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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 08:25

Des journalistes pour servir la soupe de l'UE du capital?

A partir de ce mois d'octobre, "L'Académie Notre europe", -tout un programme-, émanation de l'Institut Jacques Delors -celui-ci ex-président français de gôche de la Commission européenne- organise une formation en direction des journalistes. Pour une information à venir libre et non faussée?

Ben oui. Enrico Letta, ex-premier ministre italien de droite, actuel dirigeant de l’École des affaires internationales de Sciences Po à Paris-sans doute à cause de ses bonnes idées-, est aussi le patron de l'Institut Jacques Delors et l'initiateur du projet "L'Académie Notre Europe".

Pour expliquer son action, il a déclaré ni plus ni moins: "Un vent nouveau souffle sur l’Europe (…). L’élection d’Emmanuel Macron, dont la campagne résolument pro-européenne a été une nouveauté et une réussite, a profondément renouvelé la politique française. Nous souhaitons accompagner ce renouveau et contribuer à la formation d’une nouvelle classe dirigeante pro-européenne, préparée et capable de faire face à la complexité des défis que traverse l’Europe. Une classe dirigeante jeune, avec des idées novatrices et l’enthousiasme nécessaire pour refonder le projet européen. "

 Et les intervenants dans cette formation seront d’anciens commissaires européens, des dirigeants d’organisations internationales, d’anciens ministres et des décideurs européens et nationaux de haut niveau.  Si j'osais, porteront-ils un bonnet blanc ou un blanc bonnet?

Dans un communiqué, le SNJ CGT a été le seul à critiquer cette formation payante, éligible au crédit de formation des entreprises, en direction des journalistes pour tenter d’intégrer la profession dans un processus européen qui, de plus en plus, tourne le dos aux citoyens.

Son communiqué du 29 septembre 2017:

« L’Académie Notre Europe », émanation du think tank Institut Jacques-Delors, organise à partir du mois d’octobre une formation en direction des journalistes.

Le premier vendredi de chaque mois, d’octobre à juin, une vingtaine de journalistes suivront une formation de quatre heures dont l’objectif est de « favoriser les échanges entre relais d’opinion et protagonistes de la construction européenne ».

Les intervenants seront « d’anciens commissaires européens, des dirigeants d’organisations internationales, d’anciens ministres et des décideurs européens et nationaux de haut niveau » (sic).

Jusque-là, rien de répréhensible, mais les déclarations d’Enrico Letta, ex-premier ministre italien et libéral assumé, actuel dirigeant de l’École des affaires internationales de Sciences Po à Paris, président en exercice de l’Institut Jacques-Delors et initiateur du projet de l’Académie Notre Europe, ne sont pas pour rassurer : « Un vent nouveau souffle sur l’Europe (…). L’élection d’Emmanuel Macron, dont la campagne résolument pro-européenne a été une nouveauté et une réussite, a profondément renouvelé la politique française. Nous souhaitons accompagner ce renouveau et contribuer à la formation d’une nouvelle classe dirigeante pro-européenne, préparée et capable de faire face à la complexité des défis que traverse l’Europe. Une classe dirigeante jeune, avec des idées novatrices et l’enthousiasme nécessaire pour refonder le projet européen. »

Les libéraux européens rêvent depuis longtemps de transformer les journalistes en simples « relais d’opinion », au détriment de leur responsabilité sociale de décrypteurs de l’information au service des citoyens.

Le SNJ-CGT dénonce ces formations (payantes) et leur statut de formation continue, éligible aux crédits de formation des entreprises.

Ce n’est pas la première fois que de telles formations en direction des journalistes sont organisées pour tenter d’intégrer la profession dans un processus européen qui, de plus en plus, tourne le dos aux citoyens.

Pour le SNJ-CGT, le journaliste ne doit pas être dépendant des groupes de pression, quels qu’ils soient, et encore moins se transformer en agent de communication au service des pouvoirs.

Le SNJ-CGT appelle à l’inverse les journalistes à enquêter, analyser, décrypter le fonctionnement de l’Union européenne, de plus en plus guidée par des valeurs ultralibérales.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 08:54

Oui, la même qui avec d'autres du grand capital, est tombé à bras raccourcis sur le président des USA pour la raison que vous savez, donne son feu vert mercredi dernier pour exploiter le gaz de schiste. Sans rire, à condition de respecter des "principes communs" minimaux, notamment sanitaires et environnementaux. Il vous ne vous en a pas parlé Nicolas Hulot?

Le Parlement européen, qui ne sert qu'à émettre des voeux, n'a pas été d'accord. Mais Bruxelles et les chefs d'état et de gouvernement dirigent seuls la politique européenne. C'est même écrit noir sur blanc dans les textes.

Attention, dit la Commission européenne dirigée par Jean-Claude Juncker, ex-premier ministre du paradis fiscal qu'est le Luxembourg et qui n'en a rien à tamponner de l'écologie solidaire, les états devront s'assurer que les installations pour exploiter le gaz de schiste soient "construites de manière à éviter des fuites à la surface et des déversements dans le sol, l'eau ou l'air". Toujours sans rire.

Total, entreprise française du CAC 40, est doublement heureux. Il a investi 558 millions de dollars dans le gaz de schiste aux USA fin 2016. "Il ne s'agit pas d'un virage stratégique, Total a simplement saisi une opportunité qui lui semblait intéressante", indiquait une source proche du groupe dans le journal Les Echos à cette époque. Banco avec D. Trump. Et dans l'UE du capital, ça va baigner pour lui également.

Si vous ne le saviez pas, concernant Total, ce petit dessin pour vous rappeler.

Haro sur Donald Trump. Mais la Commission européenne vient d'autoriser l'exploitation du gaz de schiste
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 07:50

Pourquoi je n'adhère pas au projet

d'Union européenne tel qu'il se construit,

par Romain Rolland

 

Un document d'une valeur exceptionnelle. Quand le comte Coundehove-Kalergi propose a l'écrivain Romain Rolland de prendre la tête de son projet de Paneuropa ( = Union européenne), ce dernier refuse et développe un argumentaire qui reste d´une remarquable actualité.

 

En quelques lignes, la plume de Rolland dévoile les hypocrisies du programme tiraillé entre les idéaux des belles âmes européistes et sa réalité concrète d´instrument entre les mains d´intérêts capitalistes.

 

Romain Rolland était bien un compagnon de route au sens noble du terme : critique sans concessions des duperies adverses, critique juste et bienveillant de nos erreurs, critique lucide de ses propres illusions passées, ici sur l´idée et la réalité d´Europe. A lire.

 

Introduction et texte retranscrit pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Sur Pan-Europa (28 janvier 1930)

 

 

J'ai refusé mon nom au comte Coudenhove et pour son comité d'honneur de Pan-Europa. En dépit des sincères bonnes volontés qui lui prêtent l'auréole de leur candeur idéaliste, je vois tapis sous la robe de Pan-Europa trop d'énormes intérêts et trop d'énormes intérêts et trop de menaces pour l'avenir.  

 

J'ai des raisons de craindre que "ce bloc enfariné" comme disait notre La Fontaine, n'ait pour premier objet l'exploitation du reste de la terreet pour conséquence finale la guerre contre les autres blocs qu'il aura provoqués.Timeo Danaos...

