amortie avec le péage de Buchelay cette autoroute.

Et les "élus" (ceux qui ont promu l'écoquartier fluvial avec ces 6.000 logements, un gazoduc, une concertation faussée ...) étaient même prêts à payer (avec nos sous) pour un nouvel échangeur qui serait ... facturé (on parlait de 1 euro à l'époque) à celles et à ceux qui devaient l'emprunter.

Ca commençait à faire beaucoup pour un financement sérieux?

Vous trouverez, en lien et ci-dessous, quelques (dizaines d') articles consacrés à ce sujet.

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 08:25

 

L’autre écho du quartier fluvial vous présente ses

Meilleurs Vœux pour l’année 2015.

 

http://lautreechoduquartierfluvial.over-blog.fr/


Nous  ouvrons la porte de 2015, faisons un bilan rapide de l’année écoulée sur les « Hautes Garennes ».


2014, année charnière :


En Mars,  changement de municipalité à Rosny sur Seine, le projet est désapprouvé par les rosnéens qui le manifestent par leur vote en faveur de l’équipe de Michel Guillamaud.


En Avril : Le conseil municipal de Rosny annule la délibération du 23 Novembre 2010, approuvant le mode de concertation lié à cette ZAC (autant dire un coup d’épée dans l’eau).


3 Octobre: En réunion publique le Maire déclare « l’éco quartier on n’en parle plus ».


6 Octobre. L’entreprise Dunlopillo  quitte Gassicourt libérant 20 hectares. La municipalité de Mantes souhaite y créer une ZAC  de 800 logements avec des commerces et un port de plaisance.


17 Octobre au 15 Novembre ; consultation du public du « dossier de demande de dérogation espèces protégées ».Le dossier présenté souligne ce que nous dénonçons depuis le début : des plans élaborés sans contraintes puis des espèces protégées qui sont révélées par des études plus approfondies .On a beau dire ,on a beau faire, difficile de nous faire croire que ce projet mérite son label éco quartier tant les atteintes à la biodiversité sont nombreuses. Au final  4.3 millions € seront consacrés à compenser  les dommages aux espèces protégées. Est ce bien raisonnable de poursuivre un tel projet ?


21 Octobre ; Du rififi à l’EPAMSA, L’Etablissement Public d’Aménagement de la Seine Aval, sans pilote depuis 6 mois, accueille un nouveau directeur ; Didier Bellier-Ganière. Son premier conseil d’administration sera boycotté, la fronde est  menée par Pierre Bédier déçu de  ne pas avoir obtenu la gouvernance de cet établissement d’état. Dès lors l’EPAMSA  jusqu’ici encensé est accusé de tous les maux.


Novembre : Le Maire de Rosny sur Seine réitère son opposition au projet.

Ce projet dont la réalisation avait été confiée à l’EPAMSA ne semble plus souhaité par les municipalités de Mantes la Jolie et Rosny sur Seine. Peut-on continuer la procédure administrative dans ces conditions ?


Du côté de l’inventaire de la biodiversité des Hautes Garennes, nos connaissances s’affinent au fil des observations de terrain, chaque année de nouvelles espèces sont découvertes.


En attendant l’avis du CNPN * sur le dossier de demande de dérogation de destruction d’espèces protégées, nous faisons le vœu que les porteurs du projet mesurent enfin la valeur écologique de ce lieu et lui trouvent une vocation à la hauteur de ses qualités!

 

*CNPN: Conseil National de la Protection de la Nature

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:00

Ecoquartier fluvial: 4 millions d'euros

et destruction d'espèces protégées

 

C'est ce que nous appris le blog de "L'autre écho du quartier fluvial" (consultable ici: http://lautreechoduquartierfluvial.over-blog.fr/article-demande-de-destruction-especes-protegees_zac-eco-quartier-fluvial-mantes-la-jolie-rosny-sur-seine_co-124884816.html ).

 

eco graduat impact

 

eco photo impact

Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Près de 200 espèces (Flore et faune dont 137 espèces protégées - notamment les oiseaux) seraient ainsi fragilisées pour un projet démentiel (5 à 6.000 logements dont des immeubles pouvant atteindre 7 étages) s'élèvant entre Mantes la Jolie et Rosny dans un terrain comprenant déjà une station d'épuration et un gazoduc type "mer du Nord (celui dont l'explosion avait impacté la stratosphère!). 

Le tout sans création d'emplois, sans répondre aux besoins de logements de notre région (l'idée est d'accueillir les salariés qui accompagneraient les entreprises se délocalisant de la proche banlieue - dixit le maire de Mantes la Jolie) et en accroissant encore les difficultés de circulation.

