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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 07:10
DUNLOPILLO.  OÙ SONT PASSÉS LES FONDS PUBLICS?
DUNLOPILLO.  OÙ SONT PASSÉS LES FONDS PUBLICS?

Je me permets de vous donner à voir l'expression de la section de Mantes-la-Jolie (Canton) du PCF sur Dunlopillo que les communistes vont distribuer sur les marchés de Mantes-la-Jolie et Mantes-la-Ville.

 

Le 13 février 2015, en pleine campagne électorale, Pierre Bédier et Eric Roulot - tous deux candidats - annonçaient triomphalement un protocole d’accord « pour maintenir l’activité industrielle et les emplois de l’entreprise Dunlopillo à Limay et à Porcheville ».

 

A la clef, 10 millions d’euros de fonds publics!

Depuis, il s’est passé un an. Le propriétaire de Dunlopillo, le groupe Cauval, a été placé en redressement judiciaire et, déjà, les groupes pri- vés prédateurs sont sur les rangs pour dépecer ce qui peut l’être encore.

 

    Où sont passés les fonds publics?

En 2015, le groupe a ainsi perçu 6 millions d’euros pour le rachat par le département des Yvelines des terrains de Mantes-la-Jolie (le même dé- partement prenant à sa charge la dépollution des terrains estimée à                500.000 euros) mais aussi, indirectement, l’achat (toujours par le département) d’un site à Porcheville que Cauval refusait d’acheter lui-même (3,5 millions d’euros).

Un an après cet « accord historique », le groupe Cauval a été mis en redressement judiciaire.

 

==> En 2012, il a perçu 8 millions d’euros de l’assurance après l’incendie de l’entreprise. En 2015, il a perçu 6 millions d’euros pour l’achat des terrains de Mantes-la-Jolie et, … en novembre, il ouvrait une deuxième usine en Chine (en joint-venture).

===> Le groupe s’était engagé à construire, fin 2016, un bâtiment neuf de 3.500 m2 accueillant plus de 200 salariés à Limay, il devait aussi louer le site de Porcheville (acquis par le département) …

Non seulement il n’en a rien fait mais il doit aujourd’hui 55 millions d’euros de cotisations sociales (qu’il a pourtant prélevées sur la paie des salariés).

 

L’illusion d’éventuels repreneurs

 

Qu’à cela ne tienne, le groupe Cauval annonce maintenant que dix repreneurs se bousculent: du groupe Aquinos (qui se verrait bien approvisionner Cauval en matière première) au fonds d’investissement Perceva (Traiteur Dalloyeau, Monceau-Fleurs, lingerie Variance et Lou) en passant par le groupe Steinhoff (Conforama).

La proposition présentée la plus avantageuse est … de licencier 25% du personnel du Cauval!

Et encore, à condition que de nouveaux fonds publics leur soient alloués … avant qu’ils ne repartent vers « d’autres aventures industrielles »?

 

Un audit sur l’utilisation des fonds publics

Soit les pouvoirs publics (Gouvernement avec le Crédit-Impôt-Compétitivité - non rendu public pour le groupe, le Département des Yvelines avec déjà 10 millions d’euros) continuent de financer la casse sans jamais demander aucun compte soit ils s’engagent réellement dans la défense des emplois et des salariés.

 Les communistes réclament un audit sur l’utilisation des fonds publics par Cauval.

 

¨ Où est passé l’argent de l’assurance (8 millions)?

¨ Que sont devenus les 10 millions du Conseil départemental et celui-ci peut-il rester silencieux alors qu’il vient d’augmenter les impôts de 66% et fermer la moitié des PMI des Yvelines soi-disant pour motifs budgétaires?

 

Cauval doit rendre des comptes et, le cas échéant, être tenu de rembourser les fonds publics perçus.

 

Un vrai plan de relance

 

Alors que les dix repreneurs « qui se bousculent au portillon » ne vont pas tarder à demander de nouveaux fonds publics au nom de la défense de l’emploi, ils n’ont visiblement qu’un but: profiter de la situation - qui pour s’ouvrir un nouveau marché pour ses matières premières (Aquinos), - qui pour répondre aux profits qu’attendent les actionnaires du fonds de pension.

 

Sauver les emplois, c’est s’appuyer sur les marques dont Cauval est propriétaire: Dunlopillo, Tréca ou Simmons.

C’est reconstituer un véritable tissu industriel, porteur de savoir-faire. C’est mettre un terme à l’aventure chinoise.

 

Nationaliser Cauval

 

Cauval doit 55 millions de cotisations patronales, 10 millions de fonds publics pour Mantes-la-Jolie auxquels s’ajoutent ceux perçus pour les autres sites …

 

Nationaliser l’entreprise n’entraînerait donc aucune dépense supplémentaire!

 

C’est la proposition que les communistes soumettent aux salariés et aux syndicats qu’ils se sont donnés.

 

Aujourd’hui, continuer à tergiverser c’est condamner les salariés de Dunlopillo et les emplois de demain.

 

L’heure est au courage politique, à la détermination et à l’honnêteté.

 

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