 

C'est le malheur des temps que nous ayons perdu confiance dans le personnel qui nous gouverne, et - (le plus malheureux) - que cette méfiance soit saine. Car ce personnel est le même que celui qui nous a valu la guerre, et rien ne nous prouve qu'il ait changé. Ses batteries seules ont change. Il se sert aujourd'hui de la paix, comme hier de la guerre, ainsi que de deux sources de profits alternantes.

 

Nous ne devons pas être dupes des mots. Le mot "international" ne vaut pas mieux, en soi, que le mot: "national", si ce sont les mêmes hommes qui s'en encocardent.

 

Rien n'est plus "international" que le capitalisme oppresseur, et le moindre danger d'aujourd'hui n'est pas une Sainte-Alliance des grands capitaines d'industries et des grandes bourgeoisies fascistes d'Occident.

 

Je mets en garde tous ceux qui m'écoutent contre la montée de la Réaction en Europe et je les invite à en observer toujours, comme premier symptôme, les menaces contre la Russie. Je n'accepte point une Europe qui n'ait point accepté, sans arrière-pensée, l'URSS.

 

Car, quelles que soient les erreurs de celle-ci - (erreurs trop explicables dans un immense pays, encerclé d'ennemis, miné de trahisons où la Révolution a reçu du monstrueux régime qu'elle a brisé un héritage accablant de misère, d'ignorance, de corruption et de ruines, qu'il faut liquider) - quels que soient les échecs auxquels se sont heurtés les grands rêves du début, la pensée d'un Lenine, pure et tranchante comme un glaive, - l'URSS reste toujours la barrière indispensable contre la Réaction européenne, le contre-pieds nécessaire au fascisme qui, sous toutes les formes, s'infiltre dans les veines de l'Occident. N'y laissez point toucher.

 

Veillez ! Et quelle que soit la paix qu'on vous apporte, montez la garde autour ! Ne vous en déchargez pas sur des hommes dits de confiance ! Une saine démocratie n'est jamais mieux gardée que par elle-même.

 

Et souvenez-vous que la guerre dernière a été entreprise (disait-on!) pour être la dernière guerre et fonder la paix ici-bas! J'ai combattu naguère le bellipacisme. Veillez à ce que nous n'ayons pas a combattre maintenant le pacibellicisme !

 

Romain Rolland.

 

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Publié par Marc Jammet - dans international Europe
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 07:50

Très chère privatisation des « TER » britanniques : des tarifs 50 à 300 % plus chers que là où le réseau reste public

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

2015 est une année qui commence bien ... avec la hausse des tarifs, en France comme en Grande-Bretagne. De l'autre côté de la Manche, les militants oour la re-nationalisation du rail étaient sur le parvis des gares pour rappeler les effets désastreux pour le porte-monnaie des usagers de la privatisation actée il y a 20 ans de cela.

 

Ils étaient à King's Cross pour éclairer les Londoniens sur le scandale de la privatisation des trains de banlieue. Les militants de la campagne Action for rail (AfR) menée par le Trade Union Congress (TUC), la confédération syndicale unitaire britannique.

 

Vive la privatisation : + 60 % de hausse des tarifs depuis 2008 !

 

Les syndicalistes du RMT (Syndicat majoritaire chez les cheminots, sur des positions de lutte), ASLEF (Syndicat des conducteurs) et TSSA étaient présents également pour dénoncer l'augmentation de 2,5 % des tarifs au 1er janvier.

 

C'est plus largement sur l'explosion des tarifs du rail depuis la privatisation que les militants syndicats tiraient la sonnette d'alarme : + 60 % en moyenne depuis 2008 seulement.

 

Depuis la privatisation, au début des années 1990, l'augmentation des tarifs a été trois fois supérieure à celle de l'augmentation des salaires.La Grande-Bretagne dispose désormais des tarifs les plus élevés du monde.

 

Action for Rail(AfR) a offert de nouveaux chiffres qui font mal, une comparaison du tarif des pass mensuels pour des trains de grande banlieue dans les principales métropoles européens, qui démonte l'argument de la privatisation garante de tarifs moins élevés.

 

Des tarifs 50 % plus élevés qu'en France, quatre fois plus qu'en Espagne !

 

En effet, AfR montre qu'un pass mensuelpour le trajet Londres-Brighton (50 km) coûte 500 €, soit 17 % du revenu mensuel moyen d'un ménage britannique.

 

A titre de comparaison, un pass mensuel pour Paris-Compiègne (50 km) coûterait 350 €, soit 12 % du revenu mensuel d'un ménage français. Un tarif 50 % inférieur à celui pratiqué sur le réseau régional londonien.

 

La comparaison est encore plus cruelle avec les autres pays d'Europe de l'ouest : les tarifs d'un Londres-Brighton sont 80 % supérieurs à ceux d'un Cologne-Aix la Chapelle (278 €), 250 % par rapport à un Civitavecchia-Rome (150 €) et 300 % plus élevés qu'un Madrid-Ségovie (125 €) !

 

En proportion du revenu mensuel moyen dans ces pays, si un Londres-Brighton revient à 17 % du revenu mensuel d'un ménage britannique, les trajets correspondants sus-mentionnés reviennent à 9 % d'un revenu mensuel moyen d'un ménage allemand, 6 % pour les ménages italiens et espagnols.

 

On comprend mieux pourquoi l'étude commanditée parle TUC l'an dernier qualifiait la privatisation du rail « de vol généralisé »au profit de grands groupes privés britanniques, ou même de groupes publics étrangers qui contrôlent désormais ¾ des franchises du rail.

 

La SNCF française, la Deutsche Bahn allemande et la NS hollandaise sont en pôle position sur le « marché » du rail britannique.

 

La re-nationalisation permettrait une baisse immédiate de 18 % des tarifs

 

Il n'est plus à prouver que la privatisation du rail a été synonyme en Grande-Bretagne, outre les tarifs prohibitifs, d'atteintes mortelles à la sécurité, de désinvestissement dans le réseau, de retards chroniques, mais aussi de coûts supplémentaires pour le contribuable qui subventionne la dite libéralisation du secteur.

 

Une étude récente conduite par l'association Transport for Quality of Life (TFQL) a révélé que la privatisation induit un coût supplémentaire de 1,3 milliard d'euros par an, en effacement de dettes, dividendes payés aux investisseurs privés et en divers coûts administratifs.

 

Un retour à un monopole public national pourrait, selon TFQL, de baisser immédiatement les tarifs du rail britannique de 18 %.

 

Il n'est pas étonnant que, selon un sondage de YouGov d'octobre 2013, deux-tiers des personnes interrogées pensent que« les compagnies du rail doivent être publiques », contre 23 % qui préfèrent la gestion par le privé.

 

« Les Britanniques payent les tarifs les plus élevés d'Europe pour des services de plus en plus médiocres » (RMT)

 

Ce vendredi 2 janvier, devant King's Cross, la secrétaire générale du Trade Union Congress, Frances O'Grady, reconnaissait que « le coût pour les passagers de l'échec que constitue cette privatisation ne peut être ignorée. On a maintenant des trains plus lents et des tarifs plus élevés que dans les pays qui ont conservé un rail entre les mains du public ».

