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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:19

Une enquête de la FNAUT portant sur le harcèlement sexiste dans les transports routiers de personnes (taxis, VTC, autobus, autocar, covoiturage), les espaces d’intermodalité ainsi que sur l’efficacité des dispositifs de prévention et d’alerte a recueilli près de 3 000 réponses.

 

Les réponses sont malheureusement très claires : 90 % des répondantes ont déjà vécu des situations de harcèlement dans les transports collectifs routiers et les lieux d’intermodalité.

 

En ce qui concerne les lieux d’intermodalité, les halls de gare, les quais et les zones aux alentours des gares, arrivent en tête des lieux où les femmes ont déjà vécu des situations de harcèlement.

 

Parmi les solutions envisageables pour lutter contre le harcèlement dans les lieux d’intermodalité, la présence et la formation des agents ainsi que la sensibilisation des usagers sont privilégiées.

 

Les marches exploratoires sont peu connues mais sont perçues comme utiles pour repérer les difficultés et proposer des améliorations en matière de sûreté dans les lieux d’intermodalité.

 

En ce qui concerne la connaissance et l’efficacité des dispositifs de prévention et d’alerte (tous modes et tous lieux confondus), 46% des répondantes n’ont remarqué ni la présence des dispositifs d’alerte, ni celle des agents de l’exploitant.

 

Pour lutter efficacement contre le harcèlement sexiste, il faut intégrer la perspective de genre dans l’offre de transport et les aménagements intermodaux. Les femmes doivent devenir des prescriptrices, elles représentent plus de la moitié des usagers et pourtant elles sont trop souvent absentes des organes de décision et des associations d’usagers.

 

Les mesures d’adaptation des aménagements urbains doivent être réalisées en concertation avec les usagères. Les besoins spécifiques des femmes en termes d’offre et de desserte, de sécurisation des lieux doivent être pris en considération en s’appuyant sur les associations locales.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 10:43

Dans son rapport « Santé et accès aux soins : une urgence pour les femmes en situation de précarité » - remis le 7 juillet à Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes - le Haut Conseil à l’Egalité s’est intéressé aux femmes en situation de précarité, ces femmes « hors radar », dont la santé est dégradée et l’accès aux soins entravé.

 

Les femmes représentent 64% des personnes qui reportent des soins ou y renoncent , soit près de 9,5 millions de femmes qui, chaque année :

 

 ne sollicitent pas les aides financières trop complexes : un tiers des potentiel.le.s bénéficiaires de la CMU-C ne la demande pas ;
 font face à des dépassements d’honoraires ou à des délais d’attente trop importants, voire à des discriminations et des refus de soin ;
 ne peuvent se permettre de prendre le temps de consulter un.e professionnel.le de santé, le quotidien de ces femmes étant une course permanente, dans laquelle leur santé passe en dernier, après leurs enfants, leur compagnon et la gestion des difficultés financières.

 

Les femmes en situation de précarité présentent une santé dégradée :

 

 due à leurs conditions de vie et de travail pénibles, stressantes et usantes, et pourtant insuffisamment reconnues : malgré la réforme récente, les ¾ des travailleur.euse.s qui ont cumulé au moins un point sur leur compte prévention pénibilité sont des hommes ;
 due à un accès et une participation moindre à la prévention et aux campagnes de dépistage, notamment des cancers du sein et du col de l’utérus ;
 due à l’androcentrisme de la société et de la médecine, comme l’illustrent les maladies cardiovasculaires, qui sont la première cause de mortalité des femmes, en particulier chez les plus précaires d’entre elles. Les femmes survivent moins que les hommes (43% des accidents cardiaques sont fatals chez les hommes et 55% chez les femmes), car elles sont prises en charge plus tardivement. En effet, les symptômes spécifiques aux femmes sont mal connus par les professionnel.le.s de santé, les femmes elles-mêmes ou les éventuels témoins. Parmi les femmes, la mortalité est multipliée par 3 pour les catégories socio-professionnelles les plus défavorisées.