 

Qui dit espèces protégées dit demande de dérogation. Et l'EPAMSA y a procédé auprès du Ministère du Développement Durable sans publicité. On ne trouvera en effet aucune trace d'information ni dans le bulletin municipal de Mantes la Jolie ni dans celui de Rosny-sur-Seine (dont le Conseil municipal a pourtant voté le retrait du projet).

Une demande de dérogation (puisqu'en principe c'est tout simplement interdit par la loi) qui s'accompagne de mesures compensatoires.

Et puisqu'on ne peut éviter la destruction, ces mesures de compensation vont consister à créer de toutes pièces un autre lieu (sur la commune de Porcheville) pour reconstituer un "éco-environnement" (loin d'être garanti mais le principal n'est-il pas qu'on y croit?) et garanti par ... le Conseil général des Yvelines.

Celui-ci, conscient des obstacles aux nombreux projets immobiliers qu'il prévoit, a trouvé la parade légale.

Il constitue un "réservoir" foncier de compensation dans lequel vont pouvoir piocher allègrement les promoteurs. Une sorte de "taxe carbonne" que les promoteurs immobiliers vont pouvoir règler à prix modique (grâce à nos impôts) pour s'affranchir tout à fait légalement des règles en la matière.

 

La boucle est ainsi bouclée et la concertation boiteuse qui s'est déroulée apparaît pour ce qu'elle est: une parodie de démocratie.

 

CIMG0072

Confiée à un cabinet de communication (Harrys Interactiv), on a ainsi "tiré au sort" les citoyens qui allaient être consultés, on a été jusqu'à indemniser (150 euros la journée) des participants à la consultation qu'on est allé chercher à Paris et à Vernon ... sans jamais évoquer ni la station d'épuration, ni le gazoduc, ni indiquer clairement le nombre de logements sociaux (il est probable d'ailleurs que le Val-Fourré appelé à devenir écoquartier "compte" dans la mixité sociale recherchée) et .. encore moins la destruction prévue d'une zône préservée pour la flore et la faune.

 

La consultation - réelle - demandée par le comité "L'autre écho du quartier fluvial" n'est-il pas plus que jamais d'actualité pour un projet qui va engager à la fois l'avenir des deux communes (et singulièrement celle de Rosny-sur-Seine qui, en continuité urbaine avec Mantes-la-Jolie y perdrait bien vite ce qu'il lui reste d'autonomie - l'histoire locale nous l'enseigne) et leurs finances locales sont à ce point engagées?


Pour participer à la consultation (jusqu'au 15 novembre) ==> http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/mantes-la-jolie-et-rosny-sur-seine-a2060.html

 

Vous trouverez également ci-dessous:

- L'avis que j'ai émis aujourd'hui (je tiens à remercier les militants écologistes - les vrais - qui m'y ont grandement aidé)

 eco avis 1eco avis 2eco avis 3

Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

- La liste des espèces menacées.

eco derogation 1eco derogation 2eco derogation 3

Cliquez sur les images pour les agrandir 

 

- Le coût de ces mesures.

eco cout 1eco cout 2

Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

- La conjoncture actuelle en matière d'environnement: en 30 ans, 420 millions d'oiseaux ont disparu en Europe.

oiseaux1oiseaux2

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 14:40

Tiré du blog "L'autre écho du quartier fluvial".

 

« L’écoquartier on n’en parle plus »


 

C’est ce qu’a déclaré spontanément Michel Guillamaud le Maire de Rosny Sur Seine  à l’issue de la 2ème réunion publique d’information aux habitants le Vendredi 3 Octobre 2014 à 20 h30.


                Cependant en Ile de France l’état et la région  aidés par l’IAU  élaborent ensemble le  Schéma Régional de l'Habitat et de l'Hébergement SRHH.

 

Le président de région Jean Paul Huchon se fait fort de raisonner les maires récalcitrants en leur rappelant que le cofinancement de certains équipements publics sont directement liés à la réalisation de logements.

La menace est claire, pas de logements, pas de subventions ! 

 

Selon l’IAU  43 « sites prometteurs », représentent  un total de  108 530 logements programmés à la construction d’ici 2020, le projet Mantes –Rosny y contribue à hauteur de 4000 logements (le chiffre aurait donc baissé).

On mesure d’autant plus aujourd’hui toute l’utopie d’atteindre l’objectif de 70.000 nouveaux logements par an en Ile de France.