 

Mick Cash, secrétaire-général du syndicat RMT hégémonique chez les cheminots sur des positions combatives, allait plus loin: « Le scandale de la grande arnaque des tarifs du rail britannique contnie avec des hausses bien plus élevés que la moyenne des hausses de salaire, et elle touchera ceux qui sont déjà touchés de plein fouet par l'austérité ».

 

« Après deux décennies de privatisation, les Britanniques payent les tarifs les plus élevés d'Europe pour voyager, en échange de piètres services : un matériel usé, des trains en sous-effectif et bondés. Les compagnies privées s'en mettent plein les poches pendant ce temps. Les hausses de tarifs d'aujourd'hui ne font qu'alimenter ce scandale ».

 

« Le RMT déclare qu'il faut diminuer les tarifs et qu'une propriété publique, avec un personnel revenant sous giron public, nous permettrait justement de faire cela ».



Le syndicat RMT vise juste et touche au cœur de ce qu'exigent les Britanniques : oui à la re-nationalisation du rail en Grande-Bretagne, défense du monopole public du rail en France pour ne pas suivre ce désastreux exemple !

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 08:11

EU-ban-on-dairy-from-Israeli-settlements-destructive strict

 

Les pays de l'Union européenne ont vendu des sommes records d'armes à Israel en 2012 et 2013 : stop à l'hypocrisie

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Le Parlement européen vient de se prononcer pour la reconnaissance d'un État palestinien, après certains parlements nationaux. Dans le même temps, les pays européens continuent d'armer un État qui tue au quotidien les Palestiniens. Retour sur les livraisons de la honte.

 

L'Union européenne, comme les pays qui la composent, ont l'art de manier le double discours, les manifestations d'indignation théoriques face aux offensives israéliennes et les accords de coopération pratiques, à multiples facettes, avec l’État sioniste.

 

La plaisanterie. « Un code de conduite sur les exportations d'armes » ?

 

Depuis 1998, l'UE dispose d'un Code de conduite sur les exportations d'armements poussant les États à n'exporter des armes qu'à des pays qui respectent : (1) les droits de l'Homme ; (2) les engagements internationaux ; (3) la paix et la sécurité régionale ; (4) un refus du terrorisme.

 

Quinze ans après, les pays de l'Union européenne continue de vendre des armes prioritairement à l'Arabie saoudite, au Qatar, au Pakistan qui sont loin de respecter ses critères, ainsi qu'à Israël.

 

Savoir l'étendue de la coopération militaire de l'Union européenne avec Israël n'est pas chose aisée tant elle peut se draper dans des accords de coopération à dominante civile, des projets de recherche aux finalités diverses.

 

On se rappelle qu'en juillet 2012 l'UE avait signé un accord de coopération portant sur 60 programmes concrets, dans 15 domaines d'actions.

 

Une collaboration institutionnalisée dans des secteurs stratégiques et hautement politiques :coopération policière (Europol), judiciaire (Eurojust), spatial (ESA), et militaire enfin euphémisée derrière la collaboration dans les domaines de la « sécurité maritime et aérienne ».

 

Les livraisons d'armes sont certes plus limitées que les colossales aides américaines à Israël, mais loin d'être nulles, elles sont surtout multi-formes, difficiles à tracer. Nous allons tâcher ici d'en donner quelques exemples illustrant cette collaboration concrète des pays européens.

 

La France, un partenaire militaire fidèle d’Israël

 

Quelle place occupe la France dans les autorisations d'exportations ? Selon les chiffres même de l'UE, une place privilégiée.

 

Un rapport de 2008 de l'UE sur les licences d'exportations soulignait que, pour l'année 2007, la France était de loin le premier pays à accorder des licences d'exportations d'armes vers Israel : 120 millions, soit 60 % des autorisations d'exportation.

 

Selon le rapport, la France était en première place pour la « livraison de matériel lié aux avions de chasse » pour 10 millions d'€, ainsi que pour les « équipements électroniques » à finalité militaire – systèmes de guidage, de navigation, de brouillage de satellite – pour 89 millions d'€.

 

On se rappelle que certains observateurs avaient été frappés de voir le label « Made in France » sur des missiles Hellfire retrouvés à Gaza, en 2009.

 

Si l'année 2007 a marqué un pic, cela n'a pas marqué la fin de ces licences d'exportation. Sur la période 2008-2012, la France occuperait toujours la troisième place pour les licences d'exportation, 200 millions d'€

 

Concernant l'arme fatale du XXI ème siècle, les drones, c'est en collaboration étroite avec Israel que la France avance. Dès les années 1990, Lagardère puis EADS se dote des drones israéliens Hunter/Heron pour en faire les fameux Eagle One, maintenant Harfang entrés en service en 2008.

 

La France prépare les drones de nouvelle génération, cette fois avec la collaboration de Dassault et Thalès. C'était le sens de l'achat programmé de la plate-forme Heron TP (ou « Eitan ») en 2011 pour 500 millions d'€. Les drones Eitan étaient entrés en service lors de la guerre de Gaza de 2009.

 

Si Israel a perdu en 2013 les contrats pour la livraison de 10 à 12 drones (670 millions d'euros!) pour le renouvellement de la flotte française, face aux américains de General Atomics, elle devrait collaborer étroitement au projet, tant les experts israéliens sont liés à l'entreprise américaine.

 

Le Royaume-uni : pour quelques millions (ou milliards) de £ de plus ?

 

Le Parlement britannique a, lui aussi, voté pour la reconnaissance de l'Etat palestinien. Il est même allé plus loin, en annonçant cet été la « review » (révision) de plus de 8 milliards de £ (10 milliards d'€) de licences d'exportation commerciales et militaires.

 

Le chiffre donne le vertige, le gouvernement britannique a tenu à préciser : il ne s'agit même epas d'annuler ces autorisations d'exportation, ni les contrats déjà signés.

 

Et le gouvernement souligne que les autorisations militaires ne concerneraient que 275 millions de £ (400 millions d'€), une somme déjà énorme.

 

Mais les 9 autres milliards d'€ auraient surtout à voir avec des dispositifs de télécommunications, des systèmes de cryptage, dont on peut aisément devenir la porosité avec le domaine militaire.

 

Une somme énorme qui concernerait avant tout des logiciels de cryptage, de communications militaires mais aussi des pièces détachées pour des véhicules militaires. Des licences qui concerneraient 130 entreprises britanniques, toucheraient aux composantes du drone israélien Hermes mais aussi certaines pièces des chars d'assaut d’Israël.

 

Concrètement, de janvier à juin 2014, le Royaume-uni avait déjà vendu pour 9 millions d'€ d'armes : des composantes pour les avions de chasse (400 000 €), pour les drones (150 000 €), pour la guerre électronique (2 millions d'€), pour le ciblage (1,5 millions d'€), pour l'imagerie et les tirs de nuit (2 millions d'€), ou encore des systèmes d'armes à énergie dirigée (800 000 €).

