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Le blog de Marc Jammet, conseiller municipal PCF de Mantes la Jolie

Le marché du Val-Fourré sur un terrain privé depuis plus d'un an ?

25 Février 2019, 08:51am

Publié par Marc Jammet

Le rôle dévolu aux élus de droite

Le 4 février dernier, le Conseil municipal a approuvé un échange de terrains avec "1001 Vies Habitat" (ex Logement Français) entre le quartier des Ecrivains (là où et implanté le marché du Val-Fourré) et celui des Garennes (là où est prévue la construction de 16 à 18 "maisons avec jardins").

Deux questions me semblent posées et appellent des réponses précises.

1. Comment des travaux d'installation lourds (revêtements de sols, électricité, eau ..) ont-ils pu être menés par la Ville sur un terrain qui ne lui appartenait pas ?

Dans le même ordre d'idées, comment ce marché a-t-il pu se tenir depuis un an dans ces mêmes conditions et pourquoi les services de légalité de la Préfecture ne sont-ils pas intervenus comme c'est leur devoir dès l'instant où la légalité semble ne pas être respectée ?

 

2. Où en est-on dans la reconstruction des logements sociaux détruits ?

L'emplacement actuel du marché du Val-Fourré fait suite à la destruction de 208 logements sociaux.

La convention ANRU prévoyait la reconstruction sur site de 45 logements sociaux.

Ce projet (pourtant minimal) est visiblement tombé dans l'oubli puisqu'aucun logement (ou maison) social ne sera construit dans le quartier des Garennes.

Le 13 avril 2015, le maire de l'époque - Michel Vialay - avait tenté de me rassurer en m'indiquant que la reconstruction des logements sociaux était suivie à l'unité près et qu'il me communiquerait la liste des reconstructions.

Presque 4 ans après - et malgré plusieurs relances - cette liste ne m'a toujours pas été communiquée , ni par l'ancien, ni le nouveau maire !

Pourquoi l'ANRU n'est-elle pas intervenue pour faire respecter la convention signée alors même que des dizaines de millions de fonds publics (dont l'équivalent de 10 ans de loyers pour chaque logement détruit versé à la société HLM) ont été engagés ?

Et, à nouveau, pourquoi les services préfectoraux de contrôle de la légalité sont-ils restés muets ?

Répondre à ces questions me semble tout simplement une question de démocratie.

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