Cette utopie s’appuie sur  un besoin qui est passé de 60 000 à 70 000 logements /an pour l’Ile de France, soit une augmentation de plus de 10% pendant l’élaboration du SDRIF.

Le problème du logement réside le plus souvent du déséquilibre emploi/habitat.

 L’emploi s’est concentré sur la capitale sans création de logements associés,alors que la grande banlieue est en déficit d’emplois.

 La région  n’entend pas inciter les grandes entreprises à se délocaliser, elle propose de créer des bases arrières, citées dortoirs, d’où les franciliens continueraient à effectuer  quotidiennement des migrations vers la capitale.

 


« L’éco quartier Fluvial Mantes-Rosny on en parle encore ».


Telle une bernique accrochée à son rocher, l’Epamsa et l’Epfy ne comptent pas lâcher cette opportunité foncière.

Récemment, le 24 07 2014, l’Epamsa  a édité une nouvelle plaquette  publicitaire.


D’autre part l’Epamsa ,semblant mesurer toute l’incongruité de coller un éco quartier à une Zone Urbaine Sensible,entend résoudre le problème à sa façon.

L’Epamsa à donc  déposé un dossier  pour faire  obtenir le label « éco quartier » au Val Fourré.


Reflet de notre société, tout est question d’étiquette et de publicité !


Cependant  si  sur une crotte de chien  on pose l’étiquette  « Riche en Protéines et minéraux_100 % Naturel » (ce qui est vrai) cela ne va pas pour autant  nous donner l’envie d’en manger !

 

En conclusion restons vigilants , ce projet fou ,qui va impacter durablement  le Mantois tant au niveau financier qu'environnemental , est un feu dont les braises sont toujours chaudes.


Qui saura proposer une solution alternative d'aménagement des Hautes Garennes pour éviter au Mantois ce qui s'annonce avec certitude comme un gouffre financier ?

Pourquoi pas une Réserve Naturelle Régionale ?

Trouvons ensemble une issue adaptée à ce projet inadapté .

 

 

Sources documentaires :

2014 07 14 Nouvelle  plaquette publicitaire Eco quartier mantes Rosny

Grand Paris du logement 43 sites prometteurs identifiés

Note rapide IAU IdF /Loi Alur : l’essentiel du volet planification

Loi ALUR du 24 Mars 2014 : Entrée en vigueur des principales mesures en urbanisme et planification

Le schéma Régional de l’Habitat et de l’Hébergement

Les  nouveaux maires qui stoppent les programmes  de construction

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 23:16

 

L’éco quartier fluvial est un projet pharaonique de 5 à 6000 logements entre les communes de Mantes la Jolie et Rosny sur Seine.

C’est bien  simple, il n’en existe pas de plus grand en France !


Pour le Mantois c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase de l’étalement urbain:


Sont prévus  à Rosny sur Seine 500 logements (1 500 habitants) dans un rayon de 400m autour de la station d’épuration de l’agglomération.

Sont prévus  à Mantes la Jolie, 4500 logements (13 500 habitants) en extension de la Zone Urbaine Sensible du Val Fourré qui compte déjà  20 000 habitants.

 

Mais que peut-on reprocher à ce magnifique projet ??

3 fois rien : 

  • La quasi destruction d’un espace naturel ; le « Notre –Dame- des- Landes »  local.
  • L’accroissement du déséquilibre emploi/habitat.
  • L’augmentation du nombre d’usagers de la SNCF, le RER Eole prévu à échéance 2020 suffira-t-il à absorber l’explosion démographique de la CAMY et de la Seine Aval ?
  • L’accroissement de la circulation et donc de la pollution atmosphérique ; une dégradation de la qualité de vie
  • Le Bois de « la butte verte » sera coupé en 2 pour un  l’accès à l’autoroute A 13
  • Un accroissement de l’endettement des 2 communes donc l'augmentation des impots
  • Le non respect d’une continuité écologique régionale inscrite au SDRIF.

 

 

En quels termes les candidats parlent-ils de  ce projet d’écoquartier  dans la campagne électorale municipale ?


 

A rosny sur Seine le Dimanche 23 Mars 2014 (attention 1 seul tour) se présentent 2 listes pour les élections municipales.