 

L'Allemagne, des sous-marins nucléaires pour Israël

 

L'Allemagne la joue beaucoup plus franchement. Pas question de reconnaître l'Etat palestinien, et l'alliance avec Israel reste intouchable pour la chancelière Merkel.

 

L'Allemagne est même allée plus loin. Elle a livré cette année le 4 ème de ses sous-marins Dolphin. Elle prévoyait d'en livrer un cinquième d'ici la fin de l'année, et un sixième d'ici 2017. Des sous-marins qu'Israel aurait empressé d'armer de missiles à tête nucléaires.

 

Chaque sous-marin coûte près de 700 millions d'€, mais l'Etat allemand a décidé de subventionner (!) un tiers de la somme, soit autour de 200 millions d'€ par sous-marin, soit plus de 1 milliard d'€ de cadeau allemand à l'Etat israélien.

 

C'est aussi en fin d'année 2013 que l'Allemagne a accepté la vente de 3 destroyers destinés à protéger les pipelines israéliens (pour le transport de l'énergie). Elle a encore accepté une réduction de 30 % du prix de vente, réduisant la facture pour Israël de 950 millions d'€ à 650 millions.

 

L'Italie, championne d'Europe des licences d'exportation ?

 

C'est que soulèvent les militants des Associations de lutte pour le désarmement en Italie. Pour la seule année 2012, l'Italie aurait acté pour 475 millions d'€ de licences d'exportations vers Israel, une conséquence de l'Accord de coopération militaire et de défense signé par Berlusconi en 2005.

 

L'Italie a ainsi exporté en 2012 un système de satellite optique pour l'observation de la terre, des dispositifs de contrôle des vols de drones/planeurs, ou encore des systèmes de télécommunications aux normes de l'OTAN.

 

Le groupe italien Finmeccanica – partenaire privilégié de Dassault, EADS dans les projets européens – a surtout livré en 2014 deux avions d'entraînement M-346, des aéronefs à la pointe de la technologie, qui peuvent être configurés comme bombardiers légers.

 

Ce n'est que le début, un contrat pour la livraison de 30 modèles M-346 a déjà été conclu, pour la somme d'1 milliard d'€.

 

Les entreprises italiennes du secteur de l'armement importent également du matériel israélien, pour une valeur de 50 millions d'€ sur ces deux dernières années : Simmel importe ainsi des composantes pour ses bombes, Beretta pour ses armes automatiques, en particulier les pistolets-mitrailleurs.

 

21 pays sur 27 dans l'UE ont vendu des armes en 2012

 

Sur la période 2008-2012, 21 pays européens sur 27 ont vendu des armes, ou tout du moins des licences d'exportation à caractère militaire, à Israël.

 

Y compris l'Espagne qui se gargarisait aussi de reconnaître l'Etat palestinien dans son Parlement, elle a vendu pour 25 millions d'€ de licences dans la période 2008-2012, 5 millions d'€ pour la seule année 2013, ce qui en fait officiellement le 6 ème pays exportateur européen d'armes vers Israël.

 

Craignant toutefois pour ses approvisionnements en Europe de l'ouest, Israel a diversifié au cours des années 2000 ses approvisionnements en … Europe de l'Est. Russie et Ukraine pour l'armement lourd, République tchèque, Bulgarie, Roumanie, Pologne et Finlande pour l'armement léger.

 

Pour les pays désormais intégrés à l'UE, il est intéressant de remarquer que la Roumanie est, pour la période 2008-2012, le 4 ème partenaire militaire européen d’Israël, ayant accordé près de 95 millions d'€ de licences d'exportation.

 

Sur les ventes de licences d'exportation réalisées en 2007 (la Roumanie y occupait déjà une surprenante 3 ème place), on s'aperçoit que la Roumanie vend à Israel surtout des armes légères, des matériels explosifs mais aussi des composantes pour ses aéronefs.

 

Sur le terrain, l'entreprise israélienne Elbit dispose en Roumanie de quatre filiales – Elbit System, Elmet International, AE Electronics et Simultec – qui assurent l'essentiel de la mise à jour des systèmes électroniques de l'armée roumaine.

 

En 2011, Elbit a obtenu un contrat de 18 millions de $ pour mettre à jour l'avion de transport C-130 de la flotte aérienne roumaine.

 

La Bulgarie, la République tchèque et la Pologne font partie du « Top 10 » européen des exportateurs d'armes, avec un total de 50 millions d'€ à eux trois.

 

La République tchèque avait déjà vendu des systèmes de missile tactique (d'origine russe) en 2006, les Totchka, tandis que la Bulgarie avait fourni 6 systèmes d'artillerie de 130 mm en 2004.

 

La Bulgarie a confirmé par un accord en 2012 de coopération militaire, comprenant entraînement communs, projets industriels et de recherche avec Israël.

 

La Pologne : liaisons dangereuses avec le lobby militaro-industriel israélien

 

La Pologne, suivant le grand frère allemand, développe des accords de coopération militaire de grande ampleur avec l'Etat israélien.

 

Elle a annoncé depuis 2010 son intention de renouveler sa flotte aérienne composée de vieux appareils soviétiques et américains, le Ministère de la Défense pousse pour l'achat de drones israéliens Eitan et Hermès.

 

Le Général Skrzypczak, vice-ministre de la Défense et ancien commandant des forces armées polonais, formé aux États-Unis, est connu pour ses relations très étroites avec l'industrie militaire israélien. Il a été démis de ses fonctions fin 2013 pour « conflit d'intérêts » avec le groupe industriel israélien Rafael, pour avoir favorisé la signature de contrats avec Israël.

 

Des accords militaires ont d'ores et déjà été signés depuis 2010 pour livrer à la Pologne des technologies de surveillance et de contrôle, achetés à Elbit pour 16 millions de $. Elbit est responsable du contrôle du mur de séparation, ainsi que pour la réalisation des drones Hermes.

 

Israël avait déjà aussi convenu de la formation des pilotes de la flotte aérienne polonaise ainsi que des forces spéciales. Le groupe industriel Rafael avait signé un contrat d'investissement de 450 millions de $ pour construire des armes en Pologne, dont les missiles anti-chars Spike.

 

Quand même la paisible Finlande fait du business avec Israel...

 

Même la vertueuse Finlande n'y échappe pas. De 2002 à 2010, la Finlande aurait fourni pour près de 4 millions d'€ de missiles anti-char, en faisant dans le domaine, le second fournisseur derrière les Etats-unis.

 

La Finlande a auassi importé pour 37 millions d'€ de missiles moyenne portée de l'entreprise Rafael en 2000-2001, et pour 21 millions d'€ de systèmes électroniques militaires. Elle aurait acquis pour 170 millions d'€ d'armes israéliennes depuis 1999.

 

Et la coopération continue, elle est même florissante. La Finlande a des contrats de livraisons de matériel de plusieurs dizaines de millions d'euros avec les plus grands groupes d'armement israéliens Elbit, Rafael ou Fibrotex.

 

En tout, en Europe, les licences d'exportation sont passées de 150 millions d'€ en 2008 à 600 millions d'€ en 2012. Depuis 2007, les entreprises israéliennes Elbit et Israeli Aerospace Industries ont été autorisés à participer à des projets de recherche d'une valeur de 244 millions d'€.

