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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 09:05
Film "14 juillet" sur le coup d'état militaire du 12 septembre 1980 au Chaplin le 21 juin prochain

Le 12 Septembre 1980, le gouvernement turc a vécu un coup d'Etat militaire qui a tenté d'écraser la lutte des Kurdes pour les droits de l'homme et de la liberté.

Leur existence, leur identité, leur langue et leur culture ont été refusés et bannis.
 

Des dizaines de milliers de Kurdes et révolutionnaires en Turquie ont été jetés en prison.

Pour détruire leurs rêves et leurs aspirations, ils ont été torturé comme nulle part ailleurs dans le monde.
 

Ce film raconte l'histoire de la prison de Diyarbakir, la plus grande ville du Kurdistan.

Une prison tristement célèbre pour sa cruauté : seins coupés, viols avec toutes sortes d'objet sur les hommes et les femmes, hommes et femmes forcés à se promener nus, cheveux rasés, tenir des positions inconfortables pendant plus de 24 heures, mise à tabac, électrocution, humiliation, inscriptions dégradantes sur tous les murs de la prison,...
 

Un groupe de combattants de la liberté kurdes ont alors entamé une résistance sans précédent contre les oppresseurs des droits de l'homme et de la liberté.
 

Une action importante de cette résistance a été la grève de la faim illimitée, qui a débuté le 14 juillet 1982...
 

Tiré de faits réels.

 

ECM Le Chaplin
Adresse : Place Mendès-France, 78200 Mantes-la-Jolie, France

Séance : 19H00

Durée : 2H20
Accès gratuit
ATTENTION : Interdits aux moins de 16 ans
 
Suivi d'un débat avec la réalisatrice

Cordialement
ASLAN Cihan
Représentant et chargé des relations extérieurs
Tel : 06.61.89.99.11
 
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CENTRE DE LA COMMUNAUTÉ DÉMOCRATIQUE FRANCO-KURDE DES YVELINES
22 rue Pablo Picasso
78130 Les Mureaux
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 07:18
8 mai 2017. Les communistes de Mantes-la-Jolie commémorent la victoire contre le nazisme

Comme chaque année, les communistes de Mantes-la-Jolie ont déposé une gerbe de fleurs à chacun des lieux de commémoration:

 

Place Delattre de Tassigny.

 

Cimetière de Gassicourt.

 

Square de La Résistance (avec Colette Bodet, belle-fille de Fernand Bodet. Ce dernier est un des nombreux communistes dont l'une des rues de Mantes-la-Jolie a pris le nom. Voir en cliquant ici "quand Fernand Bodet attaquait l'école Ferdinand Buisson)

 

Square Brieussel-Bourgeois (monument aux victimes de toutes les guerres).

Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny
Place Delattre de Tassigny

Place Delattre de Tassigny

Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt
Cimetière de Gassicourt

Cimetière de Gassicourt

Square de La Résistance
Square de La Résistance

Square de La Résistance

Square Brieussel-Bourgeois
Square Brieussel-Bourgeois
Square Brieussel-Bourgeois

Square Brieussel-Bourgeois

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 09:31
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme
Comme chaque année, les communistes rendront hommage à Mantes-la-Jolie à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la victoire contre les fascistes en déposant une gerbe de fleurs sur chacun des lieux de commémoration - de la place Delattre de Tassigny (gaulliste) au square de La Résistance sur la plaque commémorative duquel figurent les noms de nombreux communistes locaux (les quatre lieux sont la place Delattre de Tassigny, le cimetière de Gassicourt, le square de La Résistance et le square Brieussel-Bourgeois - voir ci-dessus pour les heures précises).
 
Ils invitent les Mantaises et Mantais à venir assister nombreux aux cérémonies.
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme
Lundi 8 mai. Commémoration de la victoire contre le nazisme
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Publié par Marc Jammet - dans Mantes la Jolie histoire
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:15

Ce sera le thème du prochain livre auquel Roger Colombier s'attache et continue à mener l'enquête.