La liste «  Rosny pour tous », majorité sortante, ne s’attarde pas sur LE sujet sensible qu’est l’urbanisation intensive de Rosny sur Seine. On parle du bout des lèvres de ce projet (sans en rappeler l’ampleur) en ces termes :

« Nous avons poursuivi l’engagement solidaire :

La concertation autour du projet d’éco quartier ,prévu pour les 20 prochaines années, intégré au tissu local et ouvrant la ville sur la nature et la Seine »

On peut  difficilement faire plus court sur un programme de 5 pages !


 

La liste «Un avenir pour Rosny », opposition, réaffirme sa désapprobation :

« Urbanisme :

Nous contesterons le projet d’éco quartier fluvial tel qu’établi aujourd’hui et nous réviserons le plan local d’urbanisme PLU. Nous ferons aussi une pause dans le programme de construction »

 

 

A Mantes la Jolie

Les Dimanches 23 et 30 Mars 2014, plusieurs listes s’affrontent

 

Ensemble pour une gauche citoyenne : un revirement de dernière minute après avoir approuvé ce projet.

«  Freiner l’étalement urbain induit par «  l’écoquartier », projet inadapté à la crise écologique actuelle »

 

 

Mantes autrement n’en parle pas

 

Mantes équité n’en parle pas

 

Mantes unie une nouvelle dynamique pour mantes la jolie  majorité sortante, sur leur site internet on parle d’un « projet commun  de territoire » quel est-il ? On ne le trouve pas sur le site !

 

Un nouvel élan pour Mantes la Jolie pas un mot sur l ’« éco- quartier »

 

Une gauche debout  un engagement clair :

 

« Nous nous engageons à soumettre à référendum local les projets engageant notre ville sur le long terme. Ce sera le cas, dès la première année, pour le projet d’écoquartier fluvial entre Mantes la Jolie et Rosny (6.000 logements privés sans création d’emplois). Nous suspendrons immédiatement le projet et le soumettrons dès le mois de septembre à l’avis des Mantais (avis que nous nous engageons à respecter)

 

Vous savez maintenant ce qu'en disent les différents candidats .

 

 

 

En savoir plus:

En cliquant sur le nom de chacune des listes = lien direct vers le site internet des listes.

L'album " projet arrété au 31 Janvier 2013"

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 09:06

C'est ce que semble craindre le maire de Mantes la Jolie .... 

Il n'en est pourtant malheureusement rien puisque c'est même exactement du contraire qu'il s'agit.

Alors communication électorale ou pré-justification de l'abandon d'un projet dangereux et ruineux?

 

leparisien

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 20:26

Du 13 Juin au 13 Juillet 2013 (31 jours)

se déroulera sur les communes de Mantes la Jolie et de Rosny sur Seine

Une enquête publique unique portant sur:

  • la déclaration d'utilité publique et parcellaire de la ZAC "Eco Quartier Fluvial",
  • la mise en compatibilté des documents d'urbanisme de ces communes 
  • le parcellaire en vue de déterminer les parcelles à exproprier pour la réalisation du projet et de rechercher les propriétaires

 

Lieux de l’enquête

 

Mairie de Mantes-la-Jolie :

- du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h00 (nocturne le mardi soir jusqu’à 19h00) ;

- le samedi de 9h00 à 12h00

 

Mairie de Rosny-sur-Seine :

- le lundi, mardi et jeudi de 08h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30 ;

- le mercredi de 09h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30 ;

- le vendredi de 08h30 à 12h00 et de 13h30 à 16h30 ;

- le samedi de 09h00 à 12h00

 

ou des registres à feuillets  sont destinés à recevoir les observations du public.


 

Les documents disponibles sur internet:

Site de la prefecture:

Avis d'enquète 

Avis tacite de l'Autorité Environnementale

Avis de l'Autorité Environnementale sur la mise en compatibilité du PLU de Mantes la Jolie

Avis de l'autorité environnementale sur la mise en compatibilité du PLU de Rosny sur Seine

 

Site de l' EPAMSA:

Les plaquettes publicitaires :

Qu'est ce que L' OIN Seine Aval ?

Un projet paysager sur un site en friche

Un projet urbain pour vivre et se divertir

Un éco quartier pour tous

L'eau au coeur du projet

Une concertation innovante

Un projet partenarial 

Les documents:

Plan guide au 16 février 2012

12 Mars 2012 _Bilan de l'acte I de la concertation

12 Mars 2012_annexes au bilan de l'acte I de la concertation

Réunion de lancement de l'Acte II

6 Février 2013_Bilan de la mise à disposition de l'étude d'impact

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 20:49

 

7 juillet 1958. Le Conseil municipal approuve le plan-masse prévoyant 5.780 logements (1).

