Communiqué de presse. Mantes la Jolie. La dette ne baisse pas, elle augmente.
C'est l'intégralité du communiqué que j'ai envoyé à la presse.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Mantes la Jolie. La dette ne baisse pas, elle augmente
Lors du conseil municipal du 21 mai 2012, par une présentation fallacieuse, le maire a laissé entendre que la dette en 2011 avait baissé d'un peu plus de 3 millions d'euros.
C'est faux. La dette passe de 86,6 millions d'euros fin 2010 à 87,4 millions d'euros fin 2011 soit une augmentation de pratiquement 750.000 euros.
Le maire; dans sa présentation, a volontairement amalgamé les chiffres de qui était prévu au budget municipal et la réalisation effective de ce dernier.
Ainsi le budget municipal 2011 (voté en décembre 2010) ne prévoyait pas la forte augmentation des impôts locaux (+ 23% en moyenne pour la taxe d'habitation) qui a, elle, été votée en avril 2011.
Les recettes nouvelles de cette augmentation (2,9 millions d'euros) ont été exclusivement consacrées à diminuer l'augmentation prévue de la dette. Celle-ci était estimée fin 2011 à un peu plus de 4 millions d'euros, elle est au final de 747.397,53 euros. La dette ne baisse donc pas mais augmente d'à peu près 750.000 euros.
Le maire a communiqué également sur l'excédent de 5 millions d'euros dégagé en 2011.
Cet excédent n'est pas dû à une bonne gestion comme l'indique le maire mais à l'annulation du tiers des dépenses d'investissements prévus. A titre d'exemple, les opérations d'équipements au Val-Fourré ont été réduites de plus de 4 millions d'euros.
En 2011, en recettes, la Ville n'investit donc pas 12,8 millions d'euros. Aux titres de ces investissements, elle devait percevoir 7,2 millions d'euros de subventions diverses. La différence est donc égale à un peu plus de 5 millions d'euros. C'est l'excédent constaté au compte administratif 2011.
Ces dépenses ont été reportées en partie en 2012. On ne peut donc pas en déduire, à proprement parler, une gestion saine puisque cet excédent est fictif.
La réalité c'est que les finances de la Ville sont extrêmement fragiles. L'augmentation des impôts locaux n'a même pas fait diminuer la dette et le tiers des investissements prévus a été annulé en cours d'année. Quant à la ZAC des Bords de Seine (pour laquelle le maire a peu communiqué) le déficit cumulé en 2011 se chiffre à 1,5 millions d'euros contre 670 mille euros en 2010.
Le maire a beau se vanter et tordre les chiffres pour les rendre attrayants, la réalité vécue par les Mantais c'est l'augmentation effarante des impôts locaux (8,5% en 2010, 23% en 2011, 2% en 2012), les augmentations des prix pour les services publics municipaux (stationnement et social), les écoles non-entretenues, la voirie en déliquescence.
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