 

Le Haut Conseil à l’Egalité appelle à une politique volontariste de lutte contre les inégalités de santé qui tienne compte des inégalités de sexe, et encourage le développement de dispositifs spécifiques à destination des femmes en situation de précarité, notamment par :

 une meilleure évaluation, dans le compte prévention pénibilité, du caractère usant et pénible des postes majoritairement occupés par des femmes en situation de précarité ;
 une simplification de l’accès aux prestations sociales en matière de santé (fusion de la CMU-C, de l’AME et de l’ACS) et la mise en place d’un accompagnement pour faciliter les démarches ;
 la formation des professionnel.le.s de santé à l’accueil des personnes en situation de précarité, au dépistage systématique des violences dans le cadre familial ou professionnel et aux symptômes spécifiques aux femmes pour certaines pathologies, cardiaques par exemple.

 

La médecine a fait des progrès considérables ces dernières décennies, ils doivent bénéficier à tous, et à toutes.

 

La santé et l’accès aux soins dégradés pour les femmes en situation de précarité
La santé et l’accès aux soins dégradés pour les femmes en situation de précarité
La santé et l’accès aux soins dégradés pour les femmes en situation de précarité
La santé et l’accès aux soins dégradés pour les femmes en situation de précarité
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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 10:56

Le Conseil d'Etat vient enfin de dire le droit: l'arrêté municipal de Villeneuve-Loubet est suspendu - ce qui devrait faire jurisprudence (mais il faudra saisir le tribunal administratif arrêté par arrêté, c'est la loi).

 

Mais les apprentis sorciers (de ces maires - qui se disent encore "républicians" - à Sarkozy en passant par Manuel Valls quii décidément n'a plus grand chose à lui envier) ont gagné: il y aura de plus en plus de Burkini sur les plages et il y aura de plus en plus de politiciens pour s'emparer de ces faits, les grossir ... afin de faire oublier le reste.

Quitte d'ailleurs - au bout du compte - à avancer tout doucement vers une "tenue officielle" sur les plages (ou vers ces "racines chrétiennes de l'Europe" contenues dans le traité constitiutionnel européen rejeté par les Français en 2005)

 

Qu'on me comprenne bien.

Je  trouve que le Burkini exclusivement dédié à cacher les formes des femmes est une régression sociale. Autant donc que les femmes qui s'y livrent le fassent dans l'indifférence générale tout comme personne ne viendrait dire que des bonnes soeurs catholiques en tenue sur la plage (si, si, j'en ai vues) sont une "insupportable provocation religieuse".

Cela s'appelle la laïcité.

Chacun est libre de ses croyances ou non et chacun tolère l'autre.  

Et cela n'empêche pas le débat sur les valeurs - plus ces dernières seront progressistes, moins ce genre de débat nauséaux ne prendra le pas sur les autres.

 

Les valeurs d'ailleurs.

Restons-y d'abord au niveau de la place des femmes dans notre société dont il conviendrait de codifier la tenue vestimentaire et donc leur place dans la sphère publique (rappelons-nous quand même qu'en France, il y a tout juste 50 ans que les femmes peuvent ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation de leur mari) puisque les "nouveaux croisés anti-burkini" se drapent derrière les droits des femmes "obligées de porter cette tenue".

Mais qu'ont-ils fait pour faciliter leur éventuel refus?

Ne serait-ce qu'au niveau de l'information sur les droits des femmes dans notre République dans nos lieux publics par exemple, pour accompagner les refus et l'accès à l'autonomie sociale (emploi, logement ...).

Où en sont par exemple les foyers pour femmes en difficultés (appelés autrefois "femmes battues")?  

Il devait d'ailleurs s'en ouvrir un à Mantes-la-Jolie par Mantes-Yvelines-Habitat en face de la gare après une longue lutte qui avait permis le relogement des locataires et la condamnation des marchands de sommeil.

La maire-adjoint de l'époque - Madame Morillon, déléguée aux droits des femmes - avait beaucoup communiqué et la presse lui avait ouvert largement ses colonnes... Sauf que plusieurs années après, ce foyer est devenu .. serpent de mer.

