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Le blog de Marc Jammet, conseiller municipal PCF de Mantes la Jolie

La grande misère de nos écoles

13 Novembre 2011, 17:49pm

Publié par Marc Jammet

Une école élémentaire sans eau (et sans toilettes) dans une moitié du bâtiment, une école maternelle avec une cour dégradée et dangereuse (avec la présence constatée de rats).... Le 4 juillet dernier, lors du Conseil municipal, j'avais proposé de mettre à profit la période estivale pour effectuer les travaux urgents de mise en sécurté de nos écoles.

Il s'est passé trois mois. Et si les Mantais ont bien reçu leurs feuilles d'imposition locale en très forte augmentation, RIEN n'a été fait pour nos écoles.

Vous trouverez, ci-dessous, la lettre d'informations en direction des parents d'élèves de nos écoles.

 

Madame, Monsieur,

Le 4 juillet dernier, après avoir écrit plusieurs fois à Monsieur le maire sans qu'il ne daigne seulement répondre, j'ai demandé l'inscription d'une question orale portant sur les travaux à faire dans les écoles pendant la période estivale à l'ordre du jour du Conseil municipal (Vous en trouverez le texte exhaustif au verso).

Je me permets de revenir à nouveau vers vous car, et alors que les Mantais ont pu constater que leurs impôts locaux avaient explosé, la plupart des travaux - pourtant directement liés à la sécurité de nos enfants - n'ont pas été réalisés.

Il en est ainsi notamment de l'école primaire Jules Verne qui, depuis deux ans, n'a plus d'eau (et plus de toilettes) dans une moitié du bâtiment. Il en est ainsi de l'école Uderzo (une issue de secours obstruée par un arbre et une bouche à incendie) et dont l'ouverture à la circulation de la rue Serge Noyer (sans que les trottoirs ne soient délimités) oblige maintenant les parents et les enfants à circuler au milieu de la voie. Il en est ainsi de l'école maternelle Les Bleuets qui réclame maintenant depuis trois ans la réfection du bitume de la cour de récréation pleine de trous et de racines.

Ce mépris au détriment de nos enfants est inacceptable. S'il y a bien une priorité: c'est celle de nos enfants, de leurs conditions de sécurité et d'études.

J'ai, à cet égard et plusieurs fois ces dernières années, fait plusieurs propositions en commençant par la réorientation des priorités financières de la Ville vers nos écoles plutôt que vers les promoteurs immobiliers (le programme de casse - ANRU - des logements sociaux à Mantes la Jolie, en 10 ans, aura coûté 410 millions d'euros et la Ville y participe à hauteur de 10% soit 41 millions d'euros. Les 219 places du parking "Monoprix" ont coûté à elles seules 4,6 millions d'euros, la vidéosurveillance sur la voie publique coûte à elle seule 1 million d'euros alors que la hausse des impôts locaux que les Mantais viennent de subir "ne rapporte" à la Ville que 2 millions d'euros).

Le 21 novembre prochain, le débat d'orientation budgétaire sera à l'ordre du jour du Conseil municipal. C'est ce débat qui, sous réserve de modification de l'ordre du jour habituel par le maire, précédera le vote du budget municipal au mois de décembre (qui va déterminer nos impôts et leur utilisation).

Comme chaque année, j'émettrai à nouveau des propositions alternatives à la situation actuelle tout en proposant de baisser la pression fiscale.

En souhaitant pouvoir vous être utiles, je vous prie d'agréer, Madame ou Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

Marc Jammet

Conseiller municipal de Mantes la Jolie.

 

Question orale posée le 4 juillet dernier lors du Conseil municipal.

Travaux dans les écoles durant la période estivale.

Monsieur le maire, Cette question orale porte sur nos écoles et les travaux d'urgence qui s'imposent.

Je pense à l'école Uderzo que vous nous avez présentée, il y a peu, comme le nec plus ultra en la matière et dont l'issue de secours est obstruée par un arbre et une bouche à incendie. J'ai bien lu évidemment votre rectificatif nous disant que la loi ne vous obligeait pas à plus d'une façade d'intervention. Très franchement, je pense que c'est faire peu de cas de la sécurité de 300 enfants.

D'une part, car si la bouche à incendie est implantée devant l'issue en question, cela veut dire qu'il faudrait que les pompiers déploient des dizaines de mètres de tuyaux pour intervenir rue des Arquebusiers (sans compter les difficultés d'accès pour les véhicules munis d'une grue comme les habitants ont pu le constater puisqu'il semble que des essais - pénibles - aient eu lieu à la suite de mon courrier auquel vous n'avez pas répondu).

D'autre part parce qu'il y a bien là quand même une incongruité à implanter un arbre et une bouche à incendie devant un portail destiné au passage de véhicules - comme en témoignent sa largeur et le bateau sur le trottoir.

Je pense aux écoles maternelles Primevères et Glycines où les plaques devant obstruer les bouches d'égout ne sont toujours pas fixées permettant ainsi aux enfants de jouer avec celles-ci. Je vous rappelle, qu'il y a quelques mois, une enseignante y a trébuché et s'est blessée.

Je pense à la cantine de ces mêmes écoles où l'alarme ne fonctionne plus ou encore au portail d'entrée des trois écoles Sévigné, Primevères, Glycines toujours pas réparé. Sans oublier les peintures écaillées partout dans ces trois écoles.

Je pense à l'école Jules Verne qui, depuis deux ans, n'a plus d'eau sur deux étages après l'intervention d'une entreprise privée sur la toiture qui a fini par boucher une canalisation en sous-sol.

Je pense à l'école maternelle Les Bleuets: trous énormes dans la cour causant des chutes multiples malgré une réparation de fortune qui, évidemment, n'a pas tenu, toilettes odorantes dues aux canalisations, présence constatée au moins d'un rat dans la cour.

Ma question est simple. L'année scolaire vient de s'achever. Il est donc temps - et nous avons deux mois pour cela - d'engager les travaux nécessaires ne serait-ce que pour sécuriser nos écoles - toutes nos écoles.

Enfin, je me permets d'ajouter une petite note annexe qui concerne la restauration scolaire. Les parents et les enseignants constatent que les portions se réduisent et qu'il devient de plus en plus difficile de resservir les enfants pendant que la variété des repas est mise en cause, les protéines de ces derniers se constituant de plus en plus souvent en viandes ou poissons panés.

Je n'en rajouterai pas sur la nécessité - pour le bien des enfants - de réfléchir dès aujourd'hui à un retour en régie municipale.

Cela fera sans-doute l'objet de débats ultérieurs puisque la concession accordée expire en 2012. Mais je crois que la moindre des choses serait que vous interveniez sans tarder - et fermement auprès de la Sodexo.

La lettre distribuée devant plusieurs écoles (cliquez deux fois sur les images pour les agrandir)

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