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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 12:16

L'opération "chaufferie du Val-Fourré" est-elle aussi équilibrée que le maire ne veut bien le dire? 

On est droit d'en douter quand il propose l'élargissement du réseau enterré au futur (?) éco-quartier fluvial.

Non seulement le chauffage au bois est loin d'être écologique (voir ici l'article du Courrier de Mantes à ce sujet) mais dans cette "fuite en avant", le maire rend de plus en plus compliqué demain le retour à un chauffage de proximité.

Comme à chaque fois que j'interviens sur la gestion de l'eau ou sur le chauffage au bois, le maire a laissé "monter au créneau" à sa place Joël Mariojouls (Decil) qui, cette fois-ci, a argué de .... l'"héritage" pour justifier cette délibération.

Je me suis, quant à moi, contenté de répondre à la majorité municipale (UMP, Modem) qui est l'initiatrice du projet.

Avec Kader Taouza (Mouvement de la Pluralité Populaire), nous avons été deux à rejeter ce projet.

Vous trouverez, ci-dessous, mon intervention sur ce sujet.


 Conseil municipal du 17 décembre 2012.

 

Délibération numéro 16.

Avenant numéro 18. Chaufferie du Val-Fourré.

 

Si j’ai bien compris, la rédaction claire de l’avenant numéro 17 et les explications non moins claires que vous nous fournissez conduisent à rédiger un autre avenant afin de restituer à la commune les sommes qu’elle aurait perdues.

 

Ca encore, ça pourrait passer même s’il aurait été souhaitable d’écrire dans un langage un peu moins abscons que notre collègue rapporteur de la délibération, a bien identifié.

 

Mais votre délibération contient une autre information, c’est celle du développement du réseau.

 

Je ne vais pas rappeler toutes les raisons qui me poussent à rejeter l’utilisation de la biomasse tant aux points de vue du danger financier pour la commune (une opération qui va maintenant largement dépasser les 50 millions d’euros) qu’à celui de l’écologie.

 

Outre tout ce que j’ai pu vous dire, je vous invite à vous reporter à la dernière édition du « Courrier de mantes » et à son article concernant la pollution du bois et de la biomasse ainsi que leur dangerosité pour les populations.

Au point qu’un plan va être mis en place progressivement et devrait se traduire à terme par l’obligation de nouveaux systèmes anti-pollution pour les chaufferies biomasse.

 

Ces systèmes sont-ils budgétés ou feront-ils l’objet d’un nouvel avant qui entraînera alors dans quelques mois soit une participation financière de la commune soit une élévation du prix payé par les consommateurs ?

 

Mais je ne m’y attarde pas pour revenir au système même du réseau enterré.

 

Le principe même de ce réseau, s’il pouvait se comprendre dans les années 60, est complètement obsolète aujourd’hui.

 

Il entraîne une forte déperdition de chaleur – de par son transport et de par la vétusté du réseau vieux maintenant de 50 ans. Cela entraîne un gâchis écologique, un gâchis financier.

 

Il empêche toute modulation de température au sein des logements desservis. On a soit trop chaud (et on ouvre les fenêtres en plein hiver), ou trop froid (et les appareils électriques d’appoint sont alors sollicités). Et on paie – on paie cher – quelle que soit sa situation.

 

Dans ces conditions, élargir ce réseau enterré de plusieurs kilomètres pour alimenter un écoquartier fluvial dont les Mantais ne veulent pas est une véritable hérésie.

 

D’autant que d’autres solutions existent – notamment celle de rapprocher la production de chaleur de celles et ceux qui la consomment.

Et ça ne peut qu’aider à les rendre acteurs de leurs choix en matière d’économie d’énergie.

 

Je persiste donc et je signe en réaffirmant à nouveau qu’il est encore temps de remettre l’ouvrage sur le métier, de réfléchir sérieusement à l’implantation de chaufferies à taille humaine limitant les déperditions de chaleur lors des transports, limitant les dysfonctionnements et les recherches de responsabilités en cas de panne entre la chaufferie centrale, les stations, les sous-stations, les gestionnaires d’immeubles.

 

Bien sûr Véolia – qui possède 75% du nouveau délégataire – y perdrait un peu mais les consommateurs, les Mantais via leurs impôts locaux, eux, auraient tout à y gagner.

 

En votant contre, ce sont les intérêts de ces derniers que je choisis.

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Publié par Marc Jammet - dans Conseils municipaux
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