 

Car ce que cache cette polémique désolante, ce sont les moyens à mettre en oeuvre - financiers et sociaux (et les deux vont souvent ensemble).

Autrement dit, réserver les fonds publics au public plutôt qu'aux baisses de charges pour le patronat. 

Mais d'un tel débat ils n'en veulent pas, lui préférant "une guerre de religion" qui aurait l'avantage de placer dans chacun des camps, exploiteurs et exploités, ces derniers en oubliant d'où viennent leurs problèmes: un capitalisme qui n'a ni frontière, ni langue, ni religion ... mais qui sait les utiliser à son profit.

 

A nous de ne pas nous laisser duper.

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 09:11

« Que les hommes et les femmes soient belles ! »
« L’égalité, c’est pas sorcier ! »

Près de 6000 signatures ont déjà été recueillies pour la 1ère pétition qui s'adressait aux membres de l'Académie française.

Aujourd'hui, nous demandons à Mme la Ministre de l'Education Nationale de rendre possible l'application de la règle de proximité.

C'est simple et réalisable tout de suite !

70 ans après le premier vote des femmes, 
Au moment où la parité politique est entrée dans la loi et les moeurs,
Le masculin ne doit plus l’emporter sur le féminin, même en grammaire !

La règle de grammaire « le masculin l'emporte sur le féminin. » apprise dès l'enfance sur les bancs de l'école façonne un monde de représentations dans lequel le masculin est considéré comme supérieur au féminin.

En 1676, le père Bouhours, l'un des grammairiens qui a œuvré à ce que cette règle devienne exclusive de toute autre, la justifiait ainsi : « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte. »

Pourtant, avant le 18e siècle, la langue française usait d'une grande liberté. Un adjectif qui se rapportait à plusieurs noms, pouvait s'accorder avec le nom le plus proche. Cette règle de proximité remonte à l'Antiquité : en latin et en grec ancien, elle s'employait couramment.

340 ans après la réforme sexiste de la langue,
Nous appelons chacun-e à révolutionner les écrits, les correcteurs d'orthographe et nos habitudes en appliquant la règle de proximité !

En 1976 déjà, le Ministère de l’éducation nationale publiait une circulaire intitulée « les tolérances grammaticales et orthographiques ». Cette circulaire indiquait « que ce sont certaines normes elles-mêmes qu'il serait difficile de justifier avec rigueur, tandis que les transgressions peuvent procéder d'un souci de cohérence … »

En 2015, nous demandons à la Ministre de l’Education Nationale de publier une nouvelle circulaire considérant comme correcte la règle de proximité qui dé-hiérarchise le masculin et le féminin, permet à la langue une plus grande liberté créatrice et promeut l’égalité auprès des enfants et des jeunes.

A l'initiative de « L'égalité, c'est pas sorcier ! » et de La Ligue de l'enseignement

ADRESSÉE À
À Madame la Ministre de l'Éducation Nationale
Appliquons la règle de proximité, pour que le masculin ne l'emporte plus sur le féminin !

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 09:24

Magnanville. 8 mars en solidarité

avec les femmes du Chiapas

 

Hier pour la journée internationale des droits des femmes, l'antenne Espoir Chiapas a organisé une marche en solidarité avec les femmes du Chiapas insurgées au Mexique, en particulier les femmes de la société civile Las Abejas.

 

Au menu, un petit parcours de la cour de la ferme à la camy et retour par la rue des graviers.
Une marche suivie d'un café militant dans le bar du Colombier.

 

Nous n'étions pas très nombreux à avoir répondu à l'appel et c'est dommage.

 

Dans le même temps, félicitations aux organisatrices qui ont su donner du sens à cette journée, qui ne se découragent pas et recueillaient déjà les "klaxons d'encouragement" tout au long du parcours.

