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Le blog de Marc Jammet, conseiller municipal et communautaire de Mantes la Jolie

78 Actu. La mosquée empiète légalement sur le square

9 Mars 2022, 09:22am

Publié par Marc Jammet

À Mantes-la-Jolie, la mosquée empiète désormais légalement sur le square

Deux parcelles ont été revendues par la Ville de Mantes-la-Jolie (Yvelines) au Royaume du Maroc.

« Cette mosquée occupe le domaine public sans que personne n’y ait jamais rien trouvé à y redire. »

Lors du conseil municipal du 7 février 2022, Marc Jammet (Vivre mieux à Mantes-la-Jolie) a rappelé les dysfonctionnements liés à la construction de la mosquée Radar au Val Fourré « qui à l’époque, avait fait couler beaucoup d’encre ».

À l’origine de la prise de parole du leader du groupe d’opposition, une délibération demandant l’accord des élus pour céder deux parcelles de 29 et 309 m2 au Royaume du Maroc pour 20 000 €, « conformément à l’avis des Domaines du 4 juin 2021 ».

 

Ainsi, l’emprise de la mosquée Ibn Affane empiétait sur le square des Peintres. « Cet empiétement était constitué d’une part, par l’escalier d’entrée de la Mosquée sur la rue Jean-Honoré Fragonard et d’autre part, par un espace clôturé privatif le long de la façade ouest de l’édifice », peut-on lire dans la délibération.

Joint par téléphone, Jean-Luc Santini, adjoint à l’urbanisme explique :

 

« À l'époque de la construction, nous avions déjà donné l'autorisation à l'association d'empiéter. Cela faisait suite à une demande des pompiers de construire un accès et une issue de secours. »

Jean-Luc Santini

Adjoint à l'urbanisme, Mantes-la-Jolie

Des propos qui viennent étayer ceux tenus le soir du conseil : « Il n’y a rien d’illégal ni d’obscur là-dedans. Nous savions qu’il faudrait régulariser à un moment. »

Des plans non-conformes au permis de construire

Pour rappel, cette mosquée a mis des années à être construite et à pouvoir accueillir des fidèles, en raison notamment de soupçons de malversation financière et détournement de fonds. Une enquête préliminaire avait d’ailleurs été ouverte en 2016 par le parquet de Versailles.

D’autre part, un article paru dans le Courrier de Mantes en juin 2016, évoquait des « différences majeures entre les plans initialement validés et la réalité de la construction ». À l’époque et sous couvert d’anonymat, un agent de la mairie déclarait : « En fait, rien n’est conforme au permis de construire et ce qui a été constaté de visu, c’est qu’il y aurait finalement trois niveaux dédiés à la prière en attendant que la terrasse, qui n’a pas été construite pour accueillir du public, soit couverte et en accueille également ».

De son côté, Jean-Luc Santini rappelle que « la mosquée a fait l’objet de plusieurs permis modificatifs car les pompiers ont été très exigeants lors de leurs différentes visites. »

 

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