Vous trouverez, ci-dessous et en lien, l'article que lui a consacré Le Courrier de Mantes en date du mercredi 1° février dernier.

Juifs mantais spoliés et déportés
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Publié par Marc Jammet - dans histoire
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:28

Repris du blog de Roger Colombier.

27 janvier 2017: journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste et à la prévention des crimes contre l'humanité. Le 27 janvier 1945 est le jour de la libération par l'Armée rouge d'Auschwitz, camp de concentration et d'extermination nazi. A cette occasion, ces lignes sur cet ouvrier-sellier immigré et les siens, dans cette époque noire où le nazisme et la collaboration flétrissaient la patrie des droits de l'homme.

Moszek Zolty partira dans le convoi n° 49 de Drancy, le 2 mars 1943, pour Auschwitz. Il ne reviendra pas de la déportation

Mantes-la-Jolie, 20 février 1943: Moszek Zolty, Polonais et Juif, est arrêté par la police française

Moszek et Chaja Zolty se marient le 7 octobre 1923 à Lodz, en Pologne. C'est la ville où la population juive est la plus importante en Europe à cette époque. Mais à chaque crise dans ce pays, les boucs-émissaires sont les Juifs. Pogroms et exactions de toutes sortes font que les époux Zolty se réfugient à Strasbourg où naissent leurs deux enfants: Sarah en 1925 et Bernard en 1927."La Pologne avant la guerre était une économie complètement, totalement archaïque, à plus de 80 % agricole. Elle était moyenâgeuse et le mot n’est pas trop fort. Et des mentalités complètement arriérées. Alors les Juifs… On leur racontait depuis leur naissance que les Juifs avaient tué le Christ. Ils ne savaient même pas ce qu’était un juif. Alors, pour un Polonais plus ou moins normal, se faire un Juif, comme on dit vulgairement, c’était une bonne action", écrit Alban Perrin dans Comment devient-on Français quand on est Juif et Polonais?

Moszek Zolty trouve un emploi d'ouvrier-sellier à Strasbourg. Il appartient la tradition juive communiste, idéal commun à beaucoup de Juifs d'Europe de l'Est. Pour mémoire: l'Affiche rouge, éditée par la propagande nazie en France, sur ces combattants de la Résistance, juifs et immigrés pour la plupart.

Moszek Zolty et sa famille vivent à la Krutenau, quartier pauvre d'immigration où les Juifs polonais de langue yiddish se sont regroupés. Ils y organisent leurs propres réseaux de solidarité et colonies de vacances juives, distincts de ceux des Juifs alsaciens, plus religieux et moins politisés. L'ouvrier est parfaitement informé de ce qui se trame en Europe, notamment depuis qu'Hitler a été désigné chancelier d'Allemagne en 1933.

Lors de la mobilisation générale précédant la Deuxième Guerre mondiale, les Strasbourgeois sont évacués en Dordogne. Les Zolty se retrouvent dans une ferme, à Creyssensac-et-Puissot, un petit village de 208 habitants, à 20 kilomètres de Périgueux. "L'accueil est cordial. Le yiddish que nous parlions, c'était pour eux de l'alsacien, ils n'avaient jamais rencontré de Juifs", raconte Bernard Zolty.

Après l'Armistice du 22 juin 1940 entre Hitler et le gouvernement de Philippe Pétain, dernier gouvernement de la 3ème République, celui-ci la renverse, s'arroge tous les pouvoirs et devient Chef de l'Etat français. A Montoire, rencontrant Hitler, il s'engage dans la collaboration avec l'Allemagne nazie. L'Alsace et donc Strasbourg sont annexés au 3ème Reich, gouvernés par un gauleiter nazi. Si les Alsaciens sont ordonnés de revenir chez eux, les Juifs en sont exclus.