La naissance du Val-Fourré ou « un air d’éco-quartier ».

 

Dès le départ, par la voix de René Martin, le groupe communiste au Conseil municipal s’oppose à l’ampleur de cette opération.

Les élus communistes acceptent la construction de 3.000 logements pour répondre aux besoins (hébergement des sans-logis, des mal-logés et des jeunes désirant établir un foyer).

Par contre, ils s’opposent fermement aux 6.000 logements prévus dont une grosse partie servirait à faire venir une population extérieure à l’agglomération.

Le bilan financier à terme l’inquiète également.

Les faits devaient lui donner rapidement raison.

 

LE NOMBRE DE LOGEMENTS PREVUS AUGMENTE TRES RAPIDEMENT.

 VF

Cliquez deux fois sur l'image pour l'agrandir.

 

Le 3 septembre 1962, le maire, Jean-Paul David (droite), fait approuver le bilan du Val-Fourré établi par la SERM (société d’économie mixte de la région mantaise créée à cette occasion) et le plan-masse.

Le nombre de logements y est passé à 7.074 pour équilibrer financièrement l’opération.

Mais ce n’est pas fini. Il atteindra ensuite le chiffre de 7.500 puis 8.230 en 1971.

 

LA RECHERCHE DU MOINDRE COUT.

 

La construction s’engage dans cet esprit : logements en bande et surtout en hauteur pour édifier à moindre coût le maximum d’appartements sur un minimum de surface.

Ce fut la grande époque de la réalisation d’éléments préfabriqués en béton qu’il suffisait d’assembler pour obtenir soit des barres, soit des tours.

 

DES CONSEQUENCES FINANCIERES GRAVES POUR LA VILLE.

 

Pour le maire, Jean-Paul David, les dépenses seraient couvertes par la SERM et la part de la Ville se limiterait à sa participation obligatoire pour les groupes scolaires (il fallait tout de même plus de 200 classes).

En réalité la commune dut payer non seulement 50% des dépenses scolaires mais dut également participer aux espaces verts, à la voirie, à la construction de la Poste pour 150.000 francs …. Nombre de dépenses que le bilan financier n’avait pas prévu au départ.

 

En 1978, le bilan de la SERM (que la droite avait caché avant les élections municipales de 1977) montrera que la Ville avait participé pour près de 6 milliards de centimes – soit cinq fois plus que prévu.

 

Après la défaite de la droite en 1977 et l’arrêt de la construction au Val-Fourré, il fallut terminer les constructions en cours et, en particulier, les équipements sociaux et culturels non réalisés (mairie-annexe, bureau d’aide sociale, bibliothèque, Assedic, CIO, SERM, centre médico-pédagogique, inspection du travail, l’agence commerciale des PTT, la caisse d’allocations familiales, le stade nautique…) avant d’engager des réhabilitations (de façades) sur un bâti qui avait (vite) mal vieilli… avant d’affirmer que « maintenant, il fallait détruire ».

 

Une affirmation que la droite locale a repris à son compte dès son retour au pouvoir avec Pierre Bédier en 1995 : 400 millions d’euros ont été consacrés à détruire plus de 1.200 logements sociaux au Val-Fourré.

Et la dette, les impôts locaux, d’opération en opération, n’en finissent pas d’exploser !

 

AUJOURD’HUI L’ECO-QUARTIER FLUVIAL ?

 

Le maire de Mantes la Jolie, qui n’avait jamais voulu prendre en compte le nombre de mal-logés (2.000) le met brusquement en avant pour justifier cette opération.

De 3.000, le nombre de logements prévus est passé à 5.000 – voire 6.000 un moment.

 

« Il n’y aura aucune incidence financière » nous assurent le maire (UMP) de Mantes la Jolie et la maire (PS) de Rosny sur Seine ». De quoi rassurer les Mantais sans doute !

« Un peuple sans mémoire est un peuple sans histoire » avait écrit Karl Marx. A méditer …

 

Source. «  Mantes et Mantes la Ville de 1789 à nos jours » (GREM)

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 11:22

L'autre echo de l'urbanisme contemporain.

Urbanisme moderne, style "Grand Paris" mis en oeuvre par OIN interposé (Opération d'Interêt National) Que ne nous fait-on pas avaler ,au nom de l'Interêt National ? "Il faut renouer avec la Seine"…

Pour lire la suite cliquez ici

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 10:58

C'est ce qu'il est ressorti de la réunion publique organisée jeudi 15 novembre à l"Agora à Mantes la Jolie.