 

A combien vont s'élever les licences d'exportation pour 2013 ? On ne le sait pas encore, pas de doute qu'on risque d'atteindre un nouveau record.

 

Les contrats réellement signés – ceux pour les destroyers et sous-marins allemands, les avions d'entraînement italiens, et ce malgré les accrocs pour les drones que la France et la Pologne prévoyaient d'acheter en Israel – devraient se chiffrer à plusieurs milliards d'euros.

 

Combien vaut une reconnaissance formelle de l'Etat palestinien dans les Parlements européens quand chaque jour la possibilité réelle qu'un Etat palestinien voit le jour est annihilée par des armes, ou des composantes, ou des technologies venant d'Europe ?

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 14:30

A l'ONU, l'UE libre et non faussée s'abstient sur la "lutte contre la glorification du nazisme"

 

23 Novembre 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs Publié dans #politique

 

Les USA, le Canada et l'Ukraine ont voté contre. Toute l'Union européenne capitaliste s'est abstenue. 115 états ont approuvé la résolution. Extraits:

4. Se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la Waffen-SS, sous quelque forme que ce soit, notamment l’édification de monuments et d'ouvrages commémoratifs et l’organisation de manifestations publiques à la gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme, ainsi que les déclarations, expresses ou implicites, selon lesquelles ces membres et ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi ont participé à des mouvements de libération nationale;

6. Met l’accent sur la recommandation du Rapporteur spécial selon laquelle « les États devraient interdire toute célébration commémorative, officielle ou non, du régime nazi, de ses alliés et des organisations apparentées »12 et souligne à cet égard qu’il importe que les États prennent des mesures pour lutter contre toute manifestation organisée à la gloire de l’organisation SS et de ses composantes, dont la Waffen-SS, dans le respect du droit international des droits de l ’homme;

7. Se déclare préoccupée par les tentatives répétées de profanation ou de démolition de monuments érigés à la mémoire de celles et ceux qui ont combattu le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que d’exhumation ou de levée illégales des dépouilles de ces personnes et, à cet égard, exhorte les États à s’acquitter pleinement des obligations qui leur incombent, au titre notamment de l’article 34 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949; (...)

L'article est à lire sur le blog d'Olivier Berruyer.

 

Ainsi donc, la France, hier patrie des Lumières et des droits de l'Homme et du citoyen, aujourd'hui conduite par notre grandeur François de l'Elysée, s'est abstenue. Pile poil pour le 70e anniversaire de la Libération de la France, dans laquelle la Résistance a pris une part active contre le nazisme et ses alliés, les collabos et le régime fascisant de Pétain.

Et qui laisse progresser l'extrême droite en France en pratiquant une politique du pire en collaboration avec le patronat?

 

NaziONU

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 22:32

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Quand Jean-Claude Juncker contribuait

au fichage, à l’espionnage de ses compatriotes !

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Dis-moi qui te dirige, je te dirai qui tu es.Le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, traîne de sacrés boulets : non seulement « Luxleaks » et l’évasion fiscale couverte par l’Etat, mais aussi « les écoutes du SREL »

 

 

Le nouveau président de la Commission européenne, intronisé en novembre 2014, est « the right man at the right place »,l’image de cette Europe en crise économique, politique, idéologique et morale, lui qui fut Premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013.

 

Il y a bien sûr « Luxleaks », ce scandale financier révélant que le fisc luxembourgeois a favorisé l’exil fiscal d’un millier d’entreprises, essentiellement européennes et américaines. L’évasion fiscale à grande échelle, au cœur de l’Europe.

 

Le plus grand scandale d’espionnage du XX ème siècle ?


C’est au Luxembourg que ça se passe !

 

Mais il y a aussi un des plus grands scandales d’espionnage de la fin du XX ème siècle. Imaginez un pays qui aurait littéralement fiché la quasi-totalité de sa population. Dans l’idéologie de la Guerre Froide, on pense « La vie des autres », STASI ou KGB.

 

Et bien non, il faut penser SREL, le Service de renseignement de l’Etat du Luxembourg.

 

Le scandale est sorti en novembre 2012 dans le journal D’Letzebuerger Land, où il est révélé que l’ex-directeur du SREL se serait entretenu avec le Premier Ministre Juncker en 2007, évoquant l’existence dans les années 1980 et 1990 de300 000 fiches sur des citoyens luxembourgeois, dans un pays qui comptait alors 400 000 habitants.

 

La Commission d’enquête du Parlement donne un rapport de 144 pages aux conclusions édifiantes.

 

Sous prétexte d’anti-terrorisme, de lutte contre le communisme, le SREL a d’abord fiché la plupart de ses citoyens. Ensuite, les écoutes illégales, les missions hors renseignement se sont multipliées, pour des intérêts politiques et économiques privés, loin de la Raison d’Etat.

 

18 attentats montés par les services secrets pour justifier l’espionnage de masse

 

Concrètement, ce fichage et cet espionnage de masse se serait développé dans les années 1980. 18 attentats touchent le Grand-Duché du Luxembourg entre 1984 et 1986, identifiés alors aux groupes gauchistes, installant un climat de terreur.

 

Le SREL a utilisé ce prétexte pour ficher, espionner les membres et dirigeants du Parti communiste, l’Ambassade soviétique, puis les Verts, enfin les politiciens de tous les partis, ainsi que des citoyens aux implications diverses : du militant associatif à l’homme d’affaires.

 

En février 2013, a été ouvert un procès mettant en accusation deux membres de la « Brigade mobile » de la Gendarmerie, une unité d’élite. Ils sont accusés d’avoir participé voire orchestré les attentats dans une « stratégie de la terreur » commanditée en plus haut lieu.

 

Les avocats des deux gendarmes ont évoqué la thèse politique de la déstabilisation, pointant du doigt l’implication des cellules « stay-behind », ces réseaux clandestins coordonnés par l’OTAN, animés par les services secrets de chaque pays, destinés à empêcher toute prise de pouvoir par les communistes.

 

Potentiellement responsable, au courant, Juncker qui fut au gouvernement de 1982 à 2013, botte en touche, renvoyant la patate chaude à son prédecesseur comme chef du gouvernment de 1984 à 1985, Jacques Santer, qui fut aussi président de la Commission européenne.

 

Mais alors, Juncker peut-il se laver les mains de ce scandale d’ampleur européenne ?

 

Juncker savait « les agissements du SREL, comme police secrète »


Pas du tout. C’est ce que révèle le rapport parlementaire. Le SREL a continué sa sale besogne après la fin de la Guerre froide. Selon le rapport, « les agissements du SREL sont dignes d’une structure de police secrète ».

 

Le dérapage a atteint des proportions colossales dans les années 2000, cette fois dans le type de missions prises en charge par le service, ce que révèle un entretien entre Marco Mille et Jean-Claude Juncker en 2007, enregistré clandestinement par Mille.

 

Si Mille évoque la destruction des 300 000 fiches mentionnées, il serait resté en 2012 13 000 fiches sur des entreprises, personnes, associations, et au minimum 17 000 personnes auraient été victimes d’écoutes illégales. Cela reste 5 % du pays sur écoute, une personne sur 20 !

