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Le blog de Marc Jammet, conseiller municipal PCF de Mantes la Jolie

Hôpital de Mantes-la-Jolie. L'unité de soins intensifs en cardiologie va fermer le 11 juin

5 Juin 2018, 07:13am

Publié par Marc Jammet

Comme un mauvais souvenir, l'épisode de 2010 à la même époque se reproduit: la fermeture de l'USIC après celle de la cardiologie interventionnelle.

 

A l'époque, il s'agissait de la fermeture de la cardiologie interventionnelle dès le début juillet qui avait entraîné sur la lancée la fermeture de l'USIC.

 

Une fermeture "de complaisance" parce que les résultats de la cardiologie interventionnelle à l'Hôpital de Mantes 'faisaient de l'ombre" à la clinique privée d'Evecquemont. Une clinique privée, appartenant à un maire-adjoint de la majorité municipale de Mantes-la-Jolie de l'époque, et qui bénéficia de la complaisance du directeur de l'ARS, Claude Evin, ancien ministre de la santé, reconverti depuis comme …. avocat d'affaires.

 

Une fermeture à laquelle s'ajouta vite de sombres projets de privatisation du service cardiologie de l'Hôpital autour d'un acteur principal … la clinique privée d'Evecquemont (qui cherchait un environnement hospitalier qu'elle ne possédait pas au sein du service public).

 

Et surtout 30.000 signatures pendant la création et l'action du Comité Cœur-Hôpital-Mantes qui, de 2010 à 2013 (date de sa dissolution) multiplia les initiatives, rassembla plus de 30.000 personnes autour de sa pétition, obtint le soutien de plus de 300 élus de toutes tendances politiques républicaines et finit par faire annuler le projet de privatisation du service cardiologie.

 

C'est sur cette lancée que la rythmologie fit son entrée et de nouveaux cardiologues recrutés.

 

Mais ce que nous craignions à l'époque s'est produit: la purge économique de l'Hôpital, le véritable saccage de ses capacités et de son efficience, le manque de visibilité pour les cardiologues quant au déroulement de leurs carrières professionnelles a poussé ces derniers à rejoindre le privé qui leur offrait la pérennité de leur activité, contrairement au service public (c'est un comble !).

 

 

Et la Présidente du Conseil de surveillance de l'Hôpital, Madame Dumoulin, ne pourra pas cette fois-ci tenter de justifier son inactivité publique en affectant les recettes de la privatisation d'un parking à un service public à qui on retire les moyens d'assurer sa mission.

 

A contrario, ce qui et à l'ordre du jour ce sont les moyens pour notre service public hospitalier (et non une logique comptable meurtrière au premier sens du terme) et donc, l'autorisation des pouvoirs publics pour la réouverture de la cardiologie interventionnelle.

 

Tout le reste n'est que gesticulation politicienne.

 

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