Les Zolty sont déjà au Havre à cette époque, Moszek Zolty y est concierge pour la Costimex, entreprise qui l'employait à Strasbourg. Au Havre, les deux époux sont recensés comme Juifs à la date du 5 décembre 1940. La famille échappe à l'internement décrété en 1941, découlant de ce recensement et initié par le préfet de Seine-Maritime. Les Zolty ont pris le train vers Paris et juge plus prudent de descendre à la dernière gare avant la capitale.

Les voici à Mantes-la-Jolie fin décembre 1940, commune de Seine-et-Oise, où Moszek Zolty est embauché comme ouvrier-sellier et son fils comme apprenti-géomètre. Leurs employeurs les gardent à leur service lorsque est imposé aux Juifs de porter l'étoile jaune sur leurs habits.

Afficher l'image d'origine

 

Les lois antisémites, prises par les Allemands ou promulguées par l'Etat français, n'avaient pas particulièrement ému la population. Mais l'opinion publique évolue avec le port de l'étoile jaune à dater du 25 mai 1942. Le préfet de Seine-et-Oise en rend compte ainsi aux autorités de Vichy dans sa lettre du 31 juillet 1942: "Les mesures prises contre les Juifs ont reçu un accueil assez défavorable : elles choquent une population qui connaît mal la question juive et apparaissent comme d’inutiles brimades. L’effet en a été d’autant plus mauvais qu’elles ont atteint des familles depuis longtemps connues et estimées de l’ensemble des habitants dans les localités où elles résident. L’Étoile jaune notamment attire à ceux qui la portent plus de pitié que de répulsion. "

De fait, va exister bientôt un réseau clandestin, composé de résistants, de personnels municipaux et de prêtres catholiques, qui va soustraire juifs et réfractaires au STO, en leur fournissant caches, faux papiers d'identité et cartes d'alimentations. Pour les Juifs qui seront cachés, cela va du simple forain, acheteur de ferrailles et de peaux de lapin dans les rues et places de Mantes à la famille de commerçants ayant pignon sur rue. Les témoignages de cette époque révèlent aussi des complicités dans les services de police, la gendarmerie, jusqu'au gardien-chef de la maison d'arrêt de la ville.

Malgré cela, Moszek Zolty est hélas arrêté à 5h du matin à son domicile, le 20 février 1943 par la police française, et déporté à Auschwitz.

Mais son épouse reste sur ses gardes. Et lorsqu'elle est informée de sa prochaine arrestation, le 20 mars 1944, elle alerte ses enfants Sarah 19 ans et Bernard 17 ans, et ledit réseau clandestin se met en branle. Chaja Zolty et sa fille Sarah sont cachées dans les environs, munies de faux papiers. Pourvu également de faux papiers par l'entremise du prêtre de Guerville, Bernard Zolty se voit affecter à un "camp de jeunesse" dans le château voisin de Rosny-sur-Seine. Il deviendra ensuite aide-cuisinier au sanatorium de Magnanville et ne retrouvera sa mère et sa soeur qu'à la libération de la région en août 1944, sans avoir aucune nouvelle d'elles jusqu'à ce jour.

Oui, en ces années noires, des femmes et des hommes de coeur, malgré le péril de mort qui pesait sur eux, à cette époque où la délation et l'occupation nazie n'étaient pas de vains mots, des femmes et des hommes sauvèrent la vie d'êtres humains proscrits par le régime nazi. Il faut s'en souvenir.

Et j'écris aussi ces lignes en songeant à tous ces réfugiés qui ne trouvent pas asile aujourd'hui dans notre patrie des droits de l'homme.

Sources: Témoignages de Bernard Zolty et de sa fille Muriel; témoignage de Louis Racaud, responsable de la CGT clandestine au dépôt SNCF de Mantes, responsable régional de la résistance communiste et vice-président du Comité clandestin de libération ; Archives municipales de Mantes-la-Jolie; Archives de la Seine-et-Oise AD 78; Mémorial de la Shoah.

