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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 19:06

Décidemment le temps, cette année, n'a pas favorisé la venue des Mantais à mes voeux hier. 10 centimètres de neige, une température largement en dessous de zéro.. qui a fait penser à beaucoup qu'ils seraient annulés.

Aussi, je tiens à remercier les Mantaises et les Mantais qui, malgré cela, se sont déplacés à cette occasion.

L'occasion, bien entendu, de présenter mes voeux - précédés de mon compte-rendu annuel de mandat.

Impôts locaux, dette de la Ville, scandales à répétition, politique municipale bénéfique pour les promoteurs de tous poils mais néfaste pour les intérêts des Mantais.

Et des menaces extrêmement précises pour 2013 et ... 2014 ... après que les conseils municipaux auront été élus (vous avez dit transparence?).

Vous trouverez, ci-dessous, ce compte-rendu de mandat ainsi qu'à mon avis, quelques priorités à mettre en oeuvre pour changer la donne.

 

 

"Ce qui aura encore marqué 2012, c’est d’abord la pression fiscale locale.

 

LES IMPOTS LOCAUX.

La pression fiscale aura encore augmenté de 1,2% après avoir augmenté en moyenne de 23% en 2011 (suppression de l’allègement à la base soit 150 euros pour chacun des foyers fiscaux).

 

C’est devenu tout simplement insupportable pour une grande majorité des Mantais.

Cela provoque à la fois de nombreux départs mais contribue aussi à freiner (avec le prix de l’immobilier) l’installation des jeunes couples à Mantes la Jolie.

 

Malheureusement, le budget 2013 ne propose – au mieux – qu’une nouvelle hausse des impôts de l’ordre de l’inflation.

 

LA DETTE

 

On aurait pu se dire que l’augmentation des impôts allait contribuer à baisser la dette de Mantes la Jolie.

 

Contrairement à ce que dit le maire, c’est faux ! Et il a, à nouveau, menti.

Il a beaucoup communiqué, en effet, mi-2012 sur une réduction de la dette de l’ordre de trois millions d’euros.

Qu’en est-il réellement ? Le budget 2012 prévoyait une hausse de la dette de plus de 3 millions d’euros. Il a affecté l’augmentation des impôts (2 millions d’euros) à la dette, ce qui fait que la dette n’augmente plus que de 750.000 euros. Vous le voyez, on est bien loin d’une réduction de la dette de 3 millions d’euros.

 

Pour connaître la réalité, il vaut mieux s’en tenir aux comptes administratifs qu’aux déclarations du maire. Tout simplement parce que le compte administratif est réalisé par le trésorier général (Etat).

Le dernier compte administratif montre que la dette de la Ville était de 86,7 millions d’euros fin 2010 et qu’elle est de 87,4 millions d’euros fin 2011.

Quant à la dette fin 2012, elle n’est pas connue actuellement.

 

La Ville est dans une situation extrêmement périlleuse et ne possède plus aucune marge de manœuvre sinon la baisse des dépenses de services publics ou (ET) l’augmentation des impôts.

 

A quoi cette situation tient-elle ?

 

A mon avis, à une politique qui fait la part belle aux promoteurs immobiliers au détriment des Mantais.

Ce sont des millions d’euros de fonds municipaux qui ont été dépensés (41 millions d’euros uniquement pour la participation de la Ville à l’ANRU) en quelques années.

 

LES SCANDALES.

 

Le tout émaillé de scandales.

 

Les écoles dans un état lamentable. Ce qui n’empêche pas les arnaques médiatiques. Hayet Morillon, maire-adjoint Modem, annonce un budget supplémentaire de plus d’un million d’euros en décembre. C’est tout simplement faux. Il n’y pas eu de budget supplémentaire à l’ordre du jour. Par contre, les dépenses prévues pour les écoles en 2012 ont, elles, bien été amputées de 300.000 euros et seulement 800.000 euros – pour 34 écoles – sont prévus en 2013 (si cette somme n’est pas réduite en cours de route).

Dans l’opposition, il n’y vraiment que le groupe Décil pour vouloir y voir une bonne nouvelle.

 

La culture. Les subventions divisées par deux. Avec la mise à mort du CAC G.Brassens en perspective, le tout sous fonds d’inepties proférées par le maire quant à la prise en charge de la culture par la CAMY.

 

La destruction autoritaire de l’école maternelle Les Iris.

 

La carrière hippique à l’Ile aux Dames. 185.000 euros avec une procédure précipitée et irrégulière. Privatisation maintenant d’une partie de l’Ile aux Dames au profit d’un restaurateur privé.

 

Fuite d’eau gigantesque à Mantes II : 5 millions de litres d’eau. Par la faute de la Ville qui règle la moitié de la facture et laisse l’autre moitié aux commerçants de antes II.

 

La restauration scolaire. Confiée à Elior pour 5 ans (après une étude menée par un cabinet – Mind Project – pratiquement filiale de l’entreprise qui a été désignée).