 

Le SREL serait devenu un Etat dans l’Etat, une vaste entreprise soumise à des intérêts particuliers, quasi-mafieux.Jouissant d’une grande autonomie, ses agissements étaient connus et couverts par le Premier Ministre Juncker.

 

Des services secrets au service … d’oligarques russes, de dictateurs africains et de trafics mafieux luxembourgeois !

 

Le rapport évoque en 2007 une mission contre-terroriste, façade pour une mission de complaisance envers un oligarque russe qui souhaitait régler un différend commercial, en échange d’une commission de 10 % de commission.

 

Juncker arrêtera finalement la mission, sans prendre aucune sanction. Les missions à l’étranger de ce type se seraient multipliées sous la direction de Marco Mille, devenu depuis responsable du pôle de sécurité du groupe privé allemand Siemens.

 

De même, en 2006, est connue l’existence d’un compte secret de 150 millions de $ de l’ex-président congolais Pascal Lissouba, avec la complaisance du SREL.

 

On pourrait citer aussi le business des agents du SREL, habitués à acheter des grosses berlines allemandes à un prix réduit de 30 % avant de les revendre, faisant des profits substantiels.

 

L’espionnage n’a épargné personne, ni même les Grands du Duché. Le SREL a surveillé le Procureur général de l’Etat, que le service essayait de tremper dans des affaires de pédophilie. Mille a aussi révélé à Juncker sa mise sur écoute du chef de l’Etat, le Grand-duc Henri, soupçonné de collusion avec les services d’espionnage britanniques !

 

Selon le rapport parlementaire, le SREL aurait connu des dysfonctionnements graves entre 2004 et 2009, menaçant les fondements de la démocratie luxembourgeoise. Le Premier Ministre Juncker, légalement responsable du contrôle de l’institution, aurait failli à réguler, stopper, sanctionner ces dérives. Il les aurait même couvertes.

 

La complicité de Juncker à cette police secrète anti-démocratique

 

Une partie de la conversation entre Marco Mille et Jean-Claude Juncker, mérite même d’être citée extensivement. Elle date du 31 janvier 2007, les deux échangent sur l’impact que pourraient avoir les rumeurs d’écoutes illégales sur l’opinion publique

 

MILLE : « On est à la merci de ces gens qui disent que les services secrets font ce qui leur plaît, qui sont au-dessus du Premier Ministre, du Grand-duc, et dieu sait qui. Cela compte ».

 

JUNCKER : « L’espionnage politique, on ne fait plus cela de toute façon. Mais cela a été énorme dans le passé… »

 

MILLE : « Oui, avant 1990, pendant la Guerre Froide. Bien, il y avait les services de renseignements, ils surveillaient l’Ambassade soviétique, le Parti communiste, et au début, les Verts »

 

JUNCKER : « Mais il n’y a avait pas de raison, à mon avis, enfin pour les Verts ».

 

MILLE : « Et même dans la façon dont les gens pensaient à l’époque (…) Toute personne qui n’était pas conservatrice était considérée comme une menace pour l’Etat. Nous avons 300 000 fiches dans la base de données ».

 

Juncker n’est pas innocent. Le Procureur d’Etat Robert Biever raconte comment il a appris qu’il était sur écoute – pour allégations de « pédophilie » et « homosexualité » (sic) dans la communauté d’Esch – et il l’a appris par Juncker.

 

Juncker aurait lancé à Biever un jour, sous la forme d’une boutade : « J’ai entendu dire que tu avais ton petit bordel à Esch ». Biever raconte alors qu’il fut incapable de répondre le mot qui lui venait alors en tête : « Crétin ».

 

Comment a-t-on pu soutenir un tel personnage à la tête de l’Europe ?

 

Juncker a été contraint à démissionner en 2013 par l’ampleur d’un scandale d’Etat, sans comparaison en Europe. Il a pu rapidement trouver une voie de sortie honorable : la présidence de la Commission européenne.

 

Juncker a bénéficié – pour un personnage avec un tel parfum de scandale, entre évasion fiscale et espionnage de masse – d’un remarquable consensus de la part des médias, politiciens dominants, comme des milieux d’affaires, ce qui est moins surprenant.

 

Outre Daniel Cohn-Bendit, l’ « opposant officiel de sa Majesté », Alexis Tsipras, a cru bon de se rallier au panache (plus très) blanc de Juncker, en appelant à forger une majorité assurant un consensus européen derrière l’ex-Premier Ministre luxembourgeois.

 

Pour nous, Juncker incarne cette Europe de la finance, du secret, de la combinaison politicienne, intimement liée à l’OTAN, au FMI, aux multi-nationales, forgée dans l’anti-communisme, la guerre contre les peuples, le contournement de la démocratie : rompre avec cette Europe-là, ne donner aucune légitimité à sa tête, c’est indispensable.

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:53

En Suède, la réforme du système éducatif.

Un exemple édifiant.

 

De l'aveu même du gouvernement suédois, la réforme du système éducatif qui y a été menée est un échec.

De quoi faire réfléchir à ce qui est en cours dans notre pays: financement des écoles privées (national et collectivités territoriales), réforme des rythmes scolaires à la carte selon les communes et selon leur volonté politique et/ou leurs moyens financiers.

 

En Suède, l' « autonomisation » et « privatisation » du système scolaire a été un désastre de l'aveu du gouvernement suédois

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


On connaît le « modèle » nordique tant vanté. Tandis que le système éducatif danois décentralisé, autonomisé s'effrite, celui suédois largement privatisé s'effondre. Un avertissement pour les partisans d'une « refondation » de l'école allant dans cette voie.


sweden education and international schools

« Je pense qu'on a fait une confiance trop aveugle dans le fait que les écoles privées seraient une garantie d'une meilleure qualité éducationnelle », déclarait en décembre le président du Comité parlement sur l'éducation, Tomas Tobe, membre du Parti modéré (centre-droit).



Même son de cloche pour le ministre de l'Education (de droite) Jan Bjorklund qui remet désormais en cause la privatisation entamée il y a vingt ans, tandis que le Parti vert – lui aussi favorable à la privatisation – publie son mea culpa : « pardonnez-nous, notre politique a détruit nos écoles ».



D'où viennent ces déclarations dignes d'une défaite militaire majeure ?



Un constat partagé : la chute du niveau des élèves suédois



Le déclic, ce furent l'annonce des tests PISA en décembre 2013. Première nation dans le classement européen à la fin des années 1990, la Suède a vu ses résultats chuter en-dessous de la moyenne de l'OCDE, distancé même par la Lettonie ou la Slovaquie.



Pour une moyenne dans l'OCDE autour de 500, les enfants suédois de 15 ans n'ont réussi que 478 en mathématiques, 483 en lecture et 485 en sciences. Une perte en dix ans de 32 points en maths, 33 en lecture, 28 en sciences naturelles. Aucun autre pays n'a connu une chute aussi vertigineuse



A titre de comparaison, la France tant décriée la devance partout : en mathématique (495), en lecture (505), en sciences (499).



Une cause indéniable : la « privatisation » des années 1990



Tous les acteurs sont d'accord, c'est l'ensemble du modèle éducatif façonné au début des années 1990 qui est en cause. Un modèle conçu par la droite, approfondi par la social-démocratie, sur la base des idées ultra-libérales sur la « liberté d'éducation » de Milton Friedman.