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Publié par Marc Jammet - dans Mantes la Jolie histoire
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 08:11

Les JO de 1936 dans l'Allemagne nazie, ce que le CIO veut faire oublier

Les JO de 1936 dans l'Allemagne nazie, ce que le CIO veut faire oublier

Deux ans après la Coupe du monde dans l'Italie fasciste, Hitler accueille à Berlin les JO. La sympathie affichée des dirigeants du Comité international olympique pour les régimes fascistes prend tout son effet dans l'Allemagne hitlérienne. Un épisode que le CIO a oublié.

Dans son Musée olympique, basé à Lausanne-tiens en Suisse, pour quelles raisons?- le CIO ne veut retenir des JO de Berlin que les victoires du sprinter noir américain Jesse Owens.

Pareil sur le site internet du CIO: "Le monde se souvient des jeux de Berlin comme d'un échec cinglant de la volonté d'Adolf Hitler de démontrer la supériorité de la race aryenne. Le héros de ces jeux est un Afro-Américain: l'athlète Jesse Owens".

Certes,  Jesse Owens rafle deux médailles d'or, mais l'Allemagne monte sur le podium avec  83 médailles d'or. Et dès le 5 août 1936, sans que le CIO ne s'en émeuve, Joseph Goebbels, ministre de Hitler écrit dans son journal que les Américains ont obtenu 3 médailles d'or "dont deux grâce à un Nègre. (...) L'humanité blanche devrait avoir honte."

Il faut dire que le Français, baron de Coubertin, a exalté les valeurs "du drapeau et de la race". Il sera comblé à Berlin. Le Belge Henri de Baillet-Latour, président en exercice du CIO, remercie ainsi le patron de l'organisation des jeux: "Nous garderons tous un souvenir inoubliable du mois d'août 1936 et je suis sûr qu'il résultera de ces Jeux un bien pour l'humanité toute entière". Lui aussi sera comblé.

Issus des élites occidentales réactionnaires, les membres du CIO affichent clairement une proximité avec les régimes fascistes. Ils partagent également avec eux un mélange d'anticommunisme et d'antisémitisme. L'officier SS Ritter Von Halt est même coopté au sein du CIO. Ce nazi pur jus sera réintégré au sein du CIO juste après sa libération des camps soviétiques. Il était le ministre nazi en charge des sports.

Après les Jeux, le journaliste français Gaston Meyer, dans le journal sportif L'Auto -futur journal l'Equipe- propose ni plus ni moins, comme Hitler, "que les Jeux soient réservés aux Blancs".

Oui, le CIO, comme les soi-disant démocraties de cette époque, ont tout oublié des 11e JO tenus dans l'Allemagne nazi.

Source: d'après l'article de  l'historienne du sport Florence Carpentier dans l'Humanité-dimanche

 

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Publié par Marc Jammet - dans histoire
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 07:38

Repris du blog de Roger Colombier

PARIS 1er MAI 1890

PARIS 1er MAI 1890

Si vous avez écouté les uns et les autres, c'est à dire le pouvoir socialiste, la droite et son extrême, avec l'état d'urgence dont ils ont voté la prologation jusqu'en janvier 2017, il faudrait désormais encadrer les manifestations, sous entendu celles organisées par des syndicats qui combattent le gouvernement et le patronat. Je mets en ligne les repères historiques sur le droit de manifester, écrits par l'Institut CGT d'histoire sociale de Seine-Maritime.

Face au mouvement social contre la loi Travail dite El Khomri, le gouvernement a brandi la menace de l’interdiction de manifester, et l’a même mise en œuvre. L’occasion d’un retour sur l’histoire pour tâcher de mieux comprendre dans quelle cadre juridique se sont déroulées les manifestations au cours des 19 et 20 ème siècles.
C’est le décret-loi du 23 octobre 1935 qui fixe, pour la première fois, une réglementation d’ensemble sur l’action de manifester sur la voie publique. Avant cela, les textes sont rares et ne donnent pas de véritable statut juridique à la manifestation.

26 août 1789: la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, dans son article 10, affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses,pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi >>.