 

La hausse des tarifs publics avec une nouvelle hausse du stationnement de 9 à 12% alors que la Ville, de son côté, verse 60.000 euros de plus à Vinci.

 

Laïcité mise à mal avec le soutien affiché aux écoles confessionnelles en 2012 : Ecole Notre Dame, nouveau collège protestant, école musulmane. Le tout pour tenter de jouer le communautarisme pour affaiblir la colère légitime.

 

REGLEMENTS DE COMPTES.

 

Le tout assorti de règlements de comptes tout simplement parce que dans la majorité municipale, certains ne voulent plus être entraînés dans le naufrage auquel ils ont pourtant contribué. C’est le limogeage de Daniel Pereau après celui de Clothilde Kraus. C’est aussi Hayet Morillon ne se cachant plus de vouloir monter une liste en 2014 … après tout avoir accepté docilement.

 

LA POURSUITE D’UNE POLITIQUE NEFASTE.

 

Je pense à l’Hôpital de Mantes où la complicité est devenue manifeste entre le groupe privé FINEVE dirigé par une adjoint au maire, Arnaud Dalbis, le maire et sa première adjointe ex-députée.

 

L’immobilier et la densification de la Ville. Ecoquartier fluvial : 5 à 6.000 logements sans concertation, sans financement annoncé (aujourd’hui le projet comporte deux groupes scolaires, plusieurs crèches.. Qui va payer ?), la Zone Henri Dunant-Palais de Justice (174 logements, 2 tours de 23 et 26 mètres de haut, un hôtel trois étoiles, un ehpad privé) en plein centre-ville, plusieurs dizaines de logements et une nouvelle surface commerciale au Val-Fourré (Avenue du Gal de Gaulle à la place des stations d’essence) – sans aucune étude d’impact alors que le centre commercial rue Diderot se trouve à quelques centaines de mètres de là.

 

La chaufferie du Val-Fourré qui, au nom de l’écologie, va mettre cette dernière en danger. Une chaufferie qui comporte, de plus, d’énormes risques financiers pour la Ville (le projet est estimé entre 50 et 60 million d’euros) autour d’un principe devenu obsolète : le réseau enterré (il faut chauffeur l’eau au départ à 160 degrés sous pression pour qu’elle parvienne à 80° dans les logements. On imagine facilement les déperditions énergétiques). Et le maire n’a rien trouvé de mieux que de prévoir l’élargissement de ce réseau à l’écoquartier fluvial.

 

2013 et 2014.

 

Tout cela aura bien sûr de graves conséquences en 2013. C’est si vrai qu’un nouveau conseil municipal vient d’être programmé le 18 mars prochain. Sans doute pour fixer le taux des impôts locaux à 13 jours de la date limite officielle. Ce qui montre bien que le budget 2013 (voté en décembre 2012) était fictif et dépourvu de sens.

 

DES MENACES PRECISES EN 2014.

 

Pourquoi cette date ? Tout simplement parce que certains élus préfèrent attendre que les citoyens aient voté avant d’annoncer les mauvaises nouvelles.

 

Sur l’éco-quartier. Il faudra bien à un moment ou à un autre parler du financement. Et le trouver.

 

La taxe sur les ordures ménagères. Le doublement de cette taxe avait déjà fait l’objet de débats il y a quelques années au sein de la CAMY. Et ce doublement avait été reporté après 2014 – une fois que les municipalités seront élues ! Le doublement de cette taxe, c’est une taxe qui va passer de 160 à 320 euros annuellement et cela pour tous les foyers – imposables ou non.

 

La fiscalisation de la CAMY. Elle est dans « les cartons » et avait déjà annoncée par le maire de Mantes la Jolie en 2010. En clair, cela veut dire qu’un taux supplémentaire d’imposition locale sera levé sur les Mantais pour financer les projets de la CAMY.

 

FAIRE AUTREMENT.

 

J’estime qu’il est possible de faire autrement.

 

Cela passe par un incontournable : LA BAISSE DES IMPOTS LOCAUX.

C’est ensuite et seulement ensuite qu’il faut établir les prévisions de dépenses. Et donc faire des choix.

 

J’en vois trois, prioritaires :

 

Stopper la densification de notre ville (et la part belle aux promoteurs). Mantes la Jolie doit rester à taille humaine et se développer en harmonie avec son patrimoine, sa culture, son environnement … Je crois qu’il faut interdire tout nouveau programme immobilier dès l’instant où il dépasse 20 ou 30 logements.

 

Résister à la CAMY et à aux pertes de compétences.. C’est pour cela qu’il était important à mon sens que Mantes la Jolie soit bien représentée à la CAMY. Pour ne pas laisser faire n’importe quoi. Et ce sera plus facile avec 26 élus qu’avec 17.

 

Développer l’intervention citoyenne. Avec la consultation des citoyens des Mantaises et des Mantais pour tout projet engageant durablement la Ville. Le prochain doit donc être organisé sur l’écoquartier fluvial.

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Publié par Marc Jammet - dans Mantes la Jolie
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