La réforme va s'articuler en deux temps, révélateurs en soi.



D'abord, en 1988, le passage d'un système public national, centralisé à un système décentralisé, basé sur l' « autonomie » des écoles. C'est le préalable nécessaire à la privatisation, martelé actuellement en France, notamment par le rapport de la Cour des comptes publié l'an passé.



Puis entre 1992 et 1994, l'autorisation des « écoles indépendantes » gérés par des acteurs privés – associations, groupes religieux, entreprises – mais avec financement public. Les parents ont la « liberté d'éducation » totale entre les écoles publiques, ou entre établissement public et privé.



Les écoles privées se voient garantir non seulement une égalité de subventions, au nombre d'élèves inscrits, mais les parents bénéficient aussi d'un « chèque éducation » (skolpeng) indépendant du type d'école choisi. Enfin, ces « écoles indépendantes » peuvent aussi lever des fonds privés.



La mise en place de ce système, radicalement contraire à l'esprit de l'éducation en Suède, a été possible par la logique de « co-gestion à la suédoise » louée par nos dirigeants (du PS au MEDEF) : les syndicats ont avalé la réforme, le Parti social-démocrate l'a mise en place après 1994.



Il faut dire qu'on avait vendu du rêve. L'éducation resterait gratuite, il n'y aurait aucune sélection à l'entrée, la concurrence augmenterait la qualité et baisserait le coût pour les administrations.



Et surtout les parents et les enseignants, associations et syndicats pourraient « auto-gérer » leurs écoles grâce à l'autonomie, ce qui laissait entrevoir l'introduction de méthodes pédagogiques innovantes, une meilleure relation entre le corps éducatif et les parents d'élèves.



Vingt ans après, le constat est sans appel, partagé par la quasi-totalité des chercheurs – nous reprenons ici certaines données du rapport réalisé par Susanne Wiborg pour l'Institut d'Education de l'Université de Londres (« Swedish free schools : do they work ? ») mais aussi désormais par les agences gouvernementales suédoises chargées d'évaluer le système, ainsi que la presse économiste.



On peut résumer le désastre en 4 points :



1 – Une baisse de la qualité du service



Augmentation de la quantité de l'offre, mais baisse de la qualité du service : oui, les parents suédois ont désormais plus le « choix ». Les « friskolor » (école indépendante) sont désormais au nombre de 900 dans tout le pays.



En 1988, seules 1 % des enfants étaient scolarisés dans le privé, c'est le cas de 25 % d'entre eux en 2013, dont la moitié des lycéens de Stockholm.



L'impact sur la qualité de l'éducation est mesurable nettement à la chute des résultats atteints lors des tests internationaux, faisant passer la Suède d'une place de numéro 1 européen à celle d'un des derniers pays du continent.



Des résultats qui passent inaperçus évidemment dans les tests nationaux – contrôlés par les chefs d'établissement enclins à gonfler les notes dont dépend leur évaluation – ni dans les notes qui ont basculé de notes « chiffrées » à des notes par « compétences ». On connaît la chanson.



Enfin, c'est le recrutement du corps enseignement qui est chamboulé, sur contrat, sans concours pour les enseignants du privé : cela conduit à une course vers le bas des conditions salariales, une soumission conformiste à des chefs d'établissement devenus « managers », une baisse de la qualité du personnel recruté.



Les statistiques révèlent des enseignants du privé moins expérimentés (6 années de pratique contre 18 dans le public), moins diplômés, avec un turn-over massif, le tout aux conséquences sur la qualité de enseignement prodigué.



L'Inspection des écoles suédoises a jugé très durement les « écoles privées » en 2012, elle a estimé que le groupe danois JB n' « assurait pas une qualité suffisante, ne faisant rien d'autre pour les élèves que leur faire passer des examens ».



Elle a critiqué Prakstika Sverige AB, qui a en chage 5 000 élèves, « au vu du nombre d'enseignants temporaires sans le niveau d'étude minimal, sans accès à des bibliothèques, infirmeries adéquates ». Elle a ordonné la fermeture d'un établissement, et des corrections immédiates pour 30 autres.



2 – Plus de ségrégation sociale



Une ségrégation rampante, une sélection insidieuse mais « libre » : c'est l'hypocrisie ultime du système éducatif suédois qui prétend concilier « liberté » (de choix pour les parents, d'entreprendre pour les patrons) et « égalité » (de traitement entre public et privé, pour les enfants).



Sans surprise, la « liberté d'entreprendre » a conduit à la floraison des écoles indépendantes … là où il y a de l'argent,dans les quartiers aisés de Stockholm, Goteborg ou Malmo, où les parents choisissent les « écoles indépendantes » qui leur garantissent l'entre-soi entre classes supérieures.



Toutes les études montrent la mise en place d'une ségrégation installée, basée d'abord sur des critères économiques – les quartiers populaires se retrouvent face à une offre publique plus réduite – , laissant également de côté les populations immigrées.



Ainsi, pour la chercheuse Susanne Wiborg : « la concurrence des écoles indépendantes est loin d'être la panacée. Malgré ses 1 000 nouvelles écoles, ses 150 000 étudaints, le résultat : ce sont des notes scolaires guère meilleures, mais aussi des coûts plus élevés et une plus grande ségrégation ».



L'étude ciblée des chercheurs Eva Andersson, Bo Malmberg and John Östh de l'Université de Stockholm (« The changing geography of the Swedish school system ») est sans appel :



la « liberté de choix » a conduit à une ségrégation accrue, concentrant des quartiers aisés, blancs, une offre éducative non pas de meilleure qualité mais attractive par l'entre-soi proposé. A l'autre bout de la chaîne, les quartiers pauvres, à forte proportion immigrée, souffre d'une ghettoisation, de la spirale vicieuse de l'échec scolaire, la faible attractive pour les parents, du décrochage social.



Un constat qui trouve une certaine confirmation dans les résultats des élèves : alors que le public obtenait des scores de 515 dans les tests PISA en 2000 contre 505 pour le privé, en 2009, le public à 490 en 2009 tandis que le privé atteignait un score de 520.



Il n'est pas difficile de voir que les meilleurs élèves du système éducatif public – souvent associés aux classes aisées – ont migré vers le système privé … même si les « intérêts privés » débouchent sur une chute de l' « intérêt général », comme le montre la dégringolade globale !



3 – Les coûts pour le public, les profits pour le privé !



Des coûts qui augmentent … et des profits privés qui explosent. Les enquêtes officielles aiment à préciser que les « écoles privées » coûteraient un peu moins cher – 8 % de moins – aux contribuables que celles « publiques ».



Elles oublient de préciser que ces 900 écoles sont nées de la décomposition du secteur public, sorties de nulle part, et qu'elles ont financées largement par le contribuable pour alimenter des profits largement privés.



L’État a donc créé une concurrence artificielle, déloyale, faussée, payée par tous, pour tuer son propre système.



En une dizaine d'années, une série d'entreprises ont fait leur apparition dans le secteur, guidées par l'appât du gain. Selon leMinistère de l'éducation, le chiffre d'affaires annuel du secteur éducatif privé s'élève à 3 milliards d'euros. Un marché lucratif.