 

Magnanville. 8 mars en solidarité avec les femmes du Chiapas
Magnanville. 8 mars en solidarité avec les femmes du Chiapas
Magnanville. 8 mars en solidarité avec les femmes du Chiapas
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:51

Chiapas

 

8 mars en solidarité avec les femmes du Chiapas

 

Le 8 mars lors de la journée internationale des droits des femmes , l'antenne Espoir Chiapas organise une marche en solidarité avec les femmes du Chiapas insurgé au Mexique, en particulier les femmes de la société civile Las Abejas. Parcours de la cour de la ferme (rendez-vous à 10h00) à la camy et retour par la rue des graviers.
La marche sera suivie d'un café militant dans le bar du Colombier.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 06:24

Majorité opprimée: une vidéo décoiffant ...

 

Elle dure 10 minutes et vaut (largement) le temps qu'on y passe. De quoi faire (peut-être) réfléchir les pourfendeurs de la théorie du genre ou du mariage pour tous .....

A voir et à donner à voir. C'est ici.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 11:46

Les femmes n'auront plus le droit à l'avortement en Espagne. C'est ce que vient de décider le Parti populaire au pouvoir en Espagne en imposant des règles plus drastiques encore que celles existant aujourd'hui.

Seuls cas autorisés: le viol (à condition qu'il y ait eu plainte) et "dangers physique ou psychique". Et encore, ce dernier danger devra-t-il être évalué par deux médecins différents et étrangers à l'établissement pratiquant l'avortement.

Recul grave donc pour les femmes espagnoles considérées à nouveau comme mineures mais aussi privatisation en germe comme le fait remarquer la Jeunesse communiste espagnole.

ujce-abort

Vous trouverez, ci-dessous, l'appel à la manifestation demain à 13h00 devant l'ambassade d'Espagne, place Pierre Brisson (métro Alma) à Paris, organisée par le Planning familial Ile de France, la CADAC et le collectif Thenon ainsi, qu'ici même (en cliquant ici) le communiqué de Jeunes communistes espagnols.

Communiqué de presse 

Avortement en Espagne : 1 pas en avant, 3 pas en arrière !

Le projet de loi du gouvernement Rajoy supprimant l'accès à l'avortement libre a été approuvé par le conseil des ministres le 20 décembre 2013. 

Ce projet interdit l'accès à l'avortement aux femmes en Espagne sauf en cas de viol (ayant fait l'objet d'une plainte) et de "danger physique ou psychique" pour la femme, danger qui devra être évalué par deux médecins différents et étrangers à l’établissement pratiquant l’avortement.

L'intention du gouvernement conservateur, sous l'influence des associations anti-choix et de l'Eglise catholique est hypocrite : il s'agit de fait, de rendre quasi-impossible l'accès à l'avortement et revenir à la situation d'avant la loi de 2010. Cette loi avait permis aux femmes d'interrompre leur grossesse jusqu'à 14 semaines et jusqu'à 22 semaines en cas de malformation du fœtus, elle sera désormais annulée.

Avec la décision de son conseil des ministres, exclusivement composé d'hommes, l'Espagne s'apprête à voter la loi la plus autoritaire et répressive à l'égard des droits des femmes depuis la fin de la dictature en Espagne. Un recul dramatique pour les droits et la santé sexuelle et reproductive des espagnoles, qui seront obligées de recourir à des avortements illégaux ou de partir à l'étranger.

Il ne reste que quelques jours avant que le Parlement n’entérine cette loi, avec le soutien du Parti populaire, majoritaire à l'assemblée, c'est pourquoi nous devons nous mobiliser pour faire reculer ce projet.

Parce que l'avortement sûr et légal doit être un acquis pour toutes les femmes, en Europe et dans le monde, le MFPF IDF, le Planning Familial de Paris, la CADAC,l'ANCIC et le collectif Tenon appellent à un rassemblement de soutien aux Espagnoles le vendredi 27 décembre à 13H devant l'ambassade d'Espagne, RDV Place Pierre Brisson ( à l'angle de la rue Bizet et la rue Goethe ), 75008 Paris, métro Alma Marceau.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 19:54

L'affichette aujourd'hui du comité Coeur.Hôpital.Mantes.

Sans commentaire. 

Cliquez deux fois sur l'image pour l'agrandir.

Affichettecardio8mars

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