27 juillet 1791: loi qui criminalise, sous les termes d’attroupement séditieux,« tout rassemblement de plus de quinze personnes s’opposant à l’exécution d’une loi, d’une contrainte ou d’un jugement ».

3 septembre 1791: la constitution garantit aux citoyens « la liberté de s’assembler paisiblement et sans arme, en satisfaisant aux lois de police ».

10 avril 1838: loi qui précise que « toutes personnes qui formeront des attroupements sur la place ou la voie publique seront tenues de se disperser à la première sommation des préfets, sous-préfets, maires, adjoints, magistrats et officiers civils chargés de police judiciaire ».

7 juin 1848: loi qui organise la répression des attroupements d’individus armés ou susceptibles de troubler la paix publique.

1884 et 1907: débats à la Chambre des députés qui posent la question du droit de manifester. En 1907, Clemenceau refuse le principe d’un droit de manifester mais appelle les organisations syndicales et politiques à mieux les encadrer et à les organiser en lien avec l’autorité publique : « Je ne suis pas bien sûr qu’il y ait un droit de manifestation ; mais je suis d’avis cependant qu’il peut et qu’il doit y avoir une tolérance de manifestation ».

C’est dans ce contexte de relatif vide juridique que les manifestations se développent au 19 ème siècle.

La manifestation apparait moins comme un droit que comme une pratique de fait soumise à tolérance de la part de l’administration. Elle s’inscrit pleinement dans le rapport de force travail/capital.

Les pouvoirs publics la regardent avec méfiance, craignant toujours la dérive insurrectionnelle.

Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre sont en effet quasi-systématiques. Jusqu’à la manifestation « pacifique » du 17 octobre 1909, négociée avec les pouvoirs publics et encadrée par les « hommes de confiance », toutes les manifestations syndicales dans la capitale sont interdites.

25 octobre 1935: décret-loi, adopté dans le contexte des manifestations de rue des ligues d’extrême-droite, qui réglemente la manifestation (déclaration préalable notamment).

Malgré le décret-loi de 1935, le droit de manifester reste très ambiguë. Du point de vue juridique, si la manifestation n’est pas condamnée, rien ne la consacre et ne la garantie pour autant. La « liberté de manifestation » reste précaire dans son principe et fortement encadrée quant à sa pratique.

1946 et 1977: deux tentatives de constitutionnaliser le droit de manifester échouent.

4 novembre 1950: la Convention européenne des droits de l’Homme dispose dans son article 9 que « la liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

8 juin 1970: loi dite « anticasseurs ». L’article 314 de cette loi, souvent appliqué dans les années 1970, porte atteinte à la liberté de réunion et d’expression et au droit syndical.

23 décembre 1981: loi n°81-1134 qui abroge la loi du 8 juin 1970 et ramène le système juridique français à son équilibre traditionnel.

18 janvier 1995: le Conseil constitutionnel reconnaît, dans sa décision n°94-352 DC, que la liberté de manifester est une composante majeure de la liberté d’expression.

Tout au long du 20 ème siècle, la manifestation s’est affirmée comme un des modes d’action principaux du mouvement ouvrier et s’est inscrit à part entière dans le fonctionnement démocratique. Si la pratique de la liberté de manifestation s’est située loin des textes, elle s’est inscrite pleinement dans le cadre de la liberté d’expression et dans celui de la lutte des classes.

La décision du Conseil constitutionnel de 1995 a apporté toutefois une précision particulièrement importante, qui conforte le droit de manifester.


Note réalisée à partir des travaux suivants :
Hubert G. Hubrecht, « Le droit français de la manifestation », in Pierre Favre (sld), La manifestation, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, Paris, 1990, pp. 181-206.
Danielle Tartakowsky, Les manifestations de rue en France , 1918-1968, Publications de la Sorbonne, Paris, 1997.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 22:31

Un film que je ne connaissais pas et que m'a donné à voir une amie de la région. Une interview poignante à voir (en lien dessous).