4 – Les « fonds vautour » plutôt que les coopératives promises



Les fonds d'investissement privés vautours dominent le secteur. Le gouvernement, les syndicats avaient promis il y a 20 ans l'avènement des « écoles-coopératives » gérées par les parents, les enseignants, si ce n'est les élèves eux-mêmes.



On en est très loin : en 2013, deux-tiers des établissements sont gérés par des entreprises lucratives, 90 % des lycées (là où le taux de rentabilité est maximal, à l'approche de l'université!).



Le géant du secteur, c'est « Acade Media » avec ses 50 000 élèves, une filiale de « EQT », un des plus grands fonds d'investissement privés d'Europe du nord, avec un capital levé de 20 milliards d'euros. « Acade Media » génère 100 millions de profits par an, 1 milliards de chiffre d'affaire.



Ses concurents portent le nom de FSN Capital, The Riverside Company, TA Associates, Bure Equity ou Investor AB : tous contrôlent une chaîne d'établissements à travers le pays, tous sont des fonds d'investissement guidés par la seule rentabilité.



Or, ce marché lucratif tend à voir son taux de profit baisser : un quart des établissements privés connaissent des pertes, le risque d'insolvabilité a augmenté de 188 % depuis 2008, 25 % de plus que les autres entreprises suédoises.



En 2011, JB Education – contrôlé par le fonds d'investissement danois Axcel – a fait faillite, conduisant au licenciement de 1 000 enseignants, laissant 11 000 étudiants à la porte, avec 120 millions d'euros de pertes envers les banques et ses fournisseurs.



Vers une re-nationalisation ? Les suédois d'accord, même le patronat commence à faire machine arrière



L'ampleur du désastre a contraint les pouvoirs publics à réagir, tout du moins à faire des effets d'annonce. Le ministre de l'Education de droite Bjorklund a dit que les résultats PISA étaient « le clou que referme le cercueil des vieilles réformes scolaires ».



Bien sûr, la droite accuse les sociaux-démocrates. Mais elle ne propose rien de mieux qu'un pansement sur une jambe de bois : ne rien toucher aux investisseurs actuels, mais forcer les prochains à gérer les écoles au moins de dix ans, de façon à freiner l'arrivée des fonds vautours.



Une hypocrisie sans nom quand on sait que le ministre Bjorklund a proposé l'an dernier de transformer les universités publiques en fondations, pour leur permettre de lever d'importants fonds des grandes entreprises privées. La porte ouverte à la privatisation de l'éducation supérieure.



En tout cas, les Suédois, eux, sont loin de ces calculs politiciens. Quand on leur pose la question : « faut-il que l'Etat reprenne en main l'ensemble du système scolaire ? »,61 % des Suédois disent oui à la re-nationalisation, seuls 12 % sont pour rester au système privatisé.



Bien significatif des contradictions inhérentes à la classe dirigeante, la mise en garde du patronat – poussant pourtant à la libéralisation de l'enseignement supérieur, de la santé – par la voie du responsable à l'Education de la Confédération des entreprises suédoises (Svenskt Naringsliv), Tobias Krantz :



« Il y a une concurrence mondiale, et que nos résultats sombrent en maths, c'est inquiétant (…) Quand nos entreprises vont décider où elles vont investir, et qu'elles vont vouloir des employés compétents, la Suède sera moins attractive si nos écoles continuent à s'effondrer ».



L' « Etat-providence » suédois tant loué pendant des années par le Parti socialiste ici – ou par la presse patronale, parfois pour son taux de syndicalisation (sic) –, cet « Etat social » a été largement démantelé dans les années 1990 et 2000, accompagné par la « co-gestion ».



Conséquences : son éducation est en ruines, sa santé largement privatisée ne se porte pas mieux, tandis que le développement des assurances santé et retraite privées ont alimenté de puissants fonds de pension et d'assurance qui partent à l'assaut des marchés européens.



 

En tout cas, pour nous, parents, enseignants, étudiants français : vigilance devant les mirages étrangers qu'ils soient suédois, allemands, danois ou britanniques, notre système éducatif public, national – quoique sous-financé – et hérité du plan Langevin-Wallon de 1947 reste un repère idéal et un rempart concret contre les ambitions des vautours privatiseurs.

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 06:28

Europe. Tu l’as vu mon P.I.B. ?

 

La prostitution et le trafic de drogue intégrés dans le P.I.B. ?

 

C’est ce que souhaite la Commission européenne sous prétexte de mieux « connaître la production de richesses » (sic !) en Europe.

 

Les comptes ont déjà été faits puisque l’Italie, par exemple, augmenterait son PIB (Produit Intérieur Brut) de 12%. Des états donc brusquement moins endettés et moins déficitaires proportionnellement (le traité de Maastricht impose toujours un déficit inférieur à 3% et un endettement total inférieur à 80%) sans que rien n’ait changé.

 

Ne rien changer : n’est-ce pas d’ailleurs le but puisqu’intégrer au P.I.B. ces activités va conduire tout simplement à les reconnaître plutôt que de les combattre.

 

Et ce n’est d’ailleurs pas la première fois puisqu’il y a trois mois, pour se conformer à un nouveau standard européen, l’INSEE (qui cette fois et pour l’instant refuse de prendre en compte « ces nouvelles activités ») avait déjà révisé sa base de calcul du P.I.B. comme en fait état le dernier numéro d’Ensemble, le mensuel des adhérents de la CGT (voir ci-dessous).

 

Un article intéressant puisqu’il détaille les principes de calcul du P.I.B. Par exemple, dit un économiste de l’OFCE, « si je mets le feu à votre immeuble, je vais dégrader vos conditions de vie. Mais ce sera bien du point de vue du PIB. Votre immeuble détruit, il va falloir le reconstruire, ça va générer de l’activité et soi-disant des richesses ».

Et dans le même ordre d’idée « une bonne guerre, ça vous relance l’économie ça Monsieur ! ».

 

Comme disait Jean Jaurès (assassiné il y aura 100 ans le 31 juillet) « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

 

Car c’est bien du capitalisme dont il s’agit.

 

Pour en revenir à la prostitution et au trafic de drogue, les zélateurs de ce nouveau « standard européen » nous affirment doctement que « d’accord c’est illégal mais les immenses profits réalisés (sur la misère humaine – NDLA) sont ré-injectés dans le circuit économique. Dès lors il est donc logique de les prendre en compte».

 

Et, après tout, pour eux, n’est-ce pas d’abord cela qui compte ?

 

PIB

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 06:26

LE MEDEF ECRIT A "SES" EURO DEPUTES

 

Si les élections européennes n'ont pas passionné plus de la moitié de l'électorat en France, il n'en est pas de même pour le MEDEF, le syndicat des patrons.

Celui-ci compte bien sur l'Europe pour défendre encore davantage ses intérêts et vient de se permettre d'écrire à ce qu'il considère comme SES députés: FN, UMP, Nouveau Centre et PS.

 

lettre du medef aux europdeputes

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Publié par Marc Jammet - dans EPINGLE(E) Elections Europe
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