"Main dans la main", la députée-maire PS de Rosny sur Seine et le maire UMP de Mantes la Jolie ont réaffirmé l'un après l'autre leur refus de tout référendum susceptible de remettre en cause le projet.

Françoise Descamps-Crosnier tout d'abord: "A partir du moment où nos PLU (plans locaux d'urbanisme - NDLA) ont été décidés, la concertation que nous engageons "est beaucoup mieux qu'un référendum'".

Michel Vialay ensuite: ""la décision a été prise en 2009 (les dossiers ont été remis sur la table des conseillers municipaux à l'ouverture du Conseil municipal NDLA). On ne s'est pas posé la question de savoir si on allait consulter" ajoutant même à mon intention que "chacun a le droit de dire qu'il n'est pas d'accord mais que cela devient lassant si on vient toujours dire la même chose" en appelant à une "concertation constructive".

Concertation constructive? Le problème c'est que, conseillers municipaux et agents des deux municipalités compris, il y avait en tout et pour tout, un peu de 40 personnes présentes dans la salle.

"Pouvons-nous décider à moins de 40 de l'avenir de 48.000 habitants?". Pas de quoi émouvoir Françoise Descamps qui déclarait alors que "si les gens ne viennent pas, et bien ce sera tant pis pour eux, nous prendrons les décisions à 40" tout en ajoutant "qu'évidemment toutes les propositions n'étaient pas acceptables".

Quel débat donc promouvoir? Le nouveau site de la concertation en donne un exemple frappant pris parmi les (rares puisqu'ils étaient ... 5) contributeurs.

concertation

Contributrice: "dans certains pays, les espaces verts sont des lieux de réunions. En Italie, cet été, beaucoup de gens venaient pique-niquer dans des parcs. Vers chez moi, on ne fait pas trop cela. C'est plutôt pour se balader".

Contribution de l'animatrice: "C'est très intéressant! Du coup qu'est-ce qui suscite cette envie en Italie? Qu'est-ce qui donnerait envie dans un éco-quartier de pique-niquer?"

Contributrice: "je pense que les familles là-bas aiment se réunir et dans les maisons ce n'est pas toujours possible ..."

Décidemment, on aura compris que l'éco-quartier prévu de 5.000 logements était la panacée pour se réunir et pique-niquer!

Débat difficile donc - deux interventions dans la salle pour dire soit son accord avec mes propos, soit pour demander qu'on réponde aux éléments que je viens d'évoquer, peu de participations .... ce manque d'intérêt n'est-il pas dû justement au fait que cette concertation n'est qu'une manière plus (ou moins) habile de tenter de faire croire à la concertation alors que tout est décidé d'avance? Autrement dit de la manipulation dont c'est justement la définition?

Vous trouverez, ci-dessous, le résumé de mon intervention.

"Je veux féliciter Respublica qui a bien répondu à la commande qui lui a été faite: une opération de communication.

Je remarque qu'inscrit sur le site Internet de concertation, en avril, je n'ai toujours pas eu le droit d'y participer, les codes ne m'ayant jamais été fournis.

Je m'étonne qu'alors que l'étude d'impact a été soumise aux habitants, alors qu'on n'a toujours pas les conclusions du commissaire-enquêteur, on poursuive cette concertation comme si de rien n'était, sans tenir compte de la dernière réunion au mois de février au cours de laquelle la salle s'était montrée hostile au projet.

C'est d'autant plus grave que des problèmes importants existent:

5.000 logements c'est 15.000 habitants supplémentaires, 10.000 véhicules sans que des projets sérieux de création d'emplois ne soient établis. Les conséquences pour la circulation en seront évidentes, autant que pour les finances (il faudra bien construire les infrastructures. Qui va payer? Je vous rappelle que nous nous réunissons dans une commune qui a vu une augmentation de 38% de ses impôts locaux en trois ans!)

Quid de la station d'épuration et de sa valse de camions, du gazoduc qui traverse l'éco-quartier?

Il y a une question à laquelle on continue de ne pas répondre: c'est faut-il ou non s'engager dans ce projet ou s'orienter vers une autre utilisation de cet espace?

Allons-nous décider à moins de 40 dans cette salle de l'avenir de 48.000 habitants? Je vous rappelle cette fois que nous sommes dans une vile où le maire ici présent a décidé d'organiser un référendum sur un autre sujet parce qu'il estimait que la décision en cause engageait la Ville durablement?

Peut-on vraiment dire que ce n'est pas le cas avec un projet qui engagerait notre ville pour 30 ans?" 

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