 

Francine Christophe est l'auteur de:

« Une petite fille privilégiée » Editions Pocket

 

« Après les camps, la vie » Editions L’Harmattan

 

« Souvenirs en marge » Editions L’Harmattan

 

« Mes derniers récits » Editions L’Harmattan

 

« La photo déchirée et autres poèmes » Editions L’Harmattan

 

« Vous parlerez pour nous » Poèmes concentrationnaires Editions L’Harmattan

 

« La Fête inconnue » L’histoire d’une résistance enfantine à Bergen-Belsen 1944, édité par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation

 

« 15 avril 1945 Bergen-Belsen libéré » édité par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation

 

« Le Pêle-Mêle » Editions DACRES

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 22:55

Comme d'autres, je suis contre.

 

D'une part parce que ça ne servira jamais à dissuader un terroriste de se faire sauter au coeur d'un lieu public mais, comme le dit fort justement (pour une fois) Manuel VALLS, elle a valeur de symbole. (mais quel symbole? Voir "d'autre part)

 

D'autre part parce qu'elle introduit une inégalité de traitement entre Français (les enfants étrangers adoptés par des couples de Français par exemple) qui ne les rendra jamais tout à fait Français

 

Enfin parce qu'historiquement la dernière "vague de déchéances" remonte à ... 1939 et 1940 avec plusieurs milliers de déchéances de nationalités dont Maurice THOREZ (secrétaire du PCF et député du Front Populaire, futur Ministre d'Etat) et Charles DE GAULLE (futur Président de la République).

On apprendra, en outre, que Philippe Pétain, jugé en 1945, ne sera pas lui déchu de sa nationalité par ceux qui "avait déjà connu".

 

Ci-dessous, après les images, un lien vers l'émission de "Public Sénat" très instructive à cet égard.

Déchéance de nationalité? Un peu d'histoire?
Déchéance de nationalité? Un peu d'histoire?
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Publié par Marc Jammet - dans histoire Divers Sécurité
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 07:29

Repris du blog de Roger Colombier.

 

A cette époque, le Maroc est un royaume colonisé par l'Espagne, au nord et au sud, et par la France au centre.

Celle-ci s'est arrogée la région la plus vaste, la plus fertile et riche en ressources naturelles.

Côté espagnol, Abd el Krim a débuté dès 1921 une révolte armée contre l'occupant.

L'armée espagnole va de déroute en déroute et la France s'apeure d'une contagion rebelle sur son territoire.

Prenant un prétexte, en 1925, le maréchal Lyautey, résident général au Maroc, entre en guerre contre Abd el Krim.

Mais jugé trop mou par la France, le maréchal Pétain, lui partisan de la manière forte par tous les moyens, le remplace.

 

Abd el Krim ne dispose que de 75 000 hommes et de seulement 30 000 fusils, la plupart pris lors de la retraite des soldats espagnols.

Face à celui qui fonde la République du Rif, un corps expéditionnaire de 250 000 soldats français aguerris et lourdement armés.

Côté espagnol, autant de soldats et le général Franco, futur dictateur de l'Espagne, qui dirige la Bandera, la légion étrangère espagnole.

L'aviation française bombarde des populations civiles et les gaze : c'est la première utilisation de ces techniques terroristes au monde.

 

L'Internationale communiste et donc le PCF soutiennent la révolte républicaine d'Abd el Krim.

 

Mais au sortir de la Première Guerre mondiale, le mouvement ouvrier français est divisé entre les socialistes (la SFIO) et la CGT, largement majoritaires à la fois réformistes et colonialistes, et le PCF fondé en 1921 et la CGTU issue d'une scision de la CGT en 1922.

 

Une grève générale est lancée contre cette guerre coloniale le 12 octobre 1925, par le PCF et la CGTU.

 

"Vive la lutte internationale des peuples coloniaux et du prolétariat mondial", avait écrit à Abd el Krim Pierre Sémard secrétaire général du PCF en septembre 1924.

 

La presse de la pensée unique, oui déjà, parle de "grève insurrectionnelle" pour ce 12 octobre 1925.

 

Lors d'une échaffourée, un ouvrier est tué à Suresnes.

La police procède à 165 arrestations pour faits de grève et 263 manifestants sont poursuivis par la justice.

Les tribunaux vont réquérir 320 années de prison.

Maurice Thorez, futur secrétaire général du PCF, écope de 14 mois fermes.

 

Entre 400 000 et 600 000 ouvriers se mirent en grève, principalement en région parisienne.

L'action contre cette guerre coloniale est minoritaire.

Il n'empêche, elle marque les débuts de la solidarité internationaliste et de la lutte contre le colonialisme de la part du mouvement ouvrier français révolutionnaire.

 

Abd el Krim se rend à la France le 26 mai 1926. Lui et sa famille sont exilés dans l'île de la Réunion.

 

En 1947, ayant enfin obtenu l'autorisation de s'installer dans le sud de la France, il embarque sur un navire. Mais lors de l'escale à Suez, il s'échappe. Il passera la fin de sa vie en Egypte où il préside le Comité de libération pour le Maghreb.

 

Il meurt en 1963 au Caire.

Le président Nasser lui accorde des funérailles nationales.

La France et le Maroc ont refusé qu'il soit enterré dans sa terre natale.

Le Maroc n'était plus sous protectorat français depuis 1956.

 

Sur la petite histoire que les grands, qui font la grande, ne font pas apprendre dans les manuels d'histoire: Mes deux grands-pères furent forcés de connaître cet épisode colonial de leur pays respectif.

 

Auguste Colombier, appelé à 18 ans et 8 mois en mai 1917 lors de la Première Guerre mondiale et rescapé de cette boucherie, croit être démobilisé le 11 novembre 1918.

Hélas, le service militaire étant toujours de 3 ans, après une courte occupation de l'Allemagne, la France le fait embarquer via l'Algérie, pour Bouarfa, localité marocaine dans laquelle une société française exploite son manganèse depuis 1913.

 

Pour sécuriser cette exploitation, l'armée française.

Il réembarque pour la France au début de mai 1920. Rendu à Marseille, pas plus de démobilisation.

C'est toujours sous l'uniforme qu'il garde un tunnel à Catelnaudary, dans l'Aude, son département natal.

C'est la grève générale des cheminots et l'armée a été appelée pour protéger les intérêts des sociétés de chemin de fer.

 

Eudaldo Casas, lui, a passé la frontière française pour vendre sa force de travail dans les houillères de Carmaux.

Il n'a que 14 ans et connu que la misère en sa Catalogne espagnole natale et les patrons miniers ont besoin de bras pour compenser les travailleurs français partis au front lors de la guerre de 14-18.

Après l'Armistice, il est chassé de la mine.

Il se retrouve dans l'océan des vignes autour de Narbonne.

Pour les patrons de la viticulture languedocienne, un journalier immigré est une aubaine: beaucoup moins payé qu'un français et plus malléable...

 

L'Espagne l'appelle.

La guerre du Rif a débuté et il faut protéger les intérêts mercantiles d'Alphonse XIII et du capitalisme espagnol au Maroc.

Eudaldo Casas re retrouve dans la cavalerie coloniale. Les corvées et ses séjours en prison pour ne pas trop adhérer à cette guerre coloniale, plus la malaria qu'il attrape, le font démobiliser et rapatrier sanitaire en Espagne, sans pension militaire.

Mais il échappe ainsi au désastre d'Anoual, où son régiment se fait pratiquement exterminer par la révolte rifaine.

Eudaldo Casas combattra plus tard pour la République espagnole.

 

Si vous rencontrez en ces lignes une ressemblance avec aujourd'hui et si vous adhérez à la lutte des classes pour un monde plus juste et solidaire, alors vous êtes mes camarades.

 

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2015/10/12-octobre-1925-greve-generale-contre-la-guerre-coloniale-du-rif.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

12 octobre 1925: grève générale contre la guerre